SI VOUS ÊTES ÉLU.E...
1- Serez-vous un maire pro-business ?
Je serai la maire de la consommation populaire et donc du commerce de proximité. Paris a besoin d’un plan de relance économique ! Ici, on souffre d’abord de la spéculation foncière :
en 15 ans, le taux d’effort moyen des commerçants a doublé, mais pas leurs revenus. Laisser s’installer une déconnexion croissante entre loyers et capacités financières des commerçants, n’est pas pro-business ! La question est de savoir quel type de business les Parisiens souhaitent. Quand je leur parle, c’est la fermeture du cordonnier, du poissonnier, du libraire, qui les inquiète. À ce jour, certains dispositifs d’aides sont ouverts à tous les commerces, sans distinction. Je réorienterai les aides exclusivement vers ces ommerces que plébiscitent les Parisiens : les commerces du quotidien, les artisans. Je me placerai du côté du business qui fait battre le cœur de Paris.
2- Attractivité et commerces
- Dans les 100 premiers jours de votre mandat, quelles sont les mesures que vous déciderez pour les entreprises ?
- Comptez-vous vous attaquer au taux record de « vacance » des commerces et comment ?
- Etes-vous favorable à l’encadrement des loyers commerciaux ?
Plus de la moitié des Franciliens travaillent dans des TPE-PME. Ma conception d’un Paris attractif, c’est d’abord la relance de l’économie locale et pour cela, pérenniser le tissu de commerces et d’artisanat, utile au quotidien de tous.
Dès les 100 premiers jours du mandat, nous engagerons trois mesures de rupture.
D’abord, nous ferons de Paris Commerces une véritable foncière publique d’utilité commerciale.
Elle aura pour objectif l’acquisition importante de locaux et pour règle d’or, la rétention de locaux commerciaux sous son contrôle. Nous offrirons ainsi des loyers plafonnés, corrélés à l’économie réelle et à la hauteur de l’utilité sociale inestimable de nos commerçants et artisans indépendants.
Ensuite, nous lancerons un guichet municipal unique qui accompagnera les commerçants et artisans indépendants dans leurs recherches de financement, de locaux, la valorisation de leurs savoir-faire, l’adaptation à la bifurcation écologique et numérique. Notre but est de leur dégager un maximum de temps pour qu’ils se consacrent à leur vrai métier.
Enfin, je créerai dans chaque arrondissement, des périmètres de sauvegarde et promotion du commerce et de l’artisanat de proximité où s’exercera le droit de préemption commercial de la ville.
Aujourd’hui, 11% de locaux commerciaux sont vides. Si on ne fait rien, Paris deviendra un désert commercial. La vacance n’est pas une fatalité : le problème ce sont les spéculateurs.
Nous identifierons chaque local vacant, et nous proposerons un accompagnement dans la réfection énergétique et d’accessibilité, en échange de loyers plafonnés.
Je ne suis pas une adversaire des propriétaires. Je leur propose un contrat social et économique : vous louez durablement, à prix maîtrisé, et nous vous accompagnons de façon fiable sur tous les plans.
Enfin, je suis favorable à l’encadrement des loyers commerciaux, et je plaiderai pour une
expérimentation locale du dispositif.
À Paris, je le mettrai en œuvre pour les locaux de la Ville afin de soutenir et pérenniser les petits commerces. C’est ma façon de libérer l’activité commerciale en la soulageant de ces boulets.
3- Urbanisme et immobilier
- Serez-vous un maire bâtisseur ?
- Considérez-vous la densité (et la surélévation) comme un atout ?
- Souhaitez-vous amender le PLU-b ? Que comptez-vous faire en matière de pastillage
et de préemption ?
- Afin de continuer à avoir une ville « productive », favoriserez-vous le logement des salariés parisiens et comment ?
La question est de savoir ce qu’on veut bâtir et pour quelle utilité ! Notre problème n’est pas le manque de mètres carrés : combien sont inutilisés ? Des centaines de milliers. L’urgence est de reprendre la main sur l’existant. La ville regorge d’espaces sous-utilisés ou vacants : bureaux vides, locaux détournés de leur usage, logements et locaux commerciaux vacants. Notre priorité sera donc la mobilisation de ces surfaces. Densifier sans lutter contre la vacance et la financiarisation n’a aucun sens.
Je veux répondre aux besoins réels et concrets qu’expriment les Parisiens : se loger dignement, se nourrir sainement, vivre à proximité de leur lieu de travail, avoir accès aux loisirs, à la culture, au sport et préserver le cadre de vie. L’urgence est là !
Pour ce faire, je souhaite faire du PLUb un instrument au service des ambitions politiques de notre mandature. Je souhaite par exemple étendre et renforcer les obligations en matière de nombre de logements sociaux, dans tout nouveau projet de construction ou réaménagement, et refonder le système d’externalités positives pour les orienter vers les besoins exprimés par les Parisiens : les services de santé, les commerces de proximité, l’artisanat local.
Je lutterai également contre les contournements du règlement, notamment les divisions artificielles de lots et les changements d’usage déguisés, qui alimentent la spéculation et la vacance.
Enfin, Paris n’existe pas sans les travailleurs : ils font vivre la ville, ils doivent pouvoir y habiter. Baisser les loyers et accroître l’offre de logement, notamment du logement social, sont mes priorités. Là-aussi je modifierai le PLUb pour étendre l’interdiction de nouveaux meublés touristiques à tout Paris.
4- Mobilités
- Comment comptez-vous fluidifier la circulation à Paris notamment pour les entreprises ?
- Comptez-vous simplifier le stationnement parisien et le rendre plus accessible aux professionnels ?
- Etes-vous prêt à renoncer aux ZTL ou au contraire à les étendre ?
Mon but est de mieux organiser l’espace public pour permettre des déplacements fluides, sécurisés et lisibles, sans congestion ni conflits d’usages. La circulation à Paris ne peut pas être pensée uniquement à travers la voiture : plus d’un déplacement sur deux se fait à pied. L’usage de l’automobile pour les déplacements quotidiens reste très minoritaire.
Pour les entreprises et les professionnels, l’enjeu est différent. La priorité est de garantir la possibilité de circuler et d’intervenir lorsque c’est nécessaire. Nous devons hiérarchiser les usages de la voirie et rationaliser les livraisons. Je souhaite notamment développer des zones de livraison apaisées, accessibles en continu et favorisant les modes non polluants. Dans ce cadre, je mettrai en place une offre municipale mutualisée de vélos-cargos, adossée à de petits entrepôts de quartier. Nous proposerons aussi l’expérimentation d’horaires de livraisons alternées.
Pour ce qui est du stationnement : je suis d’accord pour dire qu’il faut simplifier et faciliter la vie des professionnels. Le stationnement en surface sera réservé en priorité aux personnes à mobilité réduite et aux usages professionnels, tandis qu’une politique ambitieuse de stationnement souterrain public, gérée par la Ville, sera développée pour les autres usages.
Enfin, je pense que la question des ZTL détourne le débat des véritables enjeux. À Paris, la majorité des clients se rendent dans les commerces à pied, à vélo ou en transports. Ce qui fragilise les commerces, ce sont d’abord les loyers élevés et la baisse du pouvoir d’achat. J’œuvrerai pour que les commerçants s’investissent pleinement dans les Conseils de quartier, en lien avec les habitants, pour discuter des aménagements et de la redynamisation.
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez doter le budget culturel (en détaillant le
fonctionnement et l’investissement) et plus globalement quelle place souhaitez-vous donner à
la culture ?
Les arts et la culture sont un vecteur d’altérité et d’émancipation. Les arts et la culture sont le
cœur du progrès humain permanente face aux obstacles et aux déterminismes inhérents aux
aléas de la naissance. Ils démultiplient les perceptions du monde, affinent l’esprit critique et
nourrissent les imaginaires pour agir dans le présent. C’est pourquoi la politique culturelle est
au cœur du projet humaniste de la France insoumise et de ses ambitions pour le progrès
humain.
Les arts et la culture sont aujourd’hui frappés de plein fouet par les coupes budgétaires
nationales et l’austérité imposées aux collectivités par les politiques d’Emmanuel Macron
dont Rachida Dati, ministre de la culture, est la représentante à Paris. Face à cette violence
contre la culture, les politiques menées par la majorité socialiste parisienne n’ont pas été à la
hauteur : le budget culturel de la Ville a stagné durant la mandature tandis que la privatisation
progressive du patrimoine, des lieux et des grands événements culturels s’est accélérée. En
définitive, le recul de l’État et de la Ville ont ouvert ainsi la voie à une mainmise croissante
d’acteurs privés puissants, qu’il s’agisse de multinationales du luxe ou de groupes détenus par
des milliardaires souvent réactionnaires, sur des pans entiers de la vie culturelle parisienne.
C’est à l’échelle de la ville que doit être incarnée la nouvelle étape de la démocratisation
culturelle. Le Programme du Nouveau Paris Populaire que porteront nos listes à Paris vise à
reprendre la main sur la politique culturelle et suppose de rompre avec cette marchandisation,
de mettre fin à la privatisation du patrimoine et des équipements culturels et de garantir aux
artistes des conditions de création, de diffusion et de rémunération dignes, stables et pérennes.
Concrètement allez-vous baisser, augmenter ou laisser stable ce budget en fonctionnement et
en investissement, dans quelles proportions et pourquoi ?
Notre ambition d’ensemble va à la hausse des budgets dédiés à la culture, en fonctionnement
comme en investissement. La politique culturelle à Paris est spécifique. En effet, c’est à Paris
que se trouvent les grandes institutions étatiques. Il ne s’agit pas de faire doublon avec les
politiques de l’Etat mais de s’occuper de l’épanouissement culturel des Parisiennes et des
Parisiennes ainsi que des acteurs du milieu culturel.
Les hausses budgétaires envisagées seront étudiées de façon à être significatives pour
répondre au retrait de l’Etat. Nos efforts appuieront les secteurs culturels déjà durement
frappés et devant faire face à un plan social déguisé.
Aussi, pouvez-vous nous détailler comment vous entendez travailler la question de l’action culturelle en lien avec les structures culturelles du territoire ? Quelle importance souhaitez-
vous y donner concrètement ?
L’action culturelle est le fer de lance central et essentielle de la nouvelle étape de
démocratisation culturelle que la France insoumise veut porter. Nous concevons son
déploiement dans l’articulation des trois piliers de l’éducation artistique et culturelle que sont
la rencontre avec les œuvres, les artistes et les lieux culturels, la pratique artistique et
l’acquisition de connaissances sur les arts et la culture. Pour mener à bien cette politique, nous
miserons sur quatre éléments essentiels :
- la concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème culturel local (services
municipaux, institutions implantées localement, associations, communauté éducative, etc..) en
faisant des mairies des espaces d’échange, de coordination et de complémentarité avec
l’ensemble de ces acteurs
- les moyens nécessaires à la bonne réalisation de leurs missions et de nos ambitions
- le travail humain, de proximité et du quotidien
- le temps long et la confiance, en sortant du dogme généralisé de l’appel à projet, qui plombe
les associations et autres structures culturelles, pour lui favoriser des moyens pérennes en
renouant avec les conventionnements pluriannuels
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez concourir à la bonne réalisation des
évènements culturels non lucratifs ?
La Ville de Paris valorisera les propositions portées par les acteurs culturels locaux, partant du
principe que tout événement culturel sur son territoire est une chance à soutenir et
accompagner. Ainsi, elle travaillera avec les acteurs culturels pour veiller à la bonne faisabilité
de chaque événement et faciliter leur tenue dans la mesure du possible. Cela se fera d’autant
plus pour les événements non lucratifs, qui s’inscrivent pleinement dans la vision qu’a la
France insoumise pour les arts et la culture, sont souvent de grande qualité et pour qui tout est
de plus en plus difficile dans la période actuelle.
Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent entre les festivals et les salles de
jauges diverses, comment entendez-vous travailler le cahier des charges des enceintes de
grandes jauges en DSP (délégation de service public) ?
Paris réaffirmera que ses équipements culturels publics - qu’ils soient de petite ou grande
jauge - doivent avant tout être au service de la diversité artistique, l’écosystème culturel local
et l’accès de toutes et tous aux arts et à la culture.
Ainsi, nous travaillerons à ce que les DSP, même si ce n’est pas notre mode de gestion
préféré, ne soient pas de simples contrats de gestion commerciale prenant part aux graves
phénomènes de concentration dans la culture, mais des leviers de la politique culturelle
émancipatrice que nous portons.
Cela passera notamment par :
- L’inscription au cahier des charges d’obligations de diversité de programmation et de soutien
aux artistes et structures de production locaux et indépendant
- Le conditionnement des subventions et avantages publics à ces engagements de diversité,
mais également sociaux et écologiques
- Une tarification abordable selon les moyens de chacun
- Favoriser les modèles coopératifs ou associatifs plutôt que la déclinaison des monopoles
privé des gros acteurs de l’événementiel et de la culture marchande
Nous veillerons également à rééquilibrage de l’offre culturel entre le Nord et l’Est de la ville
d’une part et le centre et l’Ouest d’autre part.
Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent, pouvez-vous nous détailler
comment vous entendez travailler votre offre culturelle gérée en direct ?
L’offre culturelle en régie directe s’inscrira en complémentarité avec l’ensemble des structures
culturelles et acteurs indépendants du territoire. Elle portera une attention particulière aux
artistes locaux, notamment émergents, en continuité de financements et de dispositifs de
soutien et d’accompagnement dédiés. Cette orientation aura d’une part pour but de faire du
lieu de vie une étape importante dans le parcours des travailleurs de l’art et un tremplin
possible dans leur carrière, et d'autre part de renforcer la proximité et les échanges entre tous
les habitants et les artistes qu’ils ont pour voisins. Il s’agit ici d’une des composantes
fondamentales de la culture de proximité et du quotidien que nous portons.
En outre, l’accessibilité financière - jusqu’à la gratuité de certaines activités, évènements et
dispositifs - demeurera un axe fort de la politique culturelle insoumise, à commencer par les
structures et offres gérées en régie directe qui montreront l’exemple.
Aussi, comment pensez-vous accompagner les structures existantes pour pérenniser leur
projet dans des locaux adaptés aux pratiques de la musique ? Quel budget d’investissement
pensez-vous notamment mobiliser pour accompagner ces lieux ? Comment pensez-vous
mener votre politique d’aménagement du territoire ?
Trop de municipalités inaugurent de nouveaux équipements en pensant que la simple
existence de leurs murs suffira à faire rayonner l’action culturelle locale. Ces choix sont
souvent guidés par des logiques de communication plus que de construction sur le long terme.
Les équipes alors chargées de faire vivre ces équipements flambant neufs ont souvent des
effectifs et des moyens réduits, inversement proportionnels à l’ampleur des missions qu’on
leur demande de mener. Ces situations se font au détriment des habitants comme des agents et
peut entraîner des violences sociales inadmissibles.
Nous ferons le bilan des moyens humains et financiers nécessaires au bon accomplissement
des missions des équipements déjà existants, avec les personnes qui les font vivre mais aussi
les habitants et acteurs locaux. Nous ferons également avec les mêmes interlocuteurs le bilan
des besoins et de la sous-dotation en équipement dans certains quartiers.
Notre action en matière d’aménagement culturel du territoire s’adaptera aux spécificités des
lieux de vie à partir de l’existant comme de ses manques pour aller dans le sens de notre
objectif d’une culture de proximité et du quotidien. Cela passera notamment par :
- par le renforcement des moyens des équipements existant le nécessitant pour
l’accomplissement de leurs missions,
- la mutualisation des espaces
- l’occupation facilitée ou gratuite de locaux publics,
- la mise à disposition et l’aménagement d’espace de création, d’apprentissage, de diffusion
dans des lieux vacants
- le développement d’une politique de « culture à loyers modérés » pour les associations et
travailleurs des arts et de la culture du territoire
Les budgets d’investissement municipaux se partageront d’une part sur le travail à mener sur
l’équipement existant à partir des besoins recensés - type de rénovation, mise aux normes,
insonorisation, transition écologique et accessibilité - et d'autre part sur la construction de
nouveaux équipements là où cela est nécessaire, notamment dans les quartiers populaires
souvent moins dotés. Ces équipements auront vocation à croiser culture, éducation populaire
et vie associative. Croiser ces missions au sein de mêmes équipements nous semble être un
choix politique essentiel afin de favoriser la familiarité de toutes et tous avec les arts et la
culture.
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez vous positionner au regard des enjeux de
la liberté de création, vis-à-vis des programmations proposées par les structurelles culturelles
de votre territoire ?
Le projet communaliste insoumis est un projet de rupture avec l’ordre établi, y compris dans
les vieilles méthodes d’ingérence, de clientélisme et de censure dans les arts qui se
développent de plus en plus chez des élus abusant de leurs pouvoirs.
En tant qu’Insoumis, nous avons pour mot d’ordre dans les arts que la politique ne se mêle
pas d’esthétique, à l’exception d’un souci accru pour la diversité et le renouvellement des
formes.
Si des désaccords peuvent avoir lieu, ils ne le seront qu’au regard du cahier des charges lié à
ces financements. Ils seront réglés dans le dialogue et jamais dans la punition expéditive et
pour l’exemple que manient désormais trop d’élus.
Nous considérons toute programmation comme étant politique, et ce dans le bon sens du
terme, dans le sens où elles témoignent toujours d’une vision du monde et de ses
représentations. Ainsi, nous admettons que des programmations puissent entraîner des
protestations populaires, comme c’est le cas lors des programmations d’artistes accusés de
violences ou harcèlement sexistes et sexuels, ou ayant manifesté un soutien sous une forme ou
une autre au gouvernement israélien dans sa politique de colonisation et le génocide à Gaza.
Partie 1 : Priorités politiques, vision des thématiques LGBTI+ et engagement des têtes de liste
Avec laquelle de ces affirmations êtes-vous le plus d’accord ?
C’est en agissant au niveau national que l’on peut le mieux agir sur les sujets LGBTI+
Votre tête de liste a-t-elle déjà initié, soutenu ou accompagné des actions en lien avec les enjeux LGBTI+ dans le cadre de ses engagements actuels ou passés ?
Oui. En tant que députée de Paris, Sophia Chikirou a signé les propositions de lois suivantes :
- Proposition de résolution, tendant à la création d'une commission d'enquête visant à interroger l’inadaptation de la réponse actuelle face aux crimes d’extrême droite, notamment contre les personnes lesbiennes, gay, bisexuel·les, transgenres ou intersexes.
- Proposition de loi supprimant la mention du sexe sur les cartes nationales d'identité
- Proposition de loi visant à universaliser l’assistance médicale à la procréation sans plus aucune forme de discrimination
Sophia Chikirou a soutenu l'inter-LGBT par l'octroi de subventions de la région Île-de-France lorsque Valérie Pécresse les a fait supprimer. Elle a apporté son soutien à la librairie Violette and Co, spécialisée dans les ouvrages féministes et LGBT+, qui a été perquisitionnée pour avoir proposé à la vente le livre « From the River to the Sea ».
Sophia Chikirou soutien également la pérennisation et la sécurisation des financements du Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF.
Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition de votre liste pour les personnes LGBTI+ pour votre ville, quelle serait-elle ?
Notre ambition est de faire de notre ville une zone de liberté et d'égalité réelle et de sûreté pour chacune et chacun en éradiquant les LGBTIphobies par une politique municipale active de protection, de visibilité et d'accès aux droits pour toutes et tous, de la naissance à la fin de vie. Paris est la ville où l’on vient se réaliser et s’émanciper. Ce sera la philosophie de notre action.
Partie 2.1 : Programme et propositions sur les sujets LGBTI+
Quels sont, selon vous, les principaux enjeux pour les personnes LGBTI+ dans votre ville ?
L'enjeu premier est la sécurité physique et psychologique face à une « offensive réactionnaire » et une augmentation des actes de violence LGBTIphobes. On en recense 4 800 chaque année, et ce chiffre est sous-évalué, avec une augmentation de 14% depuis 10 ans. L’autre enjeu est l’accès au droit et à l’accompagnement, notamment pour les mineurs LGBTI en rupture familiale.
Comment qualifieriez-vous la place des enjeux LGBTI+ dans votre programme ou projet municipal actuel ?
Déclinés dans une rubrique dédiée
Quelles actions concrètes envisagez-vous pour soutenir les associations LGBTI+ de votre commune ? (mise à disposition de locaux, subventions, partenariats, soutien logistique, communication, mécénat de compétences...)
Nous pérenniserons et sécuriserons les financements aux associations LGBTI+, notamment au Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF .
Nous soutiendrons les associations pour offrir des permanences juridiques gratuites, permanentes et mobiles dédiées au signalement et à l’accompagnement des victimes de sexisme et de LGBTIphobies. Nous portons également l’ouverture d’un « centre LGBTI+ » en collaboration avec les associations », qui garantira la mise à disposition d'un réseau de salles accessibles gratuitement (en semaine et week-end) pour les associations, mais permettra également d’organiser des conférences, expositions, etc.
La ville s'engage à soutenir activement les Marches des Fiertés en facilitant leur organisation logistique et en garantissant leur sécurité. La mairie participera de manière visible aux événements (expositions, conférences) pour légitimer la parole des associations.
Prévoyez-vous d’inclure les associations dans les dispositifs participatifs d’élaboration des politiques municipales ?
Oui
Partie 2.2 : Propositions thématiques
Quelles sont vos propositions en matière de stratégie municipale et d’animation locale sur les sujets LGBTI+ ? (plan de sensibilisation et de formation du personnel municipal, charte et label, plan local de lutte contre les LGBTIphobies, partenariats intercommunaux, participation aux dispositifs participatifs...)
La Ville de Paris sera un employeur exemplaire dans le champ de la lutte contre les discriminations. Nous nous engageons à ce que nos services soient irréprochables dans l'accueil des publics LGBTI+. Les agents seront fidélisés et formés à cet effet.
Plus spécifiquement, les policiers municipaux recevront une formation sur les critères de discrimination (orientation sexuelle, identité de genre) pour savoir accueillir et guider les victimes sans générer une victimisation secondaire. La création d'un référent ou d'une cellule de référence dans les postes de police sera effective.
Dans le champ éducatif, la Ville favorisera l'intervention d'associations agréées dans les écoles pour l'éducation à la vie affective et sexuelle, incluant les questions de genre. Le domaine sportif est également pris en compte par le programme de la France insoumise, les communes élaboreront, directement avec les clubs locaux, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport pour garantir l'inclusion de toutes et tous, conditionnant ainsi les financements au respect de ces valeurs.
Quelles actions envisagez-vous pour assurer l’effectivité des droits des personnes LGBTI+ dans les services municipaux ? (accueil du public, diversité des familles et des couples, état civil, formulaires...)
Nous avons prévu de former l’ensemble des agents de la collectivité sur ces enjeux. Une attention particulière est portée aux agents d'accueil, d'état civil. Ils seront formés à l'accueil des personnes transgenres et intersexuées (respect de l'identité de genre, prénom d'usage) et des familles homoparentales pour lutter contre les stéréotypes et éviter les mauvaises orientations.
Nous maintiendrons la pression sur les Centres Médico-Psychologiques co-financés par la Ville où exercent encore des psychologues transphobes
Quelles sont vos propositions en matière de services aux familles ? (adaptation à la diversité des réalités familiales, formation du personnel municipal, actualisation des formulaires administratifs, soutien et accompagnement des parcours familiaux...)
Les communes insoumises s’engagent à garantir l'égalité réelle en passant d'une administration normée sur le couple hétérosexuel à un service public inclusif pour toutes les configurations familiales. Les services municipaux et l'administration doivent prendre en compte l’intégralité des configurations familiales pour cesser de les invisibiliser.
Cela rejoint ce que nous portons dans L’Avenir en commun avec la déjudiciarisation du changement de mention de sexe à l'état civil pour le rendre libre et gratuit devant un officier d’état civil (pour les mineurs, cette modification serait possible avec l'accord d'un des parents, considérée comme une démarche courante) ou encore l’établissement de la filiation par reconnaissance comme principe par défaut.
Quelles sont vos propositions en matière de santé et de prévention ? (accessibilité et offre de soins, sensibilisation et formation des professionnel·le·s de santé, accompagnement et soutien psychologique, santé sexuelle et lutte contre le VIH/SIDA, accès aux soins et aux droits des travailleur·euses du sexe...)
Nous développerons les campagnes de sensibilisation en matière de santé sexuelle.
Nous proposons de renforcer les moyens des CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) souvent surchargés, et d’instaurer du dépistage anonyme et gratuit des IST en laboratoire sans avance de frais. Au niveau municipal, il est proposé d'installer des CeGIDD directement dans les structures de santé municipales.
Face à la surreprésentation des tentatives de suicide chez les jeunes LGBTI, des mesures spécifiques sont prévues, par exemple, le renforcement des Centres Médico-Psychologiques (CMP) et le remboursement des consultations de psychologues, avec une attention particulière aux jeunes via des « parcours santé jeunes »
Quelles sont vos propositions en matière de lutte contre les discriminations et les violences envers les personnes LGBTI+ ? (formation et sensibilisation de la police municipale, dispositifs d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des victimes, suivi des violences et actes LGBTIphobes, prévention et médiation...)
Nos propositions programmatiques en matière de lutte contre les discriminations et violences envers les personnes LGBTI permettent de briser le mur de défiance entre les forces de l'ordre et les victimes LGBTI pour encourager les dépôts de plainte. Pour le permettre, les policiers municipaux seront formés aux différents critères de discrimination. La formation insistera sur les délais de prescription (un an) pour mieux guider les victimes. La Ville soutiendra la mise en place d’un référent ou d'une « cellule de référence » au sein des postes de police pour accueillir spécifiquement les victimes de discriminations LGBTI. Le programme national prévoit un « plan d’éradication des violences » incluant des instructions claires et la sanction systématique des comportements homophobes au sein des forces de l'ordre.
Par ailleurs, la commune doit pallier les carences de l'État dans la protection des victimes, notamment les plus jeunes, ce qui passe par la création de lieux d'accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle ou identité de genre, pour répondre à la mise à la rue des jeunes LGBTI+ et permettre une aide immédiate en cas d’insécurité.
Pour rendre les discriminations visibles et quantifiables, la Ville se dotera d'outils de mesure indépendants. Cette démarche passe par la création d'un Observatoire parisien des discriminations, en partenariat avec les associations et les universitaires et doté d'un budget participatif. Cet Observatoire aura la capacité de mener des actions de testing (tests de discrimination à l'embauche, au logement ou à l'entrée des lieux publics) pour prouver les infractions.
Quelles sont vos propositions en faveur de la jeunesse et du bien vieillir ? (accessibilité des services municipaux, formation du personnel, espaces sûrs et inclusifs, soutien et accompagnement psychologique, visibilité et représentation à tous les âges de la vie...)
Afin de protéger les plus jeunes, la priorité est de pallier les conséquences des ruptures familiales et de prévenir les discriminations à l'école. Face au manque cruel de moyens pour l’hébergement et l’accompagnement des jeunes mis à la rue par des parents LGBTIphobes, la Ville s'engage à créer, développer ou soutenir un lieu d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle.
La ville favorisera l’intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles et promouvra une éducation à la vie affective et sexuelle prenant explicitement en compte les questions de genre et les personnes LGBTI.
Pour le « bien vieillir » des personnes LGBTI : inclusion et lutte contre l'isolement
L'objectif est d'éviter que les seniors LGBTI ne subissent des discriminations en perte d'autonomie. Ainsi, la Ville formera les agents à l'accueil des publics LGBTI et favorisera la création d'espaces inclusifs au sein des centres d’hébergement.
Il est impératif de former les professionnels du grand âge et les soignants pour délivrer des soins appropriés et non-stigmatisants et de lutter contre l'isolement spécifique qui peut toucher les seniors LGBTI sans descendance ou éloignés de leur famille.
Quelles sont vos propositions en matière de sport, de culture et de mémoire ? (aide au développement sportif, soutien à la création artistique et reconnaissance publique de la mémoire LGBTI+...)
La France insoumise propose de garantir un accès au sport sans discrimination de genre ou d'orientation sexuelle, en sécurisant la pratique. Le programme prévoit la mise en place réelle, à la fois contrôlée et évaluée d'un plan d'action, de formation et de sensibilisation sur les LGBTIphobies dans le sport. Une attention spécifique est portée à l'inclusion des personnes trans dans les pratiques sportives, pour empêcher leur exclusion des compétitions ou des clubs.
À l'échelle locale, les communes élaboreront directement avec les associations sportives une « charte de lutte contre les discriminations dans le sport » pour engager les clubs.
La culture est utilisée comme un levier pour donner à voir en positif une société émancipée et lutter contre l'invisibilisation. Il est demandé de travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques et médiathèques municipales pour y inclure des ouvrages de l’esprit ou presses d’actualité traitant des thématiques LGBTI. La création de Centres LGBTI inclut des espaces dédiés aux archives, mise en place d'expositions et performances artistiques.
Le Nouveau Paris Populaire s'engage à constituer un fonds d’archives des luttes locales qui inclura spécifiquement les luttes d’émancipation LGBTI de la localité, pour sauvegarder et valoriser ces productions culturelles et militantes passées et présentes.
Quelles sont vos propositions en matière d'espace public et d'infrastructures ? (aménagements inclusifs et accessibles, visibilité, création et soutien aux lieux et évènements communautaires, communication...)
Concernant la sécurité et la sureté dans l’espace public, la liste insoumise à Paris a prévu de lutter contre les harcèlements de rue en installant des bornes d’appel d’urgence. Elle prévoit également de créer un environnement urbain plus sûr et inclusif à travers un plan « Ville éclairée et inclusive ».
Comme expliqué plus haut, les communes insoumises s’engagent également à accompagner les projets associatifs des associations LGBTI. La commune soutiendra activement les Marches des Fiertés sur le plan logistique, mais aussi par une participation institutionnelle visible via des expositions, des conférences ou des projections organisées par la ville tout au long du mois des fiertés.
Auriez-vous d’autres propositions sur des sujets ou des domaines que vous jugeriez pertinent ?
La Ville n’agira pas uniquement dans le cadre des compétences qui lui sont attribués par la loi mais fera de l’outil budgétaire un outil d’orientation des politiques publiques. Aucun euro d’argent public n’ira aux structures ou aux associations qui pérennisent les discriminations et spécifiquement les discriminations contre les personnes LGBTI+.
Quelles mesures spécifiques comptez-vous mettre en œuvre pour garantir la sécurité, la reconnaissance et l’accompagnement des personnes trans ? (soutien aux associations, facilitation du changement d’état civil, formation et sensibilisation des agents publics...)
Comme écrit plus haut, notre programme national propose une rupture totale avec la procédure actuelle jugée pathologisante et complexe. Au niveau national, la France insoumise prévoit de déjudiciariser le changement de sexe à l’état civil en le rendant libre et gratuit devant un officier d’état civil (donc en mairie), sur simple demande déclarative, sans condition médicale. Nous établirons le rapport de force politique avec l’Etat au lendemain de l’élection municipale sur le sujet.
En ce qui concerne ce que nous mettrons en œuvre au niveau communal, il s’agit de l’intégralité des mesures présentées dans ce questionnaire. La question de la transidentité ne doit pas être dissociée des autres questions.
Partie 3 : Place et représentation des personnes LGBTI+
Prévoyez-vous de désigner un·e élu·e référent·e des questions LGBTI+ au sein du conseil municipal ?
Oui, un·e élu·e en charge de la lutte contre les discriminations incluant les thématiques LGBTI+
Votre liste inclut-elle des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+ et/ou sont engagées sur ces thématiques ?
Oui, des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+
Menez-vous une démarche spécifique pour garantir une meilleure représentativité des diversités sur votre liste ? (orientations sexuelles, identités de genre, origines, situations de handicap...) *
Oui, la liste insoumise à Paris est construite afin que le Conseil de Paris reflète la diversité de la société, dépassant la simple légalité pour viser une égalité réelle d'accès aux mandats.
Engagements municipaux pour mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030
A. Agir sur les discriminations
1) Défendre l’accès à l’Aide Médicale de l’État : Vous engagez-vous à défendre publiquement l’AME et à porter un vœu au
Conseil municipal et/ou un courrier au Gouvernement et aux parlementaires demandant le
maintien de l’AME ?
Oui, je m’engage
2) Interdire les mesures d’éloignement du territoire pour les personnes
vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à porter un vœu et/ou un courrier au Gouvernement et aux
parlementaires pour interdire les OQTF et garantir localement un accès non discriminatoire
aux services municipaux (santé, prévention, accès aux droits), notamment pour les
personnes vivant avec le VIH ?
Oui, je m’engage
3) Former les agents municipaux à la lutte contre les discriminations
Question : Vous engagez-vous à mettre en place un plan de formation des agent·es
municipaux sur les réalités des populations clefs de l’épidémie de VIH (LGBTQIA+,
personnes migrantes, travailleur·ses du sexe, personnes trans, PVVIH), afin de prévenir les
discriminations et garantir un accès effectif aux services ?
Oui, je m’engage
4) Lutter contre la sérophobie : Une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le virus
(Indétectable = Intransmissible). Vous engagez-vous à intégrer ce message dans la
communication municipale et les actions de prévention (campagnes, événements, supports
dans les équipements municipaux) afin de réduire la stigmatisation des personnes vivant
avec le VIH ?
Oui, je m’engage
5) Soutenir la sécurisation du séjour pour soins : Vous engagez-vous à porter un vœu et/ou à adresser un courrier au
Gouvernement et aux parlementaires pour sécuriser le séjour pour soins, aujourd’hui
menacé d’abrogation, et pour rappeler que la seule disponibilité d’un traitement dans le pays
d’origine ne signifie ni son accessibilité réelle ni la continuité effective de la prise en charge,
ce qui ne peut donc justifier la révocation des titres de séjour ?
Et, localement, vous engagez-vous à renforcer l’accompagnement à l’accès aux droits
(domiciliation, médiation, orientation vers les soins et les partenaires associatifs) ?
Oui, je m'engage
6) Améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à intégrer des objectifs relatifs à la qualité de vie des
personnes vivant avec le VIH dans la stratégie municipale de santé (lutte contre l’isolement,
accès aux droits, santé mentale, lutte contre les discriminations) et d’impliquer les
personnes vivant avec le VIH dans la conception de ces stratégies selon les principes de
Denver (“Jamais rien pour nous sans nous”) ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Agir contre les discriminations doit passer par une lutte contre les politiques austéritaires menées par le gouvernement Lecornu dont Madame Dati a fait partie, avec le soutien de Monsieur Grégoire lors du PLF et PLFSS. Pour nous, la lutte contre les discriminations est un enjeu essentiel et fondamental car elle doit permettre de lever tous les freins à l'accès au soin et à
l'inclusion, Il est évident que les politiques publiques faites sans la participation des usagers sont porteuses d'éloignement et d'insatisfaction. Avec les centres de santé municipaux en lien avec l'APHP, nous serons une mairie qui fera du dialogue avec les usagers et prise en compte de leurs attentes une condition de la réussite des politiques publiques. C'est ainsi que nous mettrons en place une carte de résidence parisienne, reconnue par l’ensemble des services municipaux, destinée à toutes les personnes résidant à Paris, quelle que soit leur nationalité ou leur situation administrative.
B. Agir sur la prévention combinée
7) Renforcer le dépistage des acteurs associatifs de terrain en
“aller-vers” : Vous engagez-vous à renforcer et pérenniser le dépistage des acteurs
associatifs de terrain en « aller-vers » (financement municipal et/ou cofinancement, mise à
disposition d’emplacements dans l’espace public, facilitation administrative pour stands et
maraudes) ?
Oui, je m’engage
8) Accélérer l’orientation vers le soin après un dépistage positif au VIH
Question : Vous engagez-vous à améliorer, au sein des lieux de santé municipaux, les
parcours rapides vers le soin pour les personnes ayant un dépistage positif au VIH
(orientation immédiate, prise de rendez-vous facilitée, articulation avec les associations et
services sociaux) ?
Oui, je m’engage
9) Soutenir l’élargissement du dépistage des IST et l’accès au TPE :Vous engagez-vous à interpeller l’État (courriers, rencontres) pour faire évoluer les textes et élargir le cadre réglementaire afin de permettre :
● l’extension du dépistage de certaines IST par des professionnel·les aujourd’hui non
habilité·es (y compris non soignant·es) et l’autorisation de l’auto-prélèvement ;
● l’élargissement effectif de la prescription et de la délivrance du TPE (médecins de
ville, pharmacies, associations, etc.)
Oui, je m’engage
10) Faciliter l’accès à la PrEP et défendre la simplification du parcours
de prescription : Vous engagez-vous à faciliter l’accès à la PrEP sur le territoire (information
ciblée auprès des populations clés, actions d’aller-vers, adaptation culturelle et linguistique,
mobilisation des lieux de santé municipaux) et à interpeller les autorités sanitaires (courrier,
rencontres) pour simplifier les conditions de prescription et le parcours PrEP ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : La prévention est au cœur de notre programme. Nous devons agir sur l’ensemble des politiques municipales pour améliorer l'état de santé des Parisiens, dans une approche globale de la santé ne se limitant pas aux soin. Notre programme prévoit notamment la mise en place d'service de bus itinérants santé dans les zones d’intervention prioritaire (ZIP) afin de renforcer la prévention, l’accompagnement et l’orientation parmi les Parisiennes et les Parisiens les plus vulnérables. L’éducation à la santé dès le plus jeune âge, le rôle des services municipaux comme les PMI et la médecine scolaire, ainsi que les politiques dites d’« aller-vers » sont des leviers essentiels pour réduire ces inégalités.
C. Agir sur les moyens
11) Sécuriser et augmenter les financements municipaux aux
associations : Vous engagez-vous à augmenter et pérenniser les financements municipaux aux
associations (subventions, conventions pluriannuelles) et à renforcer le soutien en nature
(locaux, matériel, appui RH), avec une visibilité pluriannuelle ?
Oui, je m’engage
12) Renforcer l’accueil et l’hébergement dignes et sécurisés : Vous engagez-vous à renforcer des solutions d’accueil et d’hébergement dignes
et sécurisées (mise à l’abri, orientation, conventions avec opérateurs, lutte contre les
discriminations) en priorisant les personnes les plus exposées (personnes vivant avec le
VIH, personnes précaires, travailleur·ses du sexe, personnes trans) et en établissant des
relais vers le soin et le parcours social ?
Oui, je m’engage
13) Soutenir le suivi des objectifs de fin de l’épidémie de VIH à l’échelle locale : Vous engagez-vous à poursuivre et renforcer l’engagement de la Ville dans le cadre de la
Déclaration de Paris visant à mettre fin à l’épidémie de VIH à Paris (objectifs 3×95) et à
soutenir la coordination interassociative entre les acteurs de terrain mobilisés pour cet
objectif ?
Oui, je m’engage
14) Prévenir les ruptures de suivi des personnes vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à mettre en place, dans les structures municipales et avec
les associations, des actions d’aller-vers et de médiation visant à prévenir et réduire les
ruptures de suivi des personnes vivant avec le VIH (orientation, accompagnement,
articulation santé/social) ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Alors que les besoins s’accroissent, les moyens mis en oeuvre par la mairie sortante restent anecdotiques. De manière générale, notre programme prévoit de gouverner par les besoins.
C'est dans cet objectif que nous prévoyons la mise en place d'un véritable service public de la
santé, en coopération avec l'APHP. S'agissant du milieu associatif, nous nous engageons à
pérenniser et sécuriser les financements municipaux aux associations LGBTI, comme le
Collectif Archives LGBTQI+
D. Agir sur l’approche en prévention
15) Déployer une communication ciblée et adaptée aux publics
concernés : Vous engagez-vous à soutenir une stratégie de communication ciblée
(multicanal, multilingue, co-construite avec les communautés) adaptée aux besoins des
publics clés ?
Oui, je m’engage
16) Renforcer l’éducation à la santé sexuelle, au consentement et à la
lutte contre les discriminations : Vous engagez-vous à soutenir des actions éducatives (écoles, périscolaire,
collèges, prévention, partenariats associatifs) et à interpeller l’Éducation nationale
(courrier/rencontre) pour renforcer les interventions sur la santé sexuelle, le consentement et
la lutte contre les discriminations ?
Oui, je m’engage
17) Soutenir l’intervention de professionnel·es issu·es des populations
les plus exposées au VIH : Vous engagez-vous à financer des professionnels issus des populations les plus
exposées au VIH et en intégrer dans les structures municipales pour aller au contact, faire
de la prévention et accompagner les personnes vers les bons services ?
Oui, je m’engage
18) Renforcer et pérenniser la médiation en santé : Vous engagez-vous à créer et/ou renforcer des postes et financements
pérennes de médiation en santé (associative et/ou municipale) ?
Oui, je m’engage
19) Structurer une offre locale complète de santé et d’accompagnement : Vous engagez-vous à développer une offre territoriale complète articulant santé
sexuelle, accès aux droits, santé mentale, addictologie, santé trans et prise en charge des
violences, via le renforcement de l’offre municipale, la formation des agent·es à l’orientation
vers des structures partenaires et la mise en place de partenariats avec les associations ?
Oui, je m’engage
20) Mettre en place et soutenir des dispositifs adaptés aux usager·es de
chemsex : Vous engagez-vous à soutenir et mettre en place des dispositifs spécifiques sur
l’accompagnement des usagers de chemsex (réduction des risques, accueil, orientation,
interventions en milieu festif, formation des acteurs), au sein des structures municipales et
via le soutien aux associations ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Contrairement à ce qui a été mis en place depuis des années à Paris, il est urgent de déployer une véritable politique de santé publique, articulée autour de la prévention, du dépistage, de la réduction des risques et de la prise en charge globale des personnes dépendantes. Pour un Paris féministe, nous allons créer des Maisons des Femmes, lieux de proximité ouverts à toutes, avec des équipes pluridisciplinaires, qui proposeront l’accompagnement contre les violences sexistes et sexuelles, l’information et la prévention en santé féminine. Nous développerons l’information et les campagnes de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive (contraception, accès à l’IVG, prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles). Cela passera par l'éducation à l’égalité en soutenant les associations intervenant en milieu scolaire, en intégrant la prévention des stéréotypes de genre et du harcèlement sexiste dans les activités périscolaires, et en garantissant un accès effectif à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive
1- Mobilier urbain : le contrat publicitaire gérant 1 600 mobiliers urbains
s’arrête en 2027. Êtes-vous pour la fin de cet affichage afin de libérer les trottoirs de Paris ?
Oui. Nous sommes pour la fin de cet affichage publicitaire et la
non-reconduction du contrat arrivant à échéance en 2027, afin de libérer
l’espace public et de sortir progressivement du financement des services publics
par la publicité. Nous reprendrons progressivement la gestion des mobiliers
urbains (abribus, colonnes Morris, mâts porte-affiches, « sucettes ») en régie
publique et nous supprimerons en priorité les « sucettes » dont la fonction
principale est publicitaire et non informative. Nous transformerons
progressivement les supports existants en affichage culturel, associatif, citoyen
et d’expression libre, en garantissant un accès équitable à toutes les associations
et collectifs d’habitants.
2- Abri voyageurs attendant le bus : le contrat publicitaire gérant les 2 000 abris
pour les voyageurs·ses attendant le bus s’arrête en 2029. Êtes-vous pour la
gestion directe de ces abris par la Ville, afin d’ôter plus de 4 000 affichages
publicitaires du quotidien des Parisien·nes ?
Oui. Nous sommes pour une gestion directe par la Ville à l’issue du contrat en
2029 afin de retirer l’affichage publicitaire du quotidien et de faire des abribus
un mobilier urbain public de proximité, sans publicité commerciale. Cela
s’inscrit dans notre objectif de reprise en régie de l’ensemble des mobiliers
urbains, de refus du financement des services publics par la publicité et de
réduction drastique de la pression publicitaire dans la Ville de Paris.
3- Écrans publicitaires : la publicité vidéo s’est multipliée derrière les vitrines
ces dernières années, consommant ressources et énergie pour des publicités de
plus en plus agressives. Cela peut être limité par le règlement local de publicité
(RLP).
Êtes-vous pour une réécriture du règlement afin d’encadrer les écrans
publicitaires (réduction de leur taille, densité et horaires) ?
Oui. Nous réviserons dès le début du mandat le Règlement local de publicité
pour encadrer strictement les écrans publicitaires (taille, densité, horaires) et
restreindre drastiquement les publicités numériques et lumineuses, avec
interdiction dans les zones résidentielles et aux abords des écoles, suppression
sur le mobilier urbain municipal, et extinction obligatoire la nuit (22 h - 7 h),
ainsi qu’un encadrement strict des dispositifs en vitrine orientés vers l’espace
public. Nous renforcerons en parallèle les moyens de contrôle et nous
systématiserons les relevés d’infractions.
4- Bâches publicitaires : ces dernières années se sont multipliées les bâches
publicitaires, dans des formats toujours plus grands qui s’imposent au regard
des passant·es. Si les bâches recouvrant des monuments historiques sont du
ressort du ministère de la culture, les autres peuvent en revanche être limitées
par le règlement local de publicité.
Êtes-vous pour une réécriture du règlement afin d’encadrer les bâches
publicitaires (interdiction ou réduction de leur taille ?
Oui. Nous réécrirons le Règlement local de publicité pour réduire drastiquement
la taille maximale des bâches publicitaires et encadrer strictement leur
implantation (surface, durée, localisation), hors bâches recouvrant les
monuments historiques qui relèvent du ministère de la Culture. Notre objectif à
terme est d’en finir avec les formats géants imposés aux passants et de
privilégier des dispositifs non commerciaux (information de chantier, affichage
culturel ou associatif).
Nos engagements :
Engagement 1 : Adopter un plan municipal dédié aux familles monoparentales et aux mères isolées avec une vision transversale, un diagnostic, des objectifs chiffrés et une gouvernance partagée
Engagement 2 : Réduire les factures et renforcer l'équité des services municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 3 : Renforcer et élargir les services publics municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 4 : Soutenir par des mesures concrètes l’accès à un logement digne
pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 5 : Favoriser l’accès à un emploi stable et compatible avec la vie
familiale
Engagement 6 : Favoriser le répit, l’entraide et la solidarité pour les mères isolées et
les familles monoparentales
Engagement 7 : Accompagner les séparations et protéger les familles
monoparentales face aux violences
Engagement 8 : Faciliter l’accès aux droits et à la démocratie
Engagement 9 : Faciliter l’accès au sport et aux loisirs
Engagement 10 : Favoriser l’accès aux soins et à un suivi médical pour les mères
isolées et les familles monoparentales
Nos engagements :
ANIMAUX DE COMPAGNIE & ACCÈS AUX SOINS
- Financer la stérilisation des chats errants en partenariat avec associations locales.
- Mettre en place un label ou partenariat avec des vétérinaires proposant des soins accessibles
aux ménages précaires.
- Créer un numéro unique municipal pour signaler rapidement les animaux en détresse.
COEXISTENCE EN VILLE
- Développer des espaces publics adaptés aux chiens, incluant des zones de liberté sécurisées.
- Organiser des solutions d’accueil temporaire pour animaux en cas d’hospitalisation ou de
violences intrafamiliales.
SENSIBILISATION & PRÉVENTION
- Renforcer l’éducation au respect du vivant dans les écoles et campagnes municipales.
- Promouvoir l’adoption responsable via un soutien direct aux refuges locaux.
GOUVERNANCE & PARTICIPATION
- Interdire la vente de chiots et chatons dans les foires et salons locaux.
- Allouer un budget participatif dédié aux initiatives en faveur de la condition animale.
ÉTHIQUE DANS L’ESPACE PUBLIC
- Encadrer les événements municipaux afin d’exclure toute pratique associée à la maltraitance
animale.
Pétition signée : Rénovons les écoles !
Trop d’écoles sont mal isolées, ce qui rend l’apprentissage difficile et met en danger la santé des élèves et du personnel enseignant. Nous réclamons d’urgence aux pouvoirs publics la rénovation énergétique des établissements scolaires pour assurer de meilleures conditions d’apprentissage, réduire les factures d’énergie et lutter contre le dérèglement climatique. Signez la pétition !
Aujourd’hui, de nombreuses écoles souffrent de mauvaises conditions d’isolation, aussi bien en hiver qu’en été. Les élèves et le corps enseignant doivent faire face à des températures inacceptables dans les salles de classe, rendant difficiles l’apprentissage et l’enseignement. Les températures trop froides ou trop chaudes affectent la concentration des enfants, leurs résultats scolaires, leur santé, et rendent le travail des enseignant·es éprouvant. En hiver, certains élèves sont contraints de garder leurs manteaux pour suivre leurs cours, tandis que les épisodes caniculaires en début ou fin d’été peuvent transformer les salles en véritables fours.
Face à cette réalité alarmante, il est urgent d’agir pour le bien-être des plus jeunes, de leurs enseignant·es et des générations futures. Les écoles, collèges et lycées doivent rester des lieux où on peut apprendre et construire son avenir. C’est pourquoi la rénovation énergétique des établissements scolaires ne peut plus attendre ! En plus de garantir des conditions d’apprentissage décentes, cette transformation permettrait de répondre à des enjeux économiques et écologiques cruciaux.
Nous demandons des moyens et des actions d’urgence pour la rénovation énergétique des établissements scolaires, afin de :
- Protéger la santé et le bien-être des élèves et des enseignant·es en leur assurant des conditions d’apprentissage épanouissantes toute l’année.
- Réduire les coûts énergétiques et les factures d’électricité, soulageant ainsi des établissements et des collectivités déjà en manque de moyens.
- Lutter activement contre le dérèglement climatique, en faisant des écoles des modèles de sobriété et d’efficacité énergétiques, fonctionnant sans énergies fossiles et adaptées à un climat qui change.
Et si nous allions encore plus loin ? Pourquoi ne pas transformer les écoles en véritables acteurs de la transition énergétique ? En installant des panneaux solaires sur les toits, en végétalisant les cours d’école, en sensibilisant les élèves à la sobriété énergétique, nous pourrions rendre les établissements plus autonomes en énergie et en faire des exemples de résilience et d’adaptation. Les élèves d’aujourd’hui, citoyennes et citoyens de demain, méritent des écoles modernes et adaptées aux enjeux écologiques.
Ensemble, exigeons des moyens et des actions concrètes pour une éducation dans de bonnes conditions pour toutes et tous.
Lien vers la pétition : https://www.greenpeace.fr/ecole-mal-isolee-eleves-en-difficulte/
LETTRE OUVERTE signée
Les règles sont une question de justice sociale :
des élu·es et candidat·es appellent à faire de la
justice menstruelle un engagement municipal
Le 20 février, Journée mondiale de la justice sociale, est l’occasion de rappeler une évidence trop longtemps passée
sous silence : il ne peut y avoir de justice sociale sans justice menstruelle. Aujourd’hui encore, en France, avoir ses règles
reste pour beaucoup un obstacle quotidien à l’égalité réelle. Ce sujet, intime en apparence, est en réalité profondément
politique : il touche à l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, au travail, au sport et à la participation à la vie locale.
La précarité menstruelle concerne près de 4 millions de personnes dans notre pays. Derrière ce chiffre, il y a des réalités
très concrètes : une élève qui manque l’école faute de protections, une salariée qui renonce à une journée de travail, une
personne qui s’éloigne des activités sportives ou de la vie sociale par manque de ressources, d’espaces adaptés ou
d’information. Ce n’est pas une fatalité biologique : ce sont des inégalités sociales, qui se vivent chaque mois, partout sur
les territoires.
À l’approche des élections municipales de mars 2026, nous sommes convaincu·es d’une chose : les communes ont un rôle
déterminant à jouer. Parce que ce sont elles qui sont au plus près du quotidien, elles peuvent faire de la santé menstruelle
un levier concret de dignité, d’égalité et de cohésion sociale.
Et cela fonctionne déjà.
Que ce soit en généralisant la mise à disposition gratuite de protections périodiques, en développant des actions
d’information et de sensibilisation à la santé menstruelle, en soutenant les associations locales, ou encore en intégrant ces
enjeux dans les politiques de solidarité, de jeunesse, de sport ou de ressources humaines, des dizaines de collectivités ont
déjà prouvé que la justice menstruelle se décline concrètement au niveau local.
Ces initiatives montrent qu’il est possible d’agir dès aujourd’hui, avec des mesures utiles, visibles et positives pour les
habitant·es. Pour que plus personne ne manque l’école, le travail ou le sport à cause des règles, il est temps de faire de la
santé menstruelle un sujet pleinement intégré aux politiques publiques locales. En parler, former, équiper, informer, rendre
visibles ces enjeux : c’est permettre à chacun·e de vivre son quotidien sans que les règles soient un frein, un tabou ou une
source d’exclusion.
La justice sociale se construit aussi dans l’ordinaire. Dans un collège, une médiathèque, un centre social, dans les toilettes
d'un gymnase ou encore au cœur des politiques de prévention et de santé. Prendre en compte la santé menstruelle dans
les programmes municipaux, c’est agir concrètement pour la liberté, l’égalité et la dignité de toutes et tous.
À travers cet appel, nous souhaitons rassembler les élu·es et candidat·es qui veulent faire des règles un véritable
sujet municipal. Rejoindre ce mouvement, c’est affirmer que la justice menstruelle est un enjeu d’intérêt général, et
s’engager à la traduire en actions sur son territoire.
Ensemble, faisons des municipales 2026 un moment où les règles cessent d’être un impensé des politiques locales,
pour devenir un levier assumé de justice sociale.
Nos engagements :
• Mesure 1. Fixer un objectif de réduction de 50 % de la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032 dans la politique alimentaire urbaine, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant, voté en conseil municipal (PAT, SPASER, PCAET, plan d’action alimentaire municipal ou tout autre cadre garantissant son application effective).
• Mesure 2. Instaurer une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).
• Mesure 3. Instaurer deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).
• Mesure 4. Instaurer une journée végétalienne hebdomadaire en restauration scolaire (a minima le plat principal ne comportant aucun produit d’origine animale).
• Mesure 5. Mener annuellement une démarche à destination du grand public et/ou des restaurateurs pour encourager et accompagner le développement d’une alimentation plus végétale (charte entre la ville et ses restaurateurs, festival dédié, participation au Veganuary, ou toute autre campagne de promotion à visée structurante).
• Mesure 6. Déclarer et s’engager à proposer systématiquement une offre végétale significative dans les buffets des réceptions officielles de la ville pour le mandat 2026-2032.
• Mesure 7. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de l’élevage sans accès au plein air dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).
• Mesure 8. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de la pisciculture [ajout : intensive] dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).
Nos engagements :
1. Préservation et reconnaissance institutionnelle
• Garantir le maintien en place des boîtes par l'inscription dans le règlement
municipal du principe d'inamovibilité des bouquinistes lors des grands événements
parisiens à venir.
• Soutenir activement les bouquinistes dans la constitution du dossier de candidature
au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
• Reconnaître les bouquinistes comme une institution culturelle à part entière
méritant une attention renouvelée de la part de l'action municipale.
2. Modernisation et mise en valeur historique
• Réaliser un éclairage hivernal adapté, voté en 1891. Cette demande permettrait de
sécuriser les quais et d'offrir une visibilité permanente aux boîtes vertes durant les
mois d'hiver.
• La mise en place d'un service de nettoyage efficace «antigraffiti» ; l'entretien des
quais en général, le nettoyage des pourtours des arbres qui sont souvent laissés de
côté afin de préserver la magie de ce joyau du patrimoine parisien.
3. Soutien économique et rayonnement culturel
• Maintenir la gratuité du droit de place en reconnaissance du service culturel et
touristique majeur apporté par les bouquinistes au rayonnement de la ville de Paris.
• Mettre en évidence l'importance des bouquinistes dans la vie intellectuelle de la
capitale en organisant des événements culturels avec le soutien de la Mairie de Paris,
tels que des festivals, des parcours littéraires, le Printemps des poètes, Lires en fête
ou la Nuit blanche...
• Financer un portail officiel pour connecter cette tradition aux usages modernes
(géolocalisation, inventaires, actualités).
4. Urbanisme et aménagement des quais
• Rétablir la longueur d'origine des concessions, qui était de 10 mètres, au lieu de 8
mètres 60 actuellement, une mesure imposée par l'administration le 27 janvier 1943,
alors que Paris était sous l'occupation. Ce rétablissement permettrait plus de
visibilité et l'apport de près de 100 000 volumes supplémentaires sur les quais,
accroissant considérablement l'intérêt de l'offre des bouquinistes.
• Engager une végétalisation harmonieuse des abords et installer une signalétique
touristique au sol « Parcours des livres », par exemple.
• Créer des boîtes « totems » d'information aux points visibles près des lieux culturels
pour orienter les promeneurs vers les bouquinistes et les libraires.
5. Transmission et renouveau de la profession
• Réformer la commission d'attribution des places pour la rendre plus transparente et
réactive, en y associant étroitement l'Association Culturelle et la CCI Paris.
• Créer une aide financière pour les jeunes bouquinistes et soutenir un programme de
transmission des savoir-faire en bibliophilie.
Nos engagements :
- Encourager des actions locales de sensibilisation et d’information (débats, événements,
ressources accessibles au public, informations sur les moyens de communication dont la
collectivité dispose...).
- Veiller à une orientation respectueuse des personnes concernées, dans le cadre des
compétences municipales, vers les structures et ressources appropriées.
Nos engagements :
1. Mettre en place une politique locale et un budget dédié à la stérilisation des
chats errants conformément à l’article L. 211-27 du Code rural et de la pêche
maritime, financée par la commune, afin de limiter la souffrance et la
prolifération.
2. Soutenir activement les refuges et associations de protection animale de la
commune, notamment par le biais de subventions, de la mise à disposition
gracieuse de locaux ou d’un accompagnement logistique.
3. Encadrer les salons du chiot et autres événements impliquant des animaux, en
veillant à ce qu’ils soient organisés dans le respect du bien-être animal. Mettre en
place des actions de prévention avant et pendant ces manifestations afin de
sensibiliser le public aux risques liés à l’achat impulsif et à l’exposition d’animaux,
souvent issus d’élevages intensifs.
4. Aménager les espaces publics avec des équipements adaptés (espaces canins,
distributeurs de sacs, points d’eau) pour faciliter la cohabitation entre habitants
et animaux. Notamment, créer des « caniparcs » : des espaces dédiés aux chiens,
suffisamment vastes et sécurisés, favorisant la liberté de mouvement et la
socialisation des chiens.
5. Lancer des campagnes annuelles de sensibilisation à l’adoption responsable, à la
lutte contre l’abandon et au respect des animaux, en partenariat avec les
associations ayant pour objet la protection animale
6. Favoriser l’accès des animaux de compagnie des personnes précaires aux
dispositifs d’hébergement d’urgence, en collaboration avec les structures sociales
locales.
7. Présenter en conseil municipal un vœu ou une déclaration d’engagement pour
inscrire durablement la cause animale à l’agenda politique local. Ce vœu devra
inclure un plaidoyer auprès des sénateurs, notamment pour faire évoluer le cadre
juridique national, en particulier pour interdire les expositions destinées à la vente
de chiens et de chats.
8. Créer un comité consultatif pour la protection animale conformément à l'article
L. 2143-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), composé d’élu·e·s
référents et associant des représentants des d’associations locales et nationales.
9. Sensibiliser et former les agents municipaux à la gestion des animaux, le bien-
être des animaux ainsi qu’aux signalements des abus.
10. Assurer la transparence sur le fonctionnement et les pratiques des fourrières
municipales, en publiant chaque année un bilan d’activité garantissant le respect
du bien-être animal.
11. Intégrer des critères éthiques liés au bien-être animal dans les marchés publics
de la commune, en privilégiant notamment les produits non testés sur les
animaux, afin de tendre vers une commande publique responsable, éthique et
respectueuse du vivant.
12. Adopter une charte municipale en faveur du bien-être animal, élaborée avec
les associations de protection animale, conformément aux articles L.2121-1 et
suivants du CGCT.
Nos engagements :
• Mettre en place un plan de prévention de la corruption
• Créer un pôle d’audit interne, le cas échéant mutualisé avec d’autres collectivités
• Renforcer la gouvernance et le contrôle des satellites des collectivités
• Encadrer le recours aux collaborateurs de cabinet
• Publier en début de mandat le montant de l’ensemble des indemnités perçues par les élus
• Publier les rencontres des décideurs publics locaux avec des représentants d’intérêts sous forme d’agenda ouvert
• Assurer une transparence totale des règles d’attribution des subventions aux associations
• Faciliter l’accès aux documents administratifs et donner systématiquement suite aux avis favorables de la CADA dans un délai d’un mois
• Encadrer le recours aux cabinets de conseil
• Faire de l’alerte un levier d’intégrité publique
Nos engagements :
• Rendre accessibles les documents numériques (et en amont, ceux de ma campagne
électorale)
• Créer un poste de référent handicap et inclusion dans ma commune
• Faire respecter la loi sur l’accessibilité numérique
• Rendre les transports communaux accessibles sur internet et sur les applications
mobiles
• Faciliter l’accès aux transports en commun dans la rue
• Sécuriser la traversée des chaussées
• Rendre tous les établissements ouverts au public accessibles à tous
• Former et sensibiliser les agents municipaux à l’accessibilité
• Proposer un offre culturelle accessible aux personnes aveugles et malvoyantes
• Faciliter l’accès au sport pour les personnes vivant avec un handicap visuel, des
enfants aux seniors
• Favoriser le tourisme accessible aux personnes aveugles et malvoyantes sur ma
commune
• Favoriser la lecture adaptée aux personnes empêchées de lire dans les médiathèques
communales
Nos engagements :
• Appuyer l’articulation, la lisibilité et l’accès à l’offre locale de services en santé mentale
• Promouvoir des espaces communautaires de soutien par les pairs, d’écoute et d’orientation pour les jeunes️
• Agir contre les discriminations, la stigmatisation, et faciliter l’accessibilité à l’activité physique ️
• Informer pour renforcer l’orientation, la prévention et les connaissances en santé mentale
• Soutenir le repérage précoce tel qu’au sein des services municipaux de la petite enfance
• Encourager le lien social et dynamiser la vie communautaire pour briser l’isolement
• Renforcer la résilience face à la crise écologique et promouvoir une alimentation saine
Nos engagements :
1. Prévenir la population des dangers du numérique
2. Former les agents de la ville aux risques du numérique
3. Réguler les équipements numériques de la ville
4. Permettre le droit à la non-connexion administrative
Lien vers la charte : https://www.collectifattention.com/charte-municipale/
Nos engagements :
1. Nommer un élu et un chargé de mission « agriculture urbaine, alimentation durable et nature en ville »
2. Mettre en place un portail dédié aux demandes d'aides et de subventions avc des budgets ciblés
3. Donner la possibilité à chaque habitant.e d’avoir accès à un espace nourricier à moins de 15 minutes de son domicile
4. Inclure des plantes vivaces comestibles dans les plantations municipales et utiliser les biodéchets de la ville pour recréer des sols vivants
5. Faire en sorte que chaque école ait accès à un potager et puisse en faire un outil pédagogique
6. Permettre à chaque élève de maternelle et de primaire de visiter une ferme au moins une fois dans l’année
7. Soutenir la création d’espaces-test agricoles pour faciliter les installations sur le territoire
8. Installer des fermes municipales pour approvisionner la restauration collective ou des associations en produits locaux
9. Proposer des contrats sécurisants et mettre en place des zap ou des pean pour protéger les terres agricoles
10. Définir des zonages adaptés aux différentes formes d’agriculture urbaine de façon à intégrer un maillage nourricier dans les documents d’urbanisme
Lien vers la charte : https://www.afaup.org/le-manifeste-de-l-agriculture-urbaine/
Sites & Monuments
39, avenue de La Motte-Picquet
75007 PARIS
Vous avez bien voulu me saisir au sujet du projet de Site patrimonial remarquable (SPR) à Paris et plus généralement de la question de la protection du patrimoine parisien et je vous en remercie.
Les SPR protègent les zones dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, d’un point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. C’est évidemment le cas de la ville de Paris. La jurisprudence (Conseil d’Etat n°438247 du 22 juillet 2021) rappelle que si les plans de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) peuvent identifier les immeubles ou parties intérieures ou extérieures d'immeubles dont la démolition, l'enlèvement ou l'altération sont interdits et dont la modification est soumise à des conditions spéciales, ils ne peuvent depuis la loi du 13 décembre 2000 en interdire toute modification de façon générale et absolue.
La perspective de mettre tout ou partie de la ville « sous cloche » étant exclue, nous envisagerons favorablement la mise en place d’un tel plan au bénéfice de zones spécifiques de Paris à condition que :
Le périmètre de celle-ci ne concerne pas uniquement et de façon globale les arrondissements centraux, créant ainsi un Paris à deux vitesses, avec des arrondissements à un chiffre figés et voués à accueillir des touristes dans une carte postale. Au contraire, le périmètre doit permettre de préserver ce qui doit l’être – la démocratie locale pourra trancher cette question, y compris par la voie du référendum d’initiative citoyenne – ce qui inclut des lieux symboliques des quartiers populaires ;
Le règlement de celle-ci prévoit que l’intérêt public soit sauvegardé. Ainsi, il ne saurait être question de réserver « le beau » sur des critères pécuniaires. Le droit au « beau » doit bénéficier au plus grand nombre ;
Concernant la protection du patrimoine parisien, il doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Acteurs du Grand Paris
70 avenue de la grande armée
75017 PARIS
À l'occasion de l’élection municipale à venir, vous avez souhaité m’auditionner au sujet de la vision que nous portons concernant le Grand Paris.
La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple.
Dans cette optique, nous défendrons des coopérations de projets entre Paris et les autres collectivités – communes, intercommunalités, départements –, des projets construits avec les populations en fonction de leurs besoins concrets dans des domaines aussi variés que l’eau, la gestion des déchets, les mobilités, le logement ou autres. Ces coopérations plus souples ont l’avantage de ne pas créer de nouvelle structure juridique qui dilue la responsabilité politique. Elles pourront se matérialiser par la signature de conventions avec les communes qui le souhaitent mais également prendre la forme de syndicats intercommunaux. Nous le proposerons aux municipalités issues des prochaines élections sans exclusive. Cette architecture institutionnelle nous apparaît comme la plus performante : elle demeure proche du citoyen et ne constitue pas de doublon avec la région et les départements.
Cette coopération directe entre collectivités permettra ainsi d’éviter le recours à la Métropole du Grand Paris (MGP) et les rivalités artificielles qui se développent en son sein. En clair, nous estimons que le caractère indispensable de cette strate supplémentaire reste à démontrer. En effet, elle manque de légitimité démocratique : l’élection de son président est le fruit d’un « arrangement » entre élus. Elle manque également de lisibilité dès lors que son champ de compétence n’est pas toujours optimal et consiste le plus souvent à participer à un tour de table financier. Enfin, dix ans après sa création, sa plus-value reste à démontrer. Les inégalités en Ile-de-France demeurent parmi les plus criantes du pays alors que 92% de ses 3,7 milliards d’euros de ressources sont reversées aux communes.
Dans la perspective du projet de loi de refonte de l’organisation territoriale du Grand Paris annoncée par le Gouvernement, notre groupe politique à l’Assemblée nationale et la Ville sous notre direction se mobilisera pour aboutir à une architecture institutionnelle renforçant la lisibilité, la légitimité démocratique et l’efficience au service du citoyen et de ses priorités : le logement, la mobilité et les besoins primaires.
Par ailleurs, le Grand Paris a fortement besoin de financement afin de préparer la métropole aux défis de l’avenir, au premier desquels figure le réchauffement climatique. Paris mettra tout en œuvre, y compris par la voie du recours contentieux, pour obtenir le paiement de la dette qu’a contracté l'État au détriment de la ville.
Ces sommes, couplées à une légère hausse de la fiscalité directe et à des mesures d’économie de fonctionnement, constitueront le levier nécessaire pour porter l’investissement à hauteur de 2,4 milliards d’euros par an. Outre la protection des habitants et la préparation de leur avenir, les efforts d’investissement constitueront un soutien aux entreprises régionales et participeront fortement au dynamisme de notre territoire.
Collectif Touche pas à mon bois de Vincennes
Vous avez bien voulu me saisir au sujet du projet d’extension de la ligne 1 du métro, de son terminus actuel Château de Vincennes jusqu’à Val de Fontenay à travers la forêt de Vincennes. Je veux être parfaitement claire. Le besoin de transports collectifs dans l’Est parisien et la petite couronne est réel : il faut désenclaver, réduire la dépendance à la voiture et rendre l’accès à la ville plus simple. Mais cet impératif ne justifie pas de « sacrifier » le bois de Vincennes pour lequel nous avons une ambition écologique et populaire. Aussi, vous trouverez, accompagnant la présente réponse, notre programme pour Paris, Le Nouveau Paris Populaire, où les mesures visant à protéger et régénérer les bois parisiens sont un élément essentiel de l’axe 5, Planifier la bifurcation écologique à Paris (à partir de la page 140).
Le projet d’extension va à l’encontre de la philosophie générale de ce programme qui repose sur la bifurcation écologique à Paris et n’envisage un usage économique uniquement lorsque celui-ci est compatible avec les impératifs écologiques – sols, biodiversité, puits de carbone, îlots de fraîcheur – et les priorités populaires d’usage au quotidien. Or, il s’agit d’un projet destructeur qui implique une emprise massive, des coupes importantes et une dégradation durable des sols forestiers. Dès lors, nous nous opposerons par tous les moyens nécessaires à la poursuite de ce projet.
Concernant l’extension d’une ligne de métro, si la Ville n’est pas l’autorité décisionnaire, elle n’est pas dénuée de moyens d’action auprès d’Île-de-France Mobilités et de l'État.
De par son ampleur, le projet d’extension requerra nécessairement des modifications du plan local d’urbanisme bioclimatique (PLUb) de Paris sans lesquelles rien ne pourra s’engager. Le PLUb assumera une politique de « zéro béton inutile ». Or, c’est non seulement un projet destructeur mais aussi un projet qui vise à suivre peu ou prou le même tracé que le RER A. Dès lors, nous exigerons une étude sérieuse de tracés alternatifs et de méthodes de réalisation qui évitent le bois de Vincennes.
En outre, le projet devra recevoir l’assentiment des habitants concernés. Nous instituerons un référendum communal d’initiative citoyenne dès lors qu’une pétition comme la vôtre atteindra les 100 000 signatures (page 28 du programme). Un tel référendum donnera à la Ville la légitimité démocratique nécessaire pour préserver le bois de Vincennes de travaux invasifs, y compris par la voie du recours contentieux contre la déclaration d’utilité publique.
En définitive, la Ville de Paris défendra une position de protection ferme avec l’exigence d’une information complète et accessible à tous afin de garantir l’intérêt général écologique et social. Plus généralement, je m’engage à mener partout la bataille pour un Paris populaire.
FNE Paris
2 rue du dessous des berges
75013 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre plaidoyer pour les élections municipales à venir et je vous en remercie.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons non seulement sur les constats mais également sur les priorités et les solutions à privilégier pour un Paris habitable et solidaire à l’horizon 2050.
En effet, la philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez en accompagnement de ce courrier, place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale.
S’il est impossible de répondre point par point à l’ensemble de vos mesures, je voudrais tout de même revenir sur l’ensemble des axes qui structurent votre plaidoyer :
Concernant l’écologie et plus particulièrement le climat et l’adaptation de la ville à la prochaine canicule et la prochaine inondation, vos propositions pour une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments rejoignent parfaitement nos priorités quant à l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées pour un montant de 208 millions d’euros par an supplémentaire car il y a urgence. Par ailleurs, nous évaluerons en concertation avec les habitants la possibilité non seulement d’un droit à l’eau – brumisateurs, fontaines, gratuité des premiers besoins – mais aussi un droit de l’eau à travers le retour de l’élément naturel dans ses droits au profit de tous.
Concernant la nature, nous annonçons que ce qu’il est physiquement possible de faire tout en nous engageant dans cette voie fortement. En effet, la végétalisation est un élément essentiel d’une ville vivable. Nous nous sommes fixé un objectif de 10 m2 d’espace vert par habitant, ce qui est le ratio minimum pour préserver la santé physique et mentale des habitants. Ainsi, nous créerons 200 hectares d’espaces verts sur la mandature. Vous évoquez plus particulièrement la petite ceinture ferroviaire. C’est en effet, la piste la plus prometteuse avec les autres friches. Là encore, rien ne se fera sans les habitants dans un arbitrage entre les besoins biologiques et les usages sociaux et récréatifs. Enfin, la faune n’est pas absente de notre programme, loin de là. Elle fait partie du vivant comme en a témoigné le retour du chant des oiseaux à Paris pendant le confinement. La concrétisation du « baromètre de la biodiversité » sera incluse dans notre feuille de route.
Concernant la santé publique et environnementale, nous mettrons en place un véritable service public communal de la santé privilégiant une approche de prévention. Vous faites le lien entre accès au soin, accès à une alimentation de qualité, pollution atmosphérique et pollution sonore. C’est un constat que nous partageons. Nous reprenons d’autant plus facilement à notre compte vos propositions qu’elles s’inscrivent parfaitement dans nos priorités : une augmentation du budget de la santé de 31 millions d’euros pour lutter contre les déserts médicaux, la mise en place d’un pool de psychologues, le droit à une alimentation de qualité, notamment pour les enfants, un droit à la nuit et au silence.
Concernant l’économie circulaire et la gestion des déchets, comme vous, nous souhaitons entrer dans un cercle vertueux : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Par ailleurs, nous reprendrons en main la propreté. Nous déploierons un réseau de collecte de verre et généraliserons les bacs de couleur marron dans toutes les copropriétés de plus de 10 logements. Nous lutterons également contre le gaspillage alimentaire notamment dans les cantines scolaires afin de tendre vers le « zéro déchet » à l’échelle municipale. Les déchets « numériques » feront aussi l’objet d’une attention particulière.
Comme vous le savez, le logement est l’une de nos deux priorités absolues tant il conditionne le reste dans une ville aussi dense que Paris. Nous visons un gel en 2026 puis une baisse des loyers et des charges dans le parc social et des aides directes à destination de 50 000 foyers. Cet axe concentrera 261 millions d’euros supplémentaires, soit 29% des nouvelles dépenses, dont 238 millions d’euros serviront à doubler le contingent de logements sociaux, et à déployer notre stratégie. L’outil fiscal sera également utilisé avec toute l’amplitude que la loi permet pour privilégier les habitants aux détriments des propriétaires de résidences secondaires et des spéculateurs fonciers. Enfin, notre programme dans sa globalité vise à une harmonie des usages, en réglant les différends.
Sur les mobilités, notre politique reposera sur le partage du temps plutôt que d’un espace restreint en nous appuyant sur la gestion intelligente. Comme vous, notre priorité sera le transport collectif et le transport collectif de surface car il est celui du quotidien. Nous renforcerons le réseau actuel des Traverses qui constituent souvent le seul lien entre les quartiers périphériques et le centre de Paris. Notre plan mobilité bénéficiera d’un surplus d’investissement de 20 millions d’euros. Plus largement, un vaste plan d’accessibilité sera déployé afin de rendre la ville plus inclusive. Enfin, nous lancerons un plan vélo, via la création d’une régie publique en lieu et place de vélib, impliquant un investissement en infrastructures pour 10 millions d’euros.
Vous avez consacré avec raison un chapitre au patrimoine parisien. La Ville doit être valorisée, pas défigurée au bénéfice des spéculateurs fonciers. A contrario, nous ne mettrons pas tout ou partie de la ville « sous cloche ». Le patrimoine parisien doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Concernant la politique de construction sans fin de surface de bureaux, évidemment nous y mettrons fin. Pour le dire clairement, nous n’essaierons pas de marquer notre empreinte avec des projets aussi néfastes que la tour triangle. Il y aura un moratoire sur la construction de bureaux au profit de la création de parcs avec un objectif de 45 hectares supplémentaires. Vous pointez le risque de transférer des emplois des villes de banlieue vers Paris. C’est un risque que nous mesurons. Notre vision repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple, mais aussi par des coopérations de toutes natures avec les communes voisines. La légitimité de la Métropole du Grand Paris, dans son périmètre et son fonctionnement actuels, sera questionnée.
Enfin, vous évoquez la crise démocratique. Elle fait l’objet du premier chapitre de notre programme tant elle conditionne tout le reste. Nous avons besoin à toutes les échelles d’une véritable révolution citoyenne. Nous nous y emploierons avec la mise en place d’un référendum local d’initiative citoyenne, la création de conseils de quartier cogérés par les Maisons de quartier mais aussi la citoyenneté de résidence avec le déploiement de la carte résidence parisienne qui donnera accès aux droits municipaux. Nous créerons également un Conseil économique social et environnemental parisien avec de discuter des grands enjeux de manière permanente.
CSCC CGT-Taxis
3, rue du Château d'Eau
75010 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu me saisir au sujet de la problématique des taxis à Paris.
La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez avec ce courrier, repose sur une cohabitation apaisée entre l’ensemble des usagers de l’espace public. Dans une ville aussi dense, les transports publics et au premier chef les taxis, seront considérés comme prioritaires.
Vous m’interrogez sur plusieurs points précis et je vais y répondre précisément.
Concernant, l’occupation du domaine public par les véhicules de transports privés et plus généralement sur les nuisances causées par la concurrence sauvage des plateformes de type Uber, je vous l’affirme avec force, nous mettrons tout en œuvre pour la faire cesser à Paris. Dégradation du service et des conditions de sécurité, déréglementation brutale, perte fiscale, la Ville luttera efficacement contre l’ubérisation en œuvre. Elle fera le nécessaire pour empêcher l’occupation illégale du domaine public. A chaque infraction constatée, sera réclamée une indemnité d’occupation sans titre suffisamment dissuasive pour rendre l’activité non rentable pour le contrevenant. C’est une prérogative de la Ville que d’accorder une autorisation du domaine public et elle la fera respecter.
Concernant les zones blanches de VTC, nous prévoyons la création de « Quartiers libres » de toute circulation automobile. Ces restrictions ne concerneront pas les taxis qui pourront y déposer les habitants.
Concernant la dégradation des stations de taxi, je ferai une réponse à plusieurs niveaux. Tout d’abord, la méthode : rien ne sera décidé sans concertation. Nous voulons remettre de la démocratie à tous les niveaux et évidemment, nous ferons vivre la démocratie sociale à travers un dialogue constant avec les taxis et leurs représentants syndicaux. Nous définirons par cette méthode les zones les plus appropriées pour les stations de taxi. Ensuite, sur le fond : nous mettrons en place une police touristique chargée entre autres de fluidifier les mobilités autour des zones touristiques et d’éviter les racolages. Les zones autour des grandes gares parisiennes seront particulièrement suivies. Évidemment, nous mettrons fin à la politique des travaux perpétuels et elles seront intégrées dans notre politique de cohabitation des mobilités.
Quelle est-elle ? Concernant la circulation et la cohabitation des différents modes de transport, notre politique reposera sur le partage intelligent du temps plutôt que d’un espace nécessairement restreint. Le transport en surface – bus et taxis – aura toute notre attention. Nous prévoyons de fluidifier la circulation avec un investissement conséquent dans le pilotage intelligent des feux de circulation. Par ailleurs, notre plan vélo repose sur plusieurs axes : la formation des cyclistes notamment au sein de l’école municipale du vélo mais aussi faire respecter le code de la route par la police municipale. La cohabitation entre les taxis et les vélos sur les voies actuellement partagées doit être améliorée, notamment par le respect du code de la route en toute circonstance. Les voies de taxis seront clairement distinguées des voies cyclables. La cohabitation dans un même espace ne peut pas être la solution.
Enfin, concernant la vitesse de circulation qui a un impact direct sur les conditions de travail et la rémunération des taxis, l’objectif n’est pas de remonter de manière fictive la vitesse autorisée mais d’augmenter la vitesse réelle sur les voies réservées. C’est l’ensemble de notre politique de circulation intelligente et de transformation de nos rues en voies sûres et apaisées qui permettra aux taxis de redevenir ce maillon essentiel qui irrigue la ville de Paris.
Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est
3, rue du Canada
75018 Paris
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre document pour les élections municipales à venir et je vous en remercie.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons non seulement sur les constats mais également sur les priorités et les solutions à privilégier pour un Paris habitable et solidaire à l’horizon 2050.
En effet, la philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez en accompagnement de ce courrier, place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale.
S’il est impossible de répondre point par point à l’ensemble de vos mesures, je voudrais tout de même revenir sur l’ensemble des axes qui structurent votre document :
Comme vous le savez, le logement est l’une de nos deux priorités absolues tant il conditionne le reste dans une ville aussi dense que Paris. Nous visons un gel en 2026 puis une baisse des loyers et des charges dans le parc social et des aides directes à destination de 50 000 foyers. Cet axe concentrera 261 millions d’euros supplémentaires, soit 29% des nouvelles dépenses, dont 238 millions d’euros serviront à doubler le contingent de logements sociaux, et à déployer notre stratégie. L’outil fiscal sera également utilisé avec toute l’amplitude que la loi permet pour privilégier les habitants aux détriments des propriétaires de résidences secondaires et des spéculateurs fonciers. Enfin, notre programme dans sa globalité vise à une harmonie des usages, en réglant les différends.
Concernant l’écologie et plus particulièrement le climat et l’adaptation de la ville à la prochaine canicule et la prochaine inondation, vos propositions pour une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments rejoignent parfaitement nos priorités quant à l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées pour un montant de 208 millions d’euros par an supplémentaire car il y a urgence. Par ailleurs, nous évaluerons en concertation avec les habitants la possibilité non seulement d’un droit à l’eau – brumisateurs, fontaines, gratuité des premiers besoins – mais aussi un droit de l’eau à travers le retour de l’élément naturel dans ses droits au profit de tous.
Concernant la nature, nous annonçons que ce qu’il est physiquement possible de faire tout en nous engageant dans cette voie fortement. En effet, la végétalisation est un élément essentiel d’une ville vivable. Nous nous sommes fixé un objectif de 10 m2 d’espace vert par habitant, ce qui est le ratio minimum pour préserver la santé physique et mentale des habitants. Ainsi, nous créerons 200 hectares d’espaces verts sur la mandature. Vous évoquez plus particulièrement la petite ceinture ferroviaire. C’est en effet, la piste la plus prometteuse avec les autres friches. Là encore, rien ne se fera sans les habitants dans un arbitrage entre les besoins biologiques et les usages sociaux et récréatifs. Enfin, la faune n’est pas absente de notre programme, loin de là. Elle fait partie du vivant comme en a témoigné le retour du chant des oiseaux à Paris pendant le confinement. La concrétisation du « baromètre de la biodiversité » sera incluse dans notre feuille de route.
Concernant la santé publique et environnementale, nous mettrons en place un véritable service public communal de la santé privilégiant une approche de prévention. Vous faites le lien entre accès au soin, accès à une alimentation de qualité, pollution atmosphérique et pollution sonore. C’est un constat que nous partageons. Nous reprenons d’autant plus facilement à notre compte vos propositions qu’elles s’inscrivent parfaitement dans nos priorités : une augmentation du budget de la santé de 31 millions d’euros pour lutter contre les déserts médicaux, la mise en place d’un pool de psychologues, le droit à une alimentation de qualité, notamment pour les enfants, un droit à la nuit et au silence.
Concernant l’économie circulaire et la gestion des déchets, comme vous, nous souhaitons entrer dans un cercle vertueux : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Par ailleurs, nous reprendrons en main la propreté. Nous déploierons un réseau de collecte de verre et généraliserons les bacs de couleur marron dans toutes les copropriétés de plus de 10 logements. Nous lutterons également contre le gaspillage alimentaire notamment dans les cantines scolaires afin de tendre vers le « zéro déchet » à l’échelle municipale. Les déchets « numériques » feront aussi l’objet d’une attention particulière.
Sur les mobilités, notre politique reposera sur le partage du temps plutôt que d’un espace restreint en nous appuyant sur la gestion intelligente. Comme vous, notre priorité sera le transport collectif et le transport collectif de surface car il est celui du quotidien. Nous renforcerons le réseau actuel des Traverses qui constituent souvent le seul lien entre les quartiers périphériques et le centre de Paris. Notre plan mobilité bénéficiera d’un surplus d’investissement de 20 millions d’euros. Plus largement, un vaste plan d’accessibilité sera déployé afin de rendre la ville plus inclusive. Enfin, nous lancerons un plan vélo, via la création d’une régie publique en lieu et place de vélib, impliquant un investissement en infrastructures pour 10 millions d’euros.
Concernant la politique de construction sans fin de surface de bureaux, évidemment nous y mettrons fin. Pour le dire clairement, nous n’essaierons pas de marquer notre empreinte avec des projets aussi néfastes que la tour triangle. Il y aura un moratoire sur la construction de bureaux au profit de la création de parcs avec un objectif de 45 hectares supplémentaires. Vous pointez le risque de transférer des emplois des villes de banlieue vers Paris. C’est un risque que nous mesurons. Notre vision repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple, mais aussi par des coopérations de toutes natures avec les communes voisines. La légitimité de la Métropole du Grand Paris, dans son périmètre et son fonctionnement actuels, sera questionnée.
Vous avez consacré avec raison un chapitre au patrimoine parisien. La Ville doit être valorisée, pas défigurée au bénéfice des spéculateurs fonciers. A contrario, nous ne mettrons pas tout ou partie de la ville « sous cloche ». Le patrimoine parisien doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Enfin, vous évoquez la crise démocratique. Elle fait l’objet du premier chapitre de notre programme tant elle conditionne tout le reste. Nous avons besoin à toutes les échelles d’une véritable révolution citoyenne. Nous nous y emploierons avec la mise en place d’un référendum local d’initiative citoyenne, la création de conseils de quartier cogérés par les Maisons de quartier mais aussi la citoyenneté de résidence avec le déploiement de la carte résidence parisienne qui donnera accès aux droits municipaux. Nous créerons également un Conseil économique social et environnemental parisien avec de discuter des grands enjeux de manière permanente.
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