Nos prises de position

Questionnaires

SI VOUS ÊTES ÉLU.E...
1- Serez-vous un maire pro-business ?
Je serai la maire de la consommation populaire et donc du commerce de proximité. Paris a besoin d’un plan de relance économique ! Ici, on souffre d’abord de la spéculation foncière : en 15 ans, le taux d’effort moyen des commerçants a doublé, mais pas leurs revenus. Laisser s’installer une déconnexion croissante entre loyers et capacités financières des commerçants, n’est pas pro-business ! La question est de savoir quel type de business les Parisiens souhaitent. Quand je leur parle, c’est la fermeture du cordonnier, du poissonnier, du libraire, qui les inquiète. À ce jour, certains dispositifs d’aides sont ouverts à tous les commerces, sans distinction. Je réorienterai les aides exclusivement vers ces ommerces que plébiscitent les Parisiens : les commerces du quotidien, les artisans. Je me placerai du côté du business qui fait battre le cœur de Paris.


2- Attractivité et commerces
- Dans les 100 premiers jours de votre mandat, quelles sont les mesures que vous déciderez pour les entreprises ?
- Comptez-vous vous attaquer au taux record de « vacance » des commerces et comment ? - Etes-vous favorable à l’encadrement des loyers commerciaux ?

Plus de la moitié des Franciliens travaillent dans des TPE-PME. Ma conception d’un Paris attractif, c’est d’abord la relance de l’économie locale et pour cela, pérenniser le tissu de commerces et d’artisanat, utile au quotidien de tous.
Dès les 100 premiers jours du mandat, nous engagerons trois mesures de rupture. D’abord, nous ferons de Paris Commerces une véritable foncière publique d’utilité commerciale.
Elle aura pour objectif l’acquisition importante de locaux et pour règle d’or, la rétention de locaux commerciaux sous son contrôle. Nous offrirons ainsi des loyers plafonnés, corrélés à l’économie réelle et à la hauteur de l’utilité sociale inestimable de nos commerçants et artisans indépendants.
Ensuite, nous lancerons un guichet municipal unique qui accompagnera les commerçants et artisans indépendants dans leurs recherches de financement, de locaux, la valorisation de leurs savoir-faire, l’adaptation à la bifurcation écologique et numérique. Notre but est de leur dégager un maximum de temps pour qu’ils se consacrent à leur vrai métier.
Enfin, je créerai dans chaque arrondissement, des périmètres de sauvegarde et promotion du commerce et de l’artisanat de proximité où s’exercera le droit de préemption commercial de la ville.
Aujourd’hui, 11% de locaux commerciaux sont vides. Si on ne fait rien, Paris deviendra un désert commercial. La vacance n’est pas une fatalité : le problème ce sont les spéculateurs. Nous identifierons chaque local vacant, et nous proposerons un accompagnement dans la réfection énergétique et d’accessibilité, en échange de loyers plafonnés.
Je ne suis pas une adversaire des propriétaires. Je leur propose un contrat social et économique : vous louez durablement, à prix maîtrisé, et nous vous accompagnons de façon fiable sur tous les plans.
Enfin, je suis favorable à l’encadrement des loyers commerciaux, et je plaiderai pour une expérimentation locale du dispositif.
À Paris, je le mettrai en œuvre pour les locaux de la Ville afin de soutenir et pérenniser les petits commerces. C’est ma façon de libérer l’activité commerciale en la soulageant de ces boulets.


3- Urbanisme et immobilier
- Serez-vous un maire bâtisseur ?
- Considérez-vous la densité (et la surélévation) comme un atout ?
- Souhaitez-vous amender le PLU-b ? Que comptez-vous faire en matière de pastillage et de préemption ?
- Afin de continuer à avoir une ville « productive », favoriserez-vous le logement des salariés parisiens et comment ?

La question est de savoir ce qu’on veut bâtir et pour quelle utilité ! Notre problème n’est pas le manque de mètres carrés : combien sont inutilisés ? Des centaines de milliers. L’urgence est de reprendre la main sur l’existant. La ville regorge d’espaces sous-utilisés ou vacants : bureaux vides, locaux détournés de leur usage, logements et locaux commerciaux vacants. Notre priorité sera donc la mobilisation de ces surfaces. Densifier sans lutter contre la vacance et la financiarisation n’a aucun sens.
Je veux répondre aux besoins réels et concrets qu’expriment les Parisiens : se loger dignement, se nourrir sainement, vivre à proximité de leur lieu de travail, avoir accès aux loisirs, à la culture, au sport et préserver le cadre de vie. L’urgence est là !
Pour ce faire, je souhaite faire du PLUb un instrument au service des ambitions politiques de notre mandature. Je souhaite par exemple étendre et renforcer les obligations en matière de nombre de logements sociaux, dans tout nouveau projet de construction ou réaménagement, et refonder le système d’externalités positives pour les orienter vers les besoins exprimés par les Parisiens : les services de santé, les commerces de proximité, l’artisanat local.
Je lutterai également contre les contournements du règlement, notamment les divisions artificielles de lots et les changements d’usage déguisés, qui alimentent la spéculation et la vacance.
Enfin, Paris n’existe pas sans les travailleurs : ils font vivre la ville, ils doivent pouvoir y habiter. Baisser les loyers et accroître l’offre de logement, notamment du logement social, sont mes priorités. Là-aussi je modifierai le PLUb pour étendre l’interdiction de nouveaux meublés touristiques à tout Paris.


4- Mobilités
- Comment comptez-vous fluidifier la circulation à Paris notamment pour les entreprises ?
- Comptez-vous simplifier le stationnement parisien et le rendre plus accessible aux professionnels ?
- Etes-vous prêt à renoncer aux ZTL ou au contraire à les étendre ?

Mon but est de mieux organiser l’espace public pour permettre des déplacements fluides, sécurisés et lisibles, sans congestion ni conflits d’usages. La circulation à Paris ne peut pas être pensée uniquement à travers la voiture : plus d’un déplacement sur deux se fait à pied. L’usage de l’automobile pour les déplacements quotidiens reste très minoritaire.
Pour les entreprises et les professionnels, l’enjeu est différent. La priorité est de garantir la possibilité de circuler et d’intervenir lorsque c’est nécessaire. Nous devons hiérarchiser les usages de la voirie et rationaliser les livraisons. Je souhaite notamment développer des zones de livraison apaisées, accessibles en continu et favorisant les modes non polluants. Dans ce cadre, je mettrai en place une offre municipale mutualisée de vélos-cargos, adossée à de petits entrepôts de quartier. Nous proposerons aussi l’expérimentation d’horaires de livraisons alternées.
Pour ce qui est du stationnement : je suis d’accord pour dire qu’il faut simplifier et faciliter la vie des professionnels. Le stationnement en surface sera réservé en priorité aux personnes à mobilité réduite et aux usages professionnels, tandis qu’une politique ambitieuse de stationnement souterrain public, gérée par la Ville, sera développée pour les autres usages.
Enfin, je pense que la question des ZTL détourne le débat des véritables enjeux. À Paris, la majorité des clients se rendent dans les commerces à pied, à vélo ou en transports. Ce qui fragilise les commerces, ce sont d’abord les loyers élevés et la baisse du pouvoir d’achat. J’œuvrerai pour que les commerçants s’investissent pleinement dans les Conseils de quartier, en lien avec les habitants, pour discuter des aménagements et de la redynamisation.

Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez doter le budget culturel (en détaillant le fonctionnement et l’investissement) et plus globalement quelle place souhaitez-vous donner à la culture ?
Les arts et la culture sont un vecteur d’altérité et d’émancipation. Les arts et la culture sont le cœur du progrès humain permanente face aux obstacles et aux déterminismes inhérents aux aléas de la naissance. Ils démultiplient les perceptions du monde, affinent l’esprit critique et nourrissent les imaginaires pour agir dans le présent. C’est pourquoi la politique culturelle est au cœur du projet humaniste de la France insoumise et de ses ambitions pour le progrès humain.
Les arts et la culture sont aujourd’hui frappés de plein fouet par les coupes budgétaires nationales et l’austérité imposées aux collectivités par les politiques d’Emmanuel Macron dont Rachida Dati, ministre de la culture, est la représentante à Paris. Face à cette violence contre la culture, les politiques menées par la majorité socialiste parisienne n’ont pas été à la hauteur : le budget culturel de la Ville a stagné durant la mandature tandis que la privatisation progressive du patrimoine, des lieux et des grands événements culturels s’est accélérée. En définitive, le recul de l’État et de la Ville ont ouvert ainsi la voie à une mainmise croissante d’acteurs privés puissants, qu’il s’agisse de multinationales du luxe ou de groupes détenus par des milliardaires souvent réactionnaires, sur des pans entiers de la vie culturelle parisienne. C’est à l’échelle de la ville que doit être incarnée la nouvelle étape de la démocratisation culturelle. Le Programme du Nouveau Paris Populaire que porteront nos listes à Paris vise à reprendre la main sur la politique culturelle et suppose de rompre avec cette marchandisation, de mettre fin à la privatisation du patrimoine et des équipements culturels et de garantir aux artistes des conditions de création, de diffusion et de rémunération dignes, stables et pérennes.

Concrètement allez-vous baisser, augmenter ou laisser stable ce budget en fonctionnement et en investissement, dans quelles proportions et pourquoi ?
Notre ambition d’ensemble va à la hausse des budgets dédiés à la culture, en fonctionnement comme en investissement. La politique culturelle à Paris est spécifique. En effet, c’est à Paris que se trouvent les grandes institutions étatiques. Il ne s’agit pas de faire doublon avec les politiques de l’Etat mais de s’occuper de l’épanouissement culturel des Parisiennes et des Parisiennes ainsi que des acteurs du milieu culturel. Les hausses budgétaires envisagées seront étudiées de façon à être significatives pour répondre au retrait de l’Etat. Nos efforts appuieront les secteurs culturels déjà durement frappés et devant faire face à un plan social déguisé.

Aussi, pouvez-vous nous détailler comment vous entendez travailler la question de l’action culturelle en lien avec les structures culturelles du territoire ? Quelle importance souhaitez- vous y donner concrètement ?
L’action culturelle est le fer de lance central et essentielle de la nouvelle étape de démocratisation culturelle que la France insoumise veut porter. Nous concevons son déploiement dans l’articulation des trois piliers de l’éducation artistique et culturelle que sont la rencontre avec les œuvres, les artistes et les lieux culturels, la pratique artistique et l’acquisition de connaissances sur les arts et la culture. Pour mener à bien cette politique, nous miserons sur quatre éléments essentiels :
- la concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème culturel local (services municipaux, institutions implantées localement, associations, communauté éducative, etc..) en faisant des mairies des espaces d’échange, de coordination et de complémentarité avec l’ensemble de ces acteurs
- les moyens nécessaires à la bonne réalisation de leurs missions et de nos ambitions
- le travail humain, de proximité et du quotidien
- le temps long et la confiance, en sortant du dogme généralisé de l’appel à projet, qui plombe les associations et autres structures culturelles, pour lui favoriser des moyens pérennes en renouant avec les conventionnements pluriannuels

Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez concourir à la bonne réalisation des évènements culturels non lucratifs ?
La Ville de Paris valorisera les propositions portées par les acteurs culturels locaux, partant du principe que tout événement culturel sur son territoire est une chance à soutenir et accompagner. Ainsi, elle travaillera avec les acteurs culturels pour veiller à la bonne faisabilité de chaque événement et faciliter leur tenue dans la mesure du possible. Cela se fera d’autant plus pour les événements non lucratifs, qui s’inscrivent pleinement dans la vision qu’a la France insoumise pour les arts et la culture, sont souvent de grande qualité et pour qui tout est de plus en plus difficile dans la période actuelle.

Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent entre les festivals et les salles de jauges diverses, comment entendez-vous travailler le cahier des charges des enceintes de grandes jauges en DSP (délégation de service public) ?
Paris réaffirmera que ses équipements culturels publics - qu’ils soient de petite ou grande jauge - doivent avant tout être au service de la diversité artistique, l’écosystème culturel local et l’accès de toutes et tous aux arts et à la culture. Ainsi, nous travaillerons à ce que les DSP, même si ce n’est pas notre mode de gestion préféré, ne soient pas de simples contrats de gestion commerciale prenant part aux graves phénomènes de concentration dans la culture, mais des leviers de la politique culturelle émancipatrice que nous portons. Cela passera notamment par :
- L’inscription au cahier des charges d’obligations de diversité de programmation et de soutien aux artistes et structures de production locaux et indépendant
- Le conditionnement des subventions et avantages publics à ces engagements de diversité, mais également sociaux et écologiques
- Une tarification abordable selon les moyens de chacun
- Favoriser les modèles coopératifs ou associatifs plutôt que la déclinaison des monopoles privé des gros acteurs de l’événementiel et de la culture marchande
Nous veillerons également à rééquilibrage de l’offre culturel entre le Nord et l’Est de la ville d’une part et le centre et l’Ouest d’autre part.

Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent, pouvez-vous nous détailler comment vous entendez travailler votre offre culturelle gérée en direct ?
L’offre culturelle en régie directe s’inscrira en complémentarité avec l’ensemble des structures culturelles et acteurs indépendants du territoire. Elle portera une attention particulière aux artistes locaux, notamment émergents, en continuité de financements et de dispositifs de soutien et d’accompagnement dédiés. Cette orientation aura d’une part pour but de faire du lieu de vie une étape importante dans le parcours des travailleurs de l’art et un tremplin possible dans leur carrière, et d'autre part de renforcer la proximité et les échanges entre tous les habitants et les artistes qu’ils ont pour voisins. Il s’agit ici d’une des composantes fondamentales de la culture de proximité et du quotidien que nous portons. En outre, l’accessibilité financière - jusqu’à la gratuité de certaines activités, évènements et dispositifs - demeurera un axe fort de la politique culturelle insoumise, à commencer par les structures et offres gérées en régie directe qui montreront l’exemple.

Aussi, comment pensez-vous accompagner les structures existantes pour pérenniser leur projet dans des locaux adaptés aux pratiques de la musique ? Quel budget d’investissement pensez-vous notamment mobiliser pour accompagner ces lieux ? Comment pensez-vous mener votre politique d’aménagement du territoire ?
Trop de municipalités inaugurent de nouveaux équipements en pensant que la simple existence de leurs murs suffira à faire rayonner l’action culturelle locale. Ces choix sont souvent guidés par des logiques de communication plus que de construction sur le long terme. Les équipes alors chargées de faire vivre ces équipements flambant neufs ont souvent des effectifs et des moyens réduits, inversement proportionnels à l’ampleur des missions qu’on leur demande de mener. Ces situations se font au détriment des habitants comme des agents et peut entraîner des violences sociales inadmissibles. Nous ferons le bilan des moyens humains et financiers nécessaires au bon accomplissement des missions des équipements déjà existants, avec les personnes qui les font vivre mais aussi les habitants et acteurs locaux. Nous ferons également avec les mêmes interlocuteurs le bilan des besoins et de la sous-dotation en équipement dans certains quartiers. Notre action en matière d’aménagement culturel du territoire s’adaptera aux spécificités des lieux de vie à partir de l’existant comme de ses manques pour aller dans le sens de notre objectif d’une culture de proximité et du quotidien. Cela passera notamment par :
- par le renforcement des moyens des équipements existant le nécessitant pour l’accomplissement de leurs missions,
- la mutualisation des espaces
- l’occupation facilitée ou gratuite de locaux publics,
- la mise à disposition et l’aménagement d’espace de création, d’apprentissage, de diffusion dans des lieux vacants
- le développement d’une politique de « culture à loyers modérés » pour les associations et travailleurs des arts et de la culture du territoire
Les budgets d’investissement municipaux se partageront d’une part sur le travail à mener sur l’équipement existant à partir des besoins recensés - type de rénovation, mise aux normes, insonorisation, transition écologique et accessibilité - et d'autre part sur la construction de nouveaux équipements là où cela est nécessaire, notamment dans les quartiers populaires souvent moins dotés. Ces équipements auront vocation à croiser culture, éducation populaire et vie associative. Croiser ces missions au sein de mêmes équipements nous semble être un choix politique essentiel afin de favoriser la familiarité de toutes et tous avec les arts et la culture.

Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez vous positionner au regard des enjeux de la liberté de création, vis-à-vis des programmations proposées par les structurelles culturelles de votre territoire ?
Le projet communaliste insoumis est un projet de rupture avec l’ordre établi, y compris dans les vieilles méthodes d’ingérence, de clientélisme et de censure dans les arts qui se développent de plus en plus chez des élus abusant de leurs pouvoirs. En tant qu’Insoumis, nous avons pour mot d’ordre dans les arts que la politique ne se mêle pas d’esthétique, à l’exception d’un souci accru pour la diversité et le renouvellement des formes. Si des désaccords peuvent avoir lieu, ils ne le seront qu’au regard du cahier des charges lié à ces financements. Ils seront réglés dans le dialogue et jamais dans la punition expéditive et pour l’exemple que manient désormais trop d’élus. Nous considérons toute programmation comme étant politique, et ce dans le bon sens du terme, dans le sens où elles témoignent toujours d’une vision du monde et de ses représentations. Ainsi, nous admettons que des programmations puissent entraîner des protestations populaires, comme c’est le cas lors des programmations d’artistes accusés de violences ou harcèlement sexistes et sexuels, ou ayant manifesté un soutien sous une forme ou une autre au gouvernement israélien dans sa politique de colonisation et le génocide à Gaza.

Partie 1 : Priorités politiques, vision des thématiques LGBTI+ et engagement des têtes de liste
Avec laquelle de ces affirmations êtes-vous le plus d’accord ?
C’est en agissant au niveau national que l’on peut le mieux agir sur les sujets LGBTI+

Votre tête de liste a-t-elle déjà initié, soutenu ou accompagné des actions en lien avec les enjeux LGBTI+ dans le cadre de ses engagements actuels ou passés ?
Oui. En tant que députée de Paris, Sophia Chikirou a signé les propositions de lois suivantes :
- Proposition de résolution, tendant à la création d'une commission d'enquête visant à interroger l’inadaptation de la réponse actuelle face aux crimes d’extrême droite, notamment contre les personnes lesbiennes, gay, bisexuel·les, transgenres ou intersexes.
- Proposition de loi supprimant la mention du sexe sur les cartes nationales d'identité
- Proposition de loi visant à universaliser l’assistance médicale à la procréation sans plus aucune forme de discrimination
Sophia Chikirou a soutenu l'inter-LGBT par l'octroi de subventions de la région Île-de-France lorsque Valérie Pécresse les a fait supprimer. Elle a apporté son soutien à la librairie Violette and Co, spécialisée dans les ouvrages féministes et LGBT+, qui a été perquisitionnée pour avoir proposé à la vente le livre « From the River to the Sea ». Sophia Chikirou soutien également la pérennisation et la sécurisation des financements du Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF.

Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition de votre liste pour les personnes LGBTI+ pour votre ville, quelle serait-elle ?
Notre ambition est de faire de notre ville une zone de liberté et d'égalité réelle et de sûreté pour chacune et chacun en éradiquant les LGBTIphobies par une politique municipale active de protection, de visibilité et d'accès aux droits pour toutes et tous, de la naissance à la fin de vie. Paris est la ville où l’on vient se réaliser et s’émanciper. Ce sera la philosophie de notre action.


Partie 2.1 : Programme et propositions sur les sujets LGBTI+
Quels sont, selon vous, les principaux enjeux pour les personnes LGBTI+ dans votre ville ?
L'enjeu premier est la sécurité physique et psychologique face à une « offensive réactionnaire » et une augmentation des actes de violence LGBTIphobes. On en recense 4 800 chaque année, et ce chiffre est sous-évalué, avec une augmentation de 14% depuis 10 ans. L’autre enjeu est l’accès au droit et à l’accompagnement, notamment pour les mineurs LGBTI en rupture familiale.

Comment qualifieriez-vous la place des enjeux LGBTI+ dans votre programme ou projet municipal actuel ?
Déclinés dans une rubrique dédiée

Quelles actions concrètes envisagez-vous pour soutenir les associations LGBTI+ de votre commune ? (mise à disposition de locaux, subventions, partenariats, soutien logistique, communication, mécénat de compétences...)
Nous pérenniserons et sécuriserons les financements aux associations LGBTI+, notamment au Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF .
Nous soutiendrons les associations pour offrir des permanences juridiques gratuites, permanentes et mobiles dédiées au signalement et à l’accompagnement des victimes de sexisme et de LGBTIphobies. Nous portons également l’ouverture d’un « centre LGBTI+ » en collaboration avec les associations », qui garantira la mise à disposition d'un réseau de salles accessibles gratuitement (en semaine et week-end) pour les associations, mais permettra également d’organiser des conférences, expositions, etc.
La ville s'engage à soutenir activement les Marches des Fiertés en facilitant leur organisation logistique et en garantissant leur sécurité. La mairie participera de manière visible aux événements (expositions, conférences) pour légitimer la parole des associations.

Prévoyez-vous d’inclure les associations dans les dispositifs participatifs d’élaboration des politiques municipales ?
Oui


Partie 2.2 : Propositions thématiques
Quelles sont vos propositions en matière de stratégie municipale et d’animation locale sur les sujets LGBTI+ ? (plan de sensibilisation et de formation du personnel municipal, charte et label, plan local de lutte contre les LGBTIphobies, partenariats intercommunaux, participation aux dispositifs participatifs...)
La Ville de Paris sera un employeur exemplaire dans le champ de la lutte contre les discriminations. Nous nous engageons à ce que nos services soient irréprochables dans l'accueil des publics LGBTI+. Les agents seront fidélisés et formés à cet effet.
Plus spécifiquement, les policiers municipaux recevront une formation sur les critères de discrimination (orientation sexuelle, identité de genre) pour savoir accueillir et guider les victimes sans générer une victimisation secondaire. La création d'un référent ou d'une cellule de référence dans les postes de police sera effective.
Dans le champ éducatif, la Ville favorisera l'intervention d'associations agréées dans les écoles pour l'éducation à la vie affective et sexuelle, incluant les questions de genre. Le domaine sportif est également pris en compte par le programme de la France insoumise, les communes élaboreront, directement avec les clubs locaux, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport pour garantir l'inclusion de toutes et tous, conditionnant ainsi les financements au respect de ces valeurs.

Quelles actions envisagez-vous pour assurer l’effectivité des droits des personnes LGBTI+ dans les services municipaux ? (accueil du public, diversité des familles et des couples, état civil, formulaires...)
Nous avons prévu de former l’ensemble des agents de la collectivité sur ces enjeux. Une attention particulière est portée aux agents d'accueil, d'état civil. Ils seront formés à l'accueil des personnes transgenres et intersexuées (respect de l'identité de genre, prénom d'usage) et des familles homoparentales pour lutter contre les stéréotypes et éviter les mauvaises orientations.
Nous maintiendrons la pression sur les Centres Médico-Psychologiques co-financés par la Ville où exercent encore des psychologues transphobes

Quelles sont vos propositions en matière de services aux familles ? (adaptation à la diversité des réalités familiales, formation du personnel municipal, actualisation des formulaires administratifs, soutien et accompagnement des parcours familiaux...)
Les communes insoumises s’engagent à garantir l'égalité réelle en passant d'une administration normée sur le couple hétérosexuel à un service public inclusif pour toutes les configurations familiales. Les services municipaux et l'administration doivent prendre en compte l’intégralité des configurations familiales pour cesser de les invisibiliser. Cela rejoint ce que nous portons dans L’Avenir en commun avec la déjudiciarisation du changement de mention de sexe à l'état civil pour le rendre libre et gratuit devant un officier d’état civil (pour les mineurs, cette modification serait possible avec l'accord d'un des parents, considérée comme une démarche courante) ou encore l’établissement de la filiation par reconnaissance comme principe par défaut.

Quelles sont vos propositions en matière de santé et de prévention ? (accessibilité et offre de soins, sensibilisation et formation des professionnel·le·s de santé, accompagnement et soutien psychologique, santé sexuelle et lutte contre le VIH/SIDA, accès aux soins et aux droits des travailleur·euses du sexe...)
Nous développerons les campagnes de sensibilisation en matière de santé sexuelle.
Nous proposons de renforcer les moyens des CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) souvent surchargés, et d’instaurer du dépistage anonyme et gratuit des IST en laboratoire sans avance de frais. Au niveau municipal, il est proposé d'installer des CeGIDD directement dans les structures de santé municipales.
Face à la surreprésentation des tentatives de suicide chez les jeunes LGBTI, des mesures spécifiques sont prévues, par exemple, le renforcement des Centres Médico-Psychologiques (CMP) et le remboursement des consultations de psychologues, avec une attention particulière aux jeunes via des « parcours santé jeunes »

Quelles sont vos propositions en matière de lutte contre les discriminations et les violences envers les personnes LGBTI+ ? (formation et sensibilisation de la police municipale, dispositifs d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des victimes, suivi des violences et actes LGBTIphobes, prévention et médiation...)
Nos propositions programmatiques en matière de lutte contre les discriminations et violences envers les personnes LGBTI permettent de briser le mur de défiance entre les forces de l'ordre et les victimes LGBTI pour encourager les dépôts de plainte. Pour le permettre, les policiers municipaux seront formés aux différents critères de discrimination. La formation insistera sur les délais de prescription (un an) pour mieux guider les victimes. La Ville soutiendra la mise en place d’un référent ou d'une « cellule de référence » au sein des postes de police pour accueillir spécifiquement les victimes de discriminations LGBTI. Le programme national prévoit un « plan d’éradication des violences » incluant des instructions claires et la sanction systématique des comportements homophobes au sein des forces de l'ordre.
Par ailleurs, la commune doit pallier les carences de l'État dans la protection des victimes, notamment les plus jeunes, ce qui passe par la création de lieux d'accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle ou identité de genre, pour répondre à la mise à la rue des jeunes LGBTI+ et permettre une aide immédiate en cas d’insécurité.
Pour rendre les discriminations visibles et quantifiables, la Ville se dotera d'outils de mesure indépendants. Cette démarche passe par la création d'un Observatoire parisien des discriminations, en partenariat avec les associations et les universitaires et doté d'un budget participatif. Cet Observatoire aura la capacité de mener des actions de testing (tests de discrimination à l'embauche, au logement ou à l'entrée des lieux publics) pour prouver les infractions.

Quelles sont vos propositions en faveur de la jeunesse et du bien vieillir ? (accessibilité des services municipaux, formation du personnel, espaces sûrs et inclusifs, soutien et accompagnement psychologique, visibilité et représentation à tous les âges de la vie...)
Afin de protéger les plus jeunes, la priorité est de pallier les conséquences des ruptures familiales et de prévenir les discriminations à l'école. Face au manque cruel de moyens pour l’hébergement et l’accompagnement des jeunes mis à la rue par des parents LGBTIphobes, la Ville s'engage à créer, développer ou soutenir un lieu d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle. La ville favorisera l’intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles et promouvra une éducation à la vie affective et sexuelle prenant explicitement en compte les questions de genre et les personnes LGBTI.
Pour le « bien vieillir » des personnes LGBTI : inclusion et lutte contre l'isolement L'objectif est d'éviter que les seniors LGBTI ne subissent des discriminations en perte d'autonomie. Ainsi, la Ville formera les agents à l'accueil des publics LGBTI et favorisera la création d'espaces inclusifs au sein des centres d’hébergement.
Il est impératif de former les professionnels du grand âge et les soignants pour délivrer des soins appropriés et non-stigmatisants et de lutter contre l'isolement spécifique qui peut toucher les seniors LGBTI sans descendance ou éloignés de leur famille.

Quelles sont vos propositions en matière de sport, de culture et de mémoire ? (aide au développement sportif, soutien à la création artistique et reconnaissance publique de la mémoire LGBTI+...)
La France insoumise propose de garantir un accès au sport sans discrimination de genre ou d'orientation sexuelle, en sécurisant la pratique. Le programme prévoit la mise en place réelle, à la fois contrôlée et évaluée d'un plan d'action, de formation et de sensibilisation sur les LGBTIphobies dans le sport. Une attention spécifique est portée à l'inclusion des personnes trans dans les pratiques sportives, pour empêcher leur exclusion des compétitions ou des clubs.
À l'échelle locale, les communes élaboreront directement avec les associations sportives une « charte de lutte contre les discriminations dans le sport » pour engager les clubs.
La culture est utilisée comme un levier pour donner à voir en positif une société émancipée et lutter contre l'invisibilisation. Il est demandé de travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques et médiathèques municipales pour y inclure des ouvrages de l’esprit ou presses d’actualité traitant des thématiques LGBTI. La création de Centres LGBTI inclut des espaces dédiés aux archives, mise en place d'expositions et performances artistiques.
Le Nouveau Paris Populaire s'engage à constituer un fonds d’archives des luttes locales qui inclura spécifiquement les luttes d’émancipation LGBTI de la localité, pour sauvegarder et valoriser ces productions culturelles et militantes passées et présentes.

Quelles sont vos propositions en matière d'espace public et d'infrastructures ? (aménagements inclusifs et accessibles, visibilité, création et soutien aux lieux et évènements communautaires, communication...)
Concernant la sécurité et la sureté dans l’espace public, la liste insoumise à Paris a prévu de lutter contre les harcèlements de rue en installant des bornes d’appel d’urgence. Elle prévoit également de créer un environnement urbain plus sûr et inclusif à travers un plan « Ville éclairée et inclusive ». Comme expliqué plus haut, les communes insoumises s’engagent également à accompagner les projets associatifs des associations LGBTI. La commune soutiendra activement les Marches des Fiertés sur le plan logistique, mais aussi par une participation institutionnelle visible via des expositions, des conférences ou des projections organisées par la ville tout au long du mois des fiertés.

Auriez-vous d’autres propositions sur des sujets ou des domaines que vous jugeriez pertinent ?
La Ville n’agira pas uniquement dans le cadre des compétences qui lui sont attribués par la loi mais fera de l’outil budgétaire un outil d’orientation des politiques publiques. Aucun euro d’argent public n’ira aux structures ou aux associations qui pérennisent les discriminations et spécifiquement les discriminations contre les personnes LGBTI+.

Quelles mesures spécifiques comptez-vous mettre en œuvre pour garantir la sécurité, la reconnaissance et l’accompagnement des personnes trans ? (soutien aux associations, facilitation du changement d’état civil, formation et sensibilisation des agents publics...)
Comme écrit plus haut, notre programme national propose une rupture totale avec la procédure actuelle jugée pathologisante et complexe. Au niveau national, la France insoumise prévoit de déjudiciariser le changement de sexe à l’état civil en le rendant libre et gratuit devant un officier d’état civil (donc en mairie), sur simple demande déclarative, sans condition médicale. Nous établirons le rapport de force politique avec l’Etat au lendemain de l’élection municipale sur le sujet.
En ce qui concerne ce que nous mettrons en œuvre au niveau communal, il s’agit de l’intégralité des mesures présentées dans ce questionnaire. La question de la transidentité ne doit pas être dissociée des autres questions.


Partie 3 : Place et représentation des personnes LGBTI+
Prévoyez-vous de désigner un·e élu·e référent·e des questions LGBTI+ au sein du conseil municipal ?
Oui, un·e élu·e en charge de la lutte contre les discriminations incluant les thématiques LGBTI+

Votre liste inclut-elle des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+ et/ou sont engagées sur ces thématiques ?
Oui, des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+

Menez-vous une démarche spécifique pour garantir une meilleure représentativité des diversités sur votre liste ? (orientations sexuelles, identités de genre, origines, situations de handicap...) *
Oui, la liste insoumise à Paris est construite afin que le Conseil de Paris reflète la diversité de la société, dépassant la simple légalité pour viser une égalité réelle d'accès aux mandats.

Chartes et pétitions

Engagements pris :

Engagement 1 : Adopter un plan municipal dédié aux familles monoparentales et aux mères isolées avec une vision transversale, un diagnostic, des objectifs chiffrés et une gouvernance partagée

Engagement 2 : Réduire les factures et renforcer l'équité des services municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales

Engagement 3 : Renforcer et élargir les services publics municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales

Engagement 4 : Soutenir par des mesures concrètes l’accès à un logement digne pour les mères isolées et les familles monoparentales

Engagement 5 : Favoriser l’accès à un emploi stable et compatible avec la vie familiale

Engagement 6 : Favoriser le répit, l’entraide et la solidarité pour les mères isolées et les familles monoparentales

Engagement 7 : Accompagner les séparations et protéger les familles monoparentales face aux violences

Engagement 8 : Faciliter l’accès aux droits et à la démocratie

Engagement 9 : Faciliter l’accès au sport et aux loisirs

Engagement 10 : Favoriser l’accès aux soins et à un suivi médical pour les mères isolées et les familles monoparentales

Engagements pris :

ANIMAUX DE COMPAGNIE & ACCÈS AUX SOINS
- Financer la stérilisation des chats errants en partenariat avec associations locales.
- Mettre en place un label ou partenariat avec des vétérinaires proposant des soins accessibles aux ménages précaires.
- Créer un numéro unique municipal pour signaler rapidement les animaux en détresse.

COEXISTENCE EN VILLE
- Développer des espaces publics adaptés aux chiens, incluant des zones de liberté sécurisées.
- Organiser des solutions d’accueil temporaire pour animaux en cas d’hospitalisation ou de violences intrafamiliales.

SENSIBILISATION & PRÉVENTION
- Renforcer l’éducation au respect du vivant dans les écoles et campagnes municipales.
- Promouvoir l’adoption responsable via un soutien direct aux refuges locaux.

GOUVERNANCE & PARTICIPATION
- Interdire la vente de chiots et chatons dans les foires et salons locaux.
- Allouer un budget participatif dédié aux initiatives en faveur de la condition animale.

ÉTHIQUE DANS L’ESPACE PUBLIC
- Encadrer les événements municipaux afin d’exclure toute pratique associée à la maltraitance animale.

Pétition signée : Rénovons les écoles !

Trop d’écoles sont mal isolées, ce qui rend l’apprentissage difficile et met en danger la santé des élèves et du personnel enseignant. Nous réclamons d’urgence aux pouvoirs publics la rénovation énergétique des établissements scolaires pour assurer de meilleures conditions d’apprentissage, réduire les factures d’énergie et lutter contre le dérèglement climatique. Signez la pétition !

Aujourd’hui, de nombreuses écoles souffrent de mauvaises conditions d’isolation, aussi bien en hiver qu’en été. Les élèves et le corps enseignant doivent faire face à des températures inacceptables dans les salles de classe, rendant difficiles l’apprentissage et l’enseignement. Les températures trop froides ou trop chaudes affectent la concentration des enfants, leurs résultats scolaires, leur santé, et rendent le travail des enseignant·es éprouvant. En hiver, certains élèves sont contraints de garder leurs manteaux pour suivre leurs cours, tandis que les épisodes caniculaires en début ou fin d’été peuvent transformer les salles en véritables fours.

Face à cette réalité alarmante, il est urgent d’agir pour le bien-être des plus jeunes, de leurs enseignant·es et des générations futures. Les écoles, collèges et lycées doivent rester des lieux où on peut apprendre et construire son avenir. C’est pourquoi la rénovation énergétique des établissements scolaires ne peut plus attendre ! En plus de garantir des conditions d’apprentissage décentes, cette transformation permettrait de répondre à des enjeux économiques et écologiques cruciaux.

Nous demandons des moyens et des actions d’urgence pour la rénovation énergétique des établissements scolaires, afin de :
- Protéger la santé et le bien-être des élèves et des enseignant·es en leur assurant des conditions d’apprentissage épanouissantes toute l’année.
- Réduire les coûts énergétiques et les factures d’électricité, soulageant ainsi des établissements et des collectivités déjà en manque de moyens.
- Lutter activement contre le dérèglement climatique, en faisant des écoles des modèles de sobriété et d’efficacité énergétiques, fonctionnant sans énergies fossiles et adaptées à un climat qui change.

Et si nous allions encore plus loin ? Pourquoi ne pas transformer les écoles en véritables acteurs de la transition énergétique ? En installant des panneaux solaires sur les toits, en végétalisant les cours d’école, en sensibilisant les élèves à la sobriété énergétique, nous pourrions rendre les établissements plus autonomes en énergie et en faire des exemples de résilience et d’adaptation. Les élèves d’aujourd’hui, citoyennes et citoyens de demain, méritent des écoles modernes et adaptées aux enjeux écologiques.

Ensemble, exigeons des moyens et des actions concrètes pour une éducation dans de bonnes conditions pour toutes et tous.

Lien vers la pétition : https://www.greenpeace.fr/ecole-mal-isolee-eleves-en-difficulte/

LETTRE OUVERTE signée
Les règles sont une question de justice sociale : des élu·es et candidat·es appellent à faire de la justice menstruelle un engagement municipal

Le 20 février, Journée mondiale de la justice sociale, est l’occasion de rappeler une évidence trop longtemps passée sous silence : il ne peut y avoir de justice sociale sans justice menstruelle. Aujourd’hui encore, en France, avoir ses règles reste pour beaucoup un obstacle quotidien à l’égalité réelle. Ce sujet, intime en apparence, est en réalité profondément politique : il touche à l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, au travail, au sport et à la participation à la vie locale.

La précarité menstruelle concerne près de 4 millions de personnes dans notre pays. Derrière ce chiffre, il y a des réalités très concrètes : une élève qui manque l’école faute de protections, une salariée qui renonce à une journée de travail, une personne qui s’éloigne des activités sportives ou de la vie sociale par manque de ressources, d’espaces adaptés ou d’information. Ce n’est pas une fatalité biologique : ce sont des inégalités sociales, qui se vivent chaque mois, partout sur les territoires.

À l’approche des élections municipales de mars 2026, nous sommes convaincu·es d’une chose : les communes ont un rôle déterminant à jouer. Parce que ce sont elles qui sont au plus près du quotidien, elles peuvent faire de la santé menstruelle un levier concret de dignité, d’égalité et de cohésion sociale. Et cela fonctionne déjà.


Que ce soit en généralisant la mise à disposition gratuite de protections périodiques, en développant des actions d’information et de sensibilisation à la santé menstruelle, en soutenant les associations locales, ou encore en intégrant ces enjeux dans les politiques de solidarité, de jeunesse, de sport ou de ressources humaines, des dizaines de collectivités ont déjà prouvé que la justice menstruelle se décline concrètement au niveau local.


Ces initiatives montrent qu’il est possible d’agir dès aujourd’hui, avec des mesures utiles, visibles et positives pour les habitant·es. Pour que plus personne ne manque l’école, le travail ou le sport à cause des règles, il est temps de faire de la santé menstruelle un sujet pleinement intégré aux politiques publiques locales. En parler, former, équiper, informer, rendre visibles ces enjeux : c’est permettre à chacun·e de vivre son quotidien sans que les règles soient un frein, un tabou ou une source d’exclusion.

La justice sociale se construit aussi dans l’ordinaire. Dans un collège, une médiathèque, un centre social, dans les toilettes d'un gymnase ou encore au cœur des politiques de prévention et de santé. Prendre en compte la santé menstruelle dans les programmes municipaux, c’est agir concrètement pour la liberté, l’égalité et la dignité de toutes et tous.

À travers cet appel, nous souhaitons rassembler les élu·es et candidat·es qui veulent faire des règles un véritable sujet municipal. Rejoindre ce mouvement, c’est affirmer que la justice menstruelle est un enjeu d’intérêt général, et s’engager à la traduire en actions sur son territoire. Ensemble, faisons des municipales 2026 un moment où les règles cessent d’être un impensé des politiques locales, pour devenir un levier assumé de justice sociale.

APPEL POUR LE SAUVETAGE DU SIÈCLE ENGAGEONS NOTRE VILLE
Nos engagements :

• Mesure 1. Fixer un objectif de réduction de 50 % de la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032 dans la politique alimentaire urbaine, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant, voté en conseil municipal (PAT, SPASER, PCAET, plan d’action alimentaire municipal ou tout autre cadre garantissant son application effective).

• Mesure 2. Instaurer une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).

• Mesure 3. Instaurer deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).

• Mesure 4. Instaurer une journée végétalienne hebdomadaire en restauration scolaire (a minima le plat principal ne comportant aucun produit d’origine animale).

• Mesure 5. Mener annuellement une démarche à destination du grand public et/ou des restaurateurs pour encourager et accompagner le développement d’une alimentation plus végétale (charte entre la ville et ses restaurateurs, festival dédié, participation au Veganuary, ou toute autre campagne de promotion à visée structurante).

• Mesure 6. Déclarer et s’engager à proposer systématiquement une offre végétale significative dans les buffets des réceptions officielles de la ville pour le mandat 2026-2032.

• Mesure 7. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de l’élevage sans accès au plein air dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).

• Mesure 8. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de la pisciculture [ajout : intensive] dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).

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