I. Priorités politiques de mandature
1. La santé publique doit-elle, selon vous, constituer une priorité politique
structurante de la prochaine mandature municipale parisienne ?
Oui, priorité majeure
Pour ces élections municipales, alors que cette question ne relève pas de la
responsabilité des municipalités, les électeurs placent la santé comme une des
premières priorités. Notre programme intègre cette demande, mais nous ne
souhaitons pas nous substituer à l’Etat et à la Sécurité sociale en termes de
financement du fonctionnement des structures. Ainsi nous proposons de mettre en
place des centres de santé polyvalents en fournissant des locaux et de la logistique
aux gestionnaires qui seront en priorité l’AP-HP, mais également les ESPIC ainsi que
les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Cela permettra qu’y exercent également
des médecins spécialistes en secteur 1, puisque l’ensemble du personnel sera salarié.
2. Êtes-vous favorable à l’identification explicite de la santé comme axe politique
transversal (urbanisme, environnement, action sociale, éducation, solidarité) dans le
programme municipal ?
Notre approche politique intègre la santé dans ses trois composantes, physique,
psychologique et sociale. La question de la santé est donc transversale dans tous les
axes de notre programme, que ce soit dans l’alimentation (cantines scolaires), la
qualité de l’air, l’accès à des équipements sportifs (en intégrant notamment la
question du sport santé), la qualité et la salubrité des logements, etc.
II. Gouvernance et pilotage politique
3. Vous engagez-vous à désigner un(e) élu(e) clairement identifié(e) en charge de la
santé publique au sein de l’exécutif municipal ?
4. Êtes-vous favorable à la création ou au renforcement d’une instance municipale
de pilotage de la santé, dotée de moyens identifiés et associant des experts
indépendants ?
Le maire adjoint chargé de la santé devra alimenter la politique transversale citée
dans la question précédente.
III. Pharmaciens et politiques municipales de proximité
5. Considérez-vous les pharmaciens d’officine comme des acteurs de santé de
première ligne dans les politiques municipales de prévention et de proximité ?
6. Vous engagez-vous à intégrer explicitement les pharmaciens dans les dispositifs
municipaux de prévention, de dépistage, de vaccination et d’éducation à la santé ?
7. Êtes-vous favorable à la contractualisation entre la Ville et les réseaux officinaux
pour déployer des actions de santé publique locales ?
Les pharmacies d’officine ont constitué un maillon essentiel en termes de réponse
aux besoins lors de la crise COVID. Leur maillage territorial constitue un atout
précieux qu’il faut absolument préserver.
Les pharmaciens d’officine et leurs collaborateurs sont des acteurs essentiels pour
une offre de soins de proximité dans le cadre d’u travail collaboratif avec l’ensemble
des professionnels de santé, en particulier les médecins.
Nous répondons donc clairement oui à vos questions 6 et 7.
IV. Égalité territoriale et cohésion sociale
8. Vous engagez-vous à porter une attention politique spécifique à l’accès aux
services de santé et pharmaceutiques dans les quartiers parisiens les plus fragiles ?
9. La Ville doit-elle, selon vous, utiliser ses leviers (urbanisme, soutien logistique,
information, coordination) pour réduire les inégalités territoriales de santé ?
Nous sommes clairement pour une politique de rétablissement de l’égalité d’accès
aux services essentiels dans les quartiers populaires. C’est la raison pour laquelle,
des mesures inégalitaires entre les différents quartiers parisiens seront nécessaires
pour atteindre cet objectif.
Comme cela a déjà été évoqué, nous sommes clairement dans la logique d’une
« seule santé ».
V. Reconnaissance politique des métiers de la Pharmacie
10.Vous engagez-vous à reconnaître explicitement, dans les documents de politique
municipale, la contribution des métiers de la Pharmacie à la santé publique
parisienne ?
11.Êtes-vous favorable à l’association régulière des représentants des professions
pharmaceutiques à l’élaboration et à l’évaluation des politiques municipales de
santé ?
Nous répondons oui aux deux questions 10 et 11.
VI. Santé environnementale : choix et arbitrages
12.La santé environnementale doit-elle constituer, selon vous, un axe politique
prioritaire de la Ville de Paris ?
13.Vous engagez-vous à fonder les décisions municipales en matière de risques
sanitaires et environnementaux sur une expertise scientifique indépendante, y
compris lorsqu’elle éclaire des arbitrages politiquement sensibles ?
14.Quel rôle politique souhaitez-vous confier aux experts pharmaciens dans ces
décisions ?
La santé environnementale est une préoccupation essentielle pour LFI. Notre
association avec les Verts Populaires va renforcer notre expertise dans ce domaine.
L’avenir nous oblige à mettre une priorité aux enjeux environnementaux face aux soi-
disant priorités économiques.
L’expertise scientifique est essentielle pour alimenter un débat qui peut être
contradictoire pour essayer de trouver les meilleures solutions aux problèmes posés.
Plus les domaines d’expertise sollicités sont variés, meilleur sera le débat. Les experts
pharmaciens sont donc incontournables.
VII. Innovation, recherche et attractivité
15.La Ville de Paris doit-elle jouer un rôle politique actif dans le soutien aux
écosystèmes de recherche, d’innovation et de formation en santé et en pharmacie ?
16.Vous engagez-vous à inscrire la santé et les sciences pharmaceutiques comme
leviers d’attractivité du territoire parisien ?
Oui sur le principe pour les questions 15 à 16. Cependant, il est nécessaire que les
différents intervenants, Etat, Région et Ville de Paris puissent avoir des réponses
coordonnées aux demandes de soutien.
VIII. Dialogue institutionnel et engagements
17.Vous engagez-vous à instaurer un dialogue institutionnel régulier entre la
municipalité et les institutions scientifiques indépendantes, dont l’Académie nationale
de Pharmacie ?
18.Seriez-vous disposé(e) à formaliser ce dialogue par des auditions, avis ou groupes
de travail réguliers sur les politiques municipales de santé ?
Oui aux deux questions qui mettent en lumière le déficit de démocratie participative
dans le fonctionnement actuel de nos institutions. C’est un domaine où nous voulons
agir pour redonner du sens à la politique au sens propre du terme c’est-à-dire
organiser la vie dans la cité, ce qui ne peut se faire sans l’intervention continue des
citoyens de la cité.
Association Respire
Maison de la vie associative et citoyenne du 9e
54 Rue Jean-Baptiste Pigalle
75009 Paris
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre manifeste sur la qualité de l’air et je vous en remercie.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons non seulement sur les constats mais également sur bien des solutions à privilégier pour un Paris respirable.
En effet, la philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez en accompagnement de ce courrier, place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, qui sera particulièrement suivie par mon premier-adjoint.
Sur les mobilités qui constituent votre premier point, notre politique reposera sur le partage du temps plutôt que d’un espace restreint en nous appuyant sur la gestion intelligente. Rejoignant votre première proposition, nous prévoyons la création de « Quartiers libres » de toute circulation automobile. La voiture n’a pas à s’infiltrer partout. En outre, comme vous, notre priorité sera le transport collectif et le transport collectif de surface car il est celui du quotidien. Nous renforcerons le réseau actuel des Traverses qui constituent souvent le seul lien entre les quartiers périphériques et le centre de Paris. Notre plan mobilité bénéficiera d’un surplus d’investissement de 20 millions d’euros. Plus largement, un vaste plan d’accessibilité sera déployé afin de rendre la ville plus inclusive. Nous lancerons un plan vélo, via la création d’une régie publique en lieu et place de vélib, impliquant un investissement en infrastructures pour 10 millions d’euros. Enfin, je fais mienne votre conclusion : « repenser les plans de circulation pour favoriser la marche, réduire le trafic de transit et apaiser l’espace public ».
Vous attirez notre attention sur la logistique. La livraison est un élément essentiel dans une ville comme Paris. Celle-ci sera intégrée dans notre politique de partage du temps et de réaménagement de l’espace. Vos propositions – mettre en place des zones de livraison et horaires spécifiques – rejoignent parfaitement les éléments de notre programme.
Concernant la santé publique et environnementale, nous mettrons en place un véritable service public communal de la santé privilégiant une approche de prévention. Vous mettez la focale sur la pollution atmosphérique et ses conséquences sur les enfants. C’est un constat que nous partageons. Nous reprenons d’autant plus facilement à notre compte vos propositions qu’elles s’inscrivent parfaitement dans nos priorités : la santé et le bien-être des enfants.
Concernant l’écologie et plus particulièrement l’habitat et le chauffage. C’est un point essentiel de l’adaptation de la ville à la prochaine canicule, vos propositions pour une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments rejoignent parfaitement nos priorités quant à l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées pour un montant de 208 millions d’euros par an supplémentaire car il y a urgence. Nous avons également réfléchi à la commande publique. Elle sera évidemment recalibrée pour être plus verte dans tous les domaines.
Enfin, vous évoquez la crise de gouvernance. La question démocratique fait l’objet du premier chapitre de notre programme tant elle conditionne tout le reste. Nous avons besoin à toutes les échelles d’une véritable révolution citoyenne qui s’empare des questions essentielles parmi lesquelles la qualité de l’air. Nous nous y emploierons avec la mise en place d’un référendum local d’initiative citoyenne, la création de conseils de quartier cogérés par les Maisons de quartier. Nous créerons également un Conseil économique social et environnemental parisien avec de discuter des grands enjeux de manière permanente.
CLE Autistes
Mairie du 20e
6 place Gambetta
75020 Paris
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre charte
pour les élections municipales à venir et je vous en remercie. Vous avez eu l’occasion de la
présenter à Sophie de la Rochefoucauld, candidate pour le 20e arrondissement et Christophe
Prudhomme, candidat pour le 13e arrondissement.
A la lecture de votre charte, je tiens à m’engager à la prise en compte du changement de
paradigme de la convention de l’ONU, soit l’objectif de rendre absolument tout accessible à
tous. Je tiens également à m'engager à la formation des agents de la ville aux discriminations
qui touchent les personnes handicapées, notamment les handicaps cognitifs et psychiques, afin
de lutter contre le validisme et la psychophobie.
S’agissant de votre second engagement, je suis d’accord sur le principe de dénoncer le conflit
d’intérêt des associations qui en même temps gèrent les établissements de santé. Je suis donc
favorable à la désinstitutionnalisation mais en ne tombant pas dans le piège des néolibéraux
qui profitent de cette demande légitime pour fermer les institutions. Or il faut conserver ces
structures avec du personnel formé, pérenne assurant un service différent de ce qui existe
actuellement permettant à la fois d'accueillir ceux qui le souhaite et d'accompagner ceux qui
restent en milieu ordinaire.
Enfin concernant l’auto-représentation par la subvention des associations de concernés à la
place des associations gestionnaires pour mener des actions qui visent à l’autonomie et à
l’inclusion, je souhaite plutôt m’engager à subventionner les associations de concernés en
complément des associations gestionnaires et non à leur place.
Je reste disponible pour poursuivre l’échange avec votre association. Je vous prie d’agréer,
Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Nos engagements :
1. Prévenir la population des dangers du numérique
2. Former les agents de la ville aux risques du numérique
3. Réguler les équipements numériques de la ville
4. Permettre le droit à la non-connexion administrative
Lien vers la charte : https://www.collectifattention.com/charte-municipale/
Considérez-vous la lutte contre la pollution sonore
environnementale comme un enjeu majeur de santé
publique.
OUI La pollution sonore est l’une des premières causes de
dégradation de la qualité de vie à Paris. Bruits de circulation,
moteurs, sirènes, chantiers, activités nocturnes : pour de
nombreux Parisiens, le silence est devenu un luxe inaccessible.
Cette exposition permanente au bruit a des conséquences
sanitaires avérées : troubles du sommeil, stress chronique,
maladies cardiovasculaires, difficultés de concentration. Les
quartiers les plus populaires et les établissements sensibles
comme les écoles, les hôpitaux ou les EHPAD sont souvent les
plus exposés. Malgré l’existence de réglementations, le bruit
reste insuffisamment mesuré, mal contrôlé et rarement traité de
manière préventive. Défendre un droit au silence, ce n’est pas
nier la vie urbaine, mais organiser collectivement un cadre
sonore compatible avec la santé, le repos et la qualité de vie.
Considérez-vous la protection de la qualité du
sommeil, la nuit, comme devant être une priorité
d’action?
OUI La nuit n’existe plus à Paris. L’éclairage public excessif, les
enseignes lumineuses, les publicités et les vitrines éclairées en
continu participent à une pollution lumineuse massive qui
dégrade la qualité du sommeil, perturbe les rythmes biologiques
et nuit à la biodiversité. Cette surexposition à la lumière
artificielle touche en particulier les habitants des quartiers
denses et populaires, ainsi que ceux qui travaillent en horaires
décalés. Pourtant, des solutions existent pour concilier sécurité,
sobriété énergétique et respect des cycles naturels. Défendre un
droit à la nuit, c’est protéger une condition essentielle de la
santé, du bien-être et de la qualité de vie en ville.
Considérez-vous la pollution sonore dite récréative comme
une source de pollution sonore spécifique et préoccupante
devant mobiliser des moyens spécifiques de régulation?
OUI Cette régulation doit se faire en concertation avec l'ensemble des professionnels, associations et personnes concernées
Vous engagez-vous à mettre en place des balises
Bruitparif dans les rues ou quartiers signalés par les
riverains comme trop bruyants pour objectiver la
réalité des niveaux sonores?
OUI Nous souhaitons étendre le réseau de capteurs sonores
intelligents (type Hydre) dans les zones les plus exposées, afin
de mesurer, qualifier et tracer le bruit excessif, et publier des
bilans trimestriels accessibles aux citoyens
Vous engagez-vous à mettre en place, dans tous les
arrondissements de Paris, un comité de régulation de
la tranquillité publique associant les associations de
riverains concernées et s’appuyant sur les rapports de
Bruitparif quand ces mesures existent ?
OUI Nous allons créer un droit à la tranquillité sonore dans la
charte parisienne de l’environnement, incluant un droit
d’alerte citoyen sur les nuisances excessives et un appui aux
Conseils de quartier pour la remontée des incidents
Vous engagez-vous à prendre en compte les niveaux
sonores recommandés par l'OMS comme niveaux
cibles à atteindre, comme le recommandent le
récent rapport du Sénat et celui du
Haut-Commissariat au Plan et à la Stratégie?
OUI Nous souhaitons pour atteindre cet objectif expérimenter des
zones à faibles émissions sonores dans certaines zones
(quartiers résidentiels, abords d’hôpitaux et d’EHPAD) avec
interdiction de circuler de nuit pour les véhicules les plus
bruyants, horaires réduits pour chantiers et travaux, nouveaux
équipements de climatisation et chauffage soumis à des
obligations renforcées en termes d’insonorisation et priorisation
de bennes silencieuses pour la collecte de déchets
Vous engagez-vous à répertorier les zones où les
niveaux sonores nocturnes sontéquivalents ou
dépassent ceux retenus pour définir un « point noir
de bruit » pour mettre en place des modes spécifiques
de régulation sur le modèle des « ZARE » de
Barcelone?
OUI Nous allons réaliser une cartographie précise des zones de
pollution sonore afin de cibler les politiques locales de
réduction du bruit, en priorisant les zones résidentielles et les
établissements sensible
Vous engagez-vous à revoir le règlement des terrasses
et les horaires d’ouverture pour prendre en compte le
respect du sommeil des riverains ?
OUI Nous allons étendre les plages horaires de tranquillité urbaine et
interdire les chantiers et travaux bruyants à partir de 20 heures
en semaine (au lieu de 22 heures actuellement) et à partir du
samedi midi le week-end (au lieu du dimanche actuellement)
Vous engagez-vous à revoir l'application Dans Ma Rue
pour permettre le recueil de toutes les formes de
pollution sonore ?
OUI
Vous engagez-vous à initier la mise en place d’un
guichet unique entre police municipale et police
nationale, pour faciliter le dépôt de plaintes et
permettre un relevé précis accessible à tous, comme
c’est le cas dans plusieurs villes en France ?
OUI Les personnes victimes de pollution sonore pourront surtout aller
directement dans une antenne de proximité de la Police
municipale. Il est essentiel de poursuivre le déploiement d’une
véritable police municipale de proximité, formée pour répondre
aux besoins réels des habitants, avec pour mission principale
d’assurer la tranquillité publique. Il est crucial de privilégier la
prévention, la médiation, l’éducation populaire et de bâtir une
relation de confiance avec les citoyens, plutôt que de multiplier
des dispositifs sécuritaires inefficaces. Dans cet objectif, nous
allons créer des antennes de proximité réunissant police
municipale, médiateurs, éducateurs et assistants sociaux, au sein
des Maisons de quartier, où les personnes pourront directement
se rendre pour déclarer des faits.
Comptez- vous revoir en profondeur la gouvernance
et le fonctionnement du Conseil de la nuit pour
trouver le juste équilibre entre enjeux
environnementaux et vie nocturne ?
OUI Mais nous souhaitons avant tout soutenir la participation
citoyenne de tous dans les Conseils de quartier en généralisant
l’attribution d’une part des sièges par tirage au sort, ainsi que
l’ouverture de la participation à tout résident ou travailleur du
quartier à partir de 16 ans, sans condition de nationalité, dès
lors qu’il détient une carte de résidence parisienne. Nous
élargirons les compétences des Conseils de quartier afin qu'ils
puissent soutenir les démarches d’éducation populaire et
organisent les formes de participation citoyenne à la vie
municipale
Comptez-vous réorganiser le Bureau d’Action
contre les Nuisances Professionnelles (BANP) de
la Ville de Paris pour permettre une réponse plus
rapide et totalement transparente aux plaignants ?
OUI
Vous engagez-vous à conditionner le renouvellement
des autorisations de terrasse au nombre de plaintes
reçues ?
OUI Nous allons créer une brigade municipale du bruit composée
d’agents formés aux méthodes de prévention, de médiation et
de conciliation, équipés de sonomètres et en mesure d’être
déployés en soirée dans les quartiers les plus concernés par les
nuisances sonores
Vous engagez-vous à mettre en place un système de
sanctions transparentes et progressives type permis à
point de Genève ?
OUI
Vous engagez-vous à augmenter les montants des
amendes ?
NON La verbalisation est prévue par le code pénal. Ce n’est pas du
ressort de la ville de Paris. Néanmoins, pour prévenir, nous
allons engager une campagne de sensibilisation et de formation
sur la pollution sonore et ses effets nocifs sur la santé
Vous engagez-vous à systématiquement réaliser
une Étude d’Impact des Nuisances Sonores avant
chaque modification importante de l’espace public
et rendre les résultats publics ?
OUI Nous proposons de généraliser la réalisation de l’étude d’impact
sur la santé (EIS), dont la pollution sonore fait partie, pour tout
projet d’urbanisme d’envergure piloté ou soutenu par la Ville ou
relevant de foncier dont la mairie est propriétaire
Vous engagez-vous à intégrer les nuisances sonores
récréatives dans le PAES et PPBE et la Carte de bruit
en vous appuyant sur les travaux de Bruitparif ?
OUI
Vous engagez-vous à mettre en place un baromètre
biannuel évaluant le bien-être des Parisiens,
intégrant la mesure de leur qualité de vie et de
sommeil, par une méthode objective définie avec
l’ARS.
OUI Nous allons également agir en lien avec la préfecture afin de
mieux encadrer l’usage des sirènes des véhicules d’urgence, en
particulier la nuit en zone dense, et expérimenter des
technologies de sirènes directionnelles et adaptatives permettant
de limiter la dispersion sonore, sans jamais porter atteinte à la
sécurité des interventions
Vos trois mesures prioritaires, avec les critères d’évaluation :
1. Réaliser une cartographie précise des zones de pollution sonore afin de cibler les politiques locales de réduction du bruit, en priorisant les
zones résidentielles et les établissements sensibles avant la fin du mandat.
2. Créer des antennes de proximité réunissant police municipale, médiateurs, éducateurs et assistants sociaux, au sein des Maisons de
quartier dans au moins tous les arrondissements avant la fin du mandat.
3. Créer un fonds de péréquation entre les différents acteurs de la vie nocturne dès la première année de mandat. Ce fonds permettrait
notamment de participer au financement de travaux d'insonorisation et de mise aux normes des établissements qui participent à la vie de
quartier.
1) Serez-vous la prochaine ou le prochain maire d’une ville sans transmission du VIH ?
Il s’agit d’un objectif essentiel pour nous. Des progrès importants ont été réalisés ces
dernières années mais il ne faut pas relâcher la vigilance.
L’action menée par Paris Sans Sida doit être poursuivie et confortée dans son rôle de
coordination de tous les acteurs pour éviter ce qu’on nomme les trous dans la raquette, en
particulier ceux qui concernent les populations les plus précaires, notamment les personnes
immigrées sans domicile.
2) Vous engagez-vous à subventionner des associations de lutte contre le sida et de
réduction des risques en direction des usagers de drogues ?
Les associations sont les acteurs les plus efficaces dans ce domaine. Mais il faut leur donner
les moyens financiers et matériels pour pouvoir mener leurs actions de manière efficace,
avec une sortie des appels à projet au profit de conventions pluriannuelles avec des
indicateurs d'évaluation. C’est notamment pourquoi nous donnerons une priorité à la mise à
disposition de locaux pour ouvrir des Haltes Soins Addiction de petite taille dans les lieux les
plus adaptés.
3) Vous engagez-vous à maintenir un dialogue régulier avec les associations ?
Il est crucial de maintenir un dialogue constant avec les associations. Le contact avec les
populations concernées ne peut se faire que par l’intermédiaire des associations qui
connaissent le terrain et qui disposent des acteurs compétents et formés.
4) Vous engagez-vous à organiser une action à l’occasion de la Journée mondiale de lutte
contre le sida, le 1er décembre ?
Nous nous engageons à organiser une action à l’occasion de la Journée mondiale de lutte
contre le sida, en lien avec toutes les parties prenantes.
5) Vous engagez-vous à mettre en place des opérations de sensibilisation au dépistage ?
Nous poursuivrons et nous amplifierons les actions déjà mises en œuvre avec tous les
partenaires actifs sur cette question.
6) Vous engagez-vous à mettre à disposition des préservatifs masculins et féminins dans les
lieux publics ?
Oui nous nous y engageons, en collaboration avec les dispositifs déjà en place.
7) Vous engagez-vous à développer une politique de réduction des risques, incluant des
dispositifs concrets comme par exemple des automates d’échange de seringues ?
Nous allons créer une politique de santé communale de proximité avec un renforcement des
politiques de prévention. Toutes les actions jugées efficaces seront discutées et mises en
œuvre avec les associations œuvrant sur ces questions.
8) Vous engagez-vous à prendre des mesures concernant le phénomène du chemsex,
notamment en mettant en place un plan d’information et de prévention ?
Le phénomène du Chemsex doit être pris en compte par les politiques publiques. Nous nous
engageons à discuter avec les associations œuvrant sur ces questions pour mettre en place
un plan d'information et de prévention. Toutes les actions jugées efficaces seront discutées
collectivement et mises en œuvre le cas échéant.
En conclusion, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, notre ligne politique est de
s’appuyer sur les gens qui savent et plus particulièrement les associations en leur donnant les
moyens d’agir concrètement auprès des populations qu’elles connaissent du fait de leur
expérience et de leur expertise.
Nos engagements :
• Appuyer l’articulation, la lisibilité et l’accès à l’offre locale de services en santé mentale
• Promouvoir des espaces communautaires de soutien par les pairs, d’écoute et d’orientation pour les jeunes️
• Agir contre les discriminations, la stigmatisation, et faciliter l’accessibilité à l’activité physique ️
• Informer pour renforcer l’orientation, la prévention et les connaissances en santé mentale
• Soutenir le repérage précoce tel qu’au sein des services municipaux de la petite enfance
• Encourager le lien social et dynamiser la vie communautaire pour briser l’isolement
• Renforcer la résilience face à la crise écologique et promouvoir une alimentation saine
Union des prestataires de santé à domicile indépendants
1, rue de Stockholm
75008 Paris
Nous vous remercions pour votre courrier et pour l’attention que vous portez à la continuité des soins à domicile, qui constitue un enjeu majeur de santé publique dans une ville comme Paris.
Les Prestataires de Santé à Domicile jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des patients les plus fragiles. Leur action permet à de nombreuses personnes âgées, malades ou en situation de handicap de rester chez elles, dans des conditions de dignité et de sécurité.
Les difficultés de stationnement que vous évoquez sont bien réelles et viennent compliquer des interventions pourtant indispensables au quotidien des patients. Il est donc nécessaire que l’organisation de l’espace public, comme le stationnement, tienne pleinement compte des contraintes professionnelles liées aux soins à domicile.
Dans cette perspective, nous sommes favorables à ce que les Prestataires de Santé à Domicile puissent accéder au dispositif de stationnement Pro Sédentaire, au même titre que d’autres professionnels de santé qui en bénéficient déjà comme les médecins, dentistes, infirmiers, sages-femmes, orthophonistes et masseurs-kinésithérapeutes. Cette évolution permettrait de mieux reconnaître leur rôle dans la chaîne de soins et de sécuriser leurs interventions auprès des patients.
Plus largement, le Nouveau Paris Populaire porte l’ambition de bâtir à Paris un véritable service public communal de la santé, fondé sur le renforcement de l’offre de soins de proximité et sur la coopération avec l’ensemble des acteurs qui concourent à la prise en charge des patients. Notre objectif est de garantir un accès aux soins pour toutes et tous, notamment en développant un réseau de centres municipaux de santé et en soutenant les professionnels qui interviennent au plus près des habitants. Dans cette logique, la Ville de Paris doit faciliter concrètement le travail des professionnels intervenant au domicile des patients et de sécuriser la continuité des soins.
Nos engagements :
• Rendre accessibles les documents numériques (et en amont, ceux de ma campagne
électorale)
• Créer un poste de référent handicap et inclusion dans ma commune
• Faire respecter la loi sur l’accessibilité numérique
• Rendre les transports communaux accessibles sur internet et sur les applications
mobiles
• Faciliter l’accès aux transports en commun dans la rue
• Sécuriser la traversée des chaussées
• Rendre tous les établissements ouverts au public accessibles à tous
• Former et sensibiliser les agents municipaux à l’accessibilité
• Proposer un offre culturelle accessible aux personnes aveugles et malvoyantes
• Faciliter l’accès au sport pour les personnes vivant avec un handicap visuel, des
enfants aux seniors
• Favoriser le tourisme accessible aux personnes aveugles et malvoyantes sur ma
commune
• Favoriser la lecture adaptée aux personnes empêchées de lire dans les médiathèques
communales
Engagements municipaux pour mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030
A. Agir sur les discriminations
1) Défendre l’accès à l’Aide Médicale de l’État : Vous engagez-vous à défendre publiquement l’AME et à porter un vœu au
Conseil municipal et/ou un courrier au Gouvernement et aux parlementaires demandant le
maintien de l’AME ?
Oui, je m’engage
2) Interdire les mesures d’éloignement du territoire pour les personnes
vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à porter un vœu et/ou un courrier au Gouvernement et aux
parlementaires pour interdire les OQTF et garantir localement un accès non discriminatoire
aux services municipaux (santé, prévention, accès aux droits), notamment pour les
personnes vivant avec le VIH ?
Oui, je m’engage
3) Former les agents municipaux à la lutte contre les discriminations
Question : Vous engagez-vous à mettre en place un plan de formation des agent·es
municipaux sur les réalités des populations clefs de l’épidémie de VIH (LGBTQIA+,
personnes migrantes, travailleur·ses du sexe, personnes trans, PVVIH), afin de prévenir les
discriminations et garantir un accès effectif aux services ?
Oui, je m’engage
4) Lutter contre la sérophobie : Une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le virus
(Indétectable = Intransmissible). Vous engagez-vous à intégrer ce message dans la
communication municipale et les actions de prévention (campagnes, événements, supports
dans les équipements municipaux) afin de réduire la stigmatisation des personnes vivant
avec le VIH ?
Oui, je m’engage
5) Soutenir la sécurisation du séjour pour soins : Vous engagez-vous à porter un vœu et/ou à adresser un courrier au
Gouvernement et aux parlementaires pour sécuriser le séjour pour soins, aujourd’hui
menacé d’abrogation, et pour rappeler que la seule disponibilité d’un traitement dans le pays
d’origine ne signifie ni son accessibilité réelle ni la continuité effective de la prise en charge,
ce qui ne peut donc justifier la révocation des titres de séjour ?
Et, localement, vous engagez-vous à renforcer l’accompagnement à l’accès aux droits
(domiciliation, médiation, orientation vers les soins et les partenaires associatifs) ?
Oui, je m'engage
6) Améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à intégrer des objectifs relatifs à la qualité de vie des
personnes vivant avec le VIH dans la stratégie municipale de santé (lutte contre l’isolement,
accès aux droits, santé mentale, lutte contre les discriminations) et d’impliquer les
personnes vivant avec le VIH dans la conception de ces stratégies selon les principes de
Denver (“Jamais rien pour nous sans nous”) ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Agir contre les discriminations doit passer par une lutte contre les politiques austéritaires menées par le gouvernement Lecornu dont Madame Dati a fait partie, avec le soutien de Monsieur Grégoire lors du PLF et PLFSS. Pour nous, la lutte contre les discriminations est un enjeu essentiel et fondamental car elle doit permettre de lever tous les freins à l'accès au soin et à
l'inclusion, Il est évident que les politiques publiques faites sans la participation des usagers sont porteuses d'éloignement et d'insatisfaction. Avec les centres de santé municipaux en lien avec l'APHP, nous serons une mairie qui fera du dialogue avec les usagers et prise en compte de leurs attentes une condition de la réussite des politiques publiques. C'est ainsi que nous mettrons en place une carte de résidence parisienne, reconnue par l’ensemble des services municipaux, destinée à toutes les personnes résidant à Paris, quelle que soit leur nationalité ou leur situation administrative.
B. Agir sur la prévention combinée
7) Renforcer le dépistage des acteurs associatifs de terrain en
“aller-vers” : Vous engagez-vous à renforcer et pérenniser le dépistage des acteurs
associatifs de terrain en « aller-vers » (financement municipal et/ou cofinancement, mise à
disposition d’emplacements dans l’espace public, facilitation administrative pour stands et
maraudes) ?
Oui, je m’engage
8) Accélérer l’orientation vers le soin après un dépistage positif au VIH
Question : Vous engagez-vous à améliorer, au sein des lieux de santé municipaux, les
parcours rapides vers le soin pour les personnes ayant un dépistage positif au VIH
(orientation immédiate, prise de rendez-vous facilitée, articulation avec les associations et
services sociaux) ?
Oui, je m’engage
9) Soutenir l’élargissement du dépistage des IST et l’accès au TPE :Vous engagez-vous à interpeller l’État (courriers, rencontres) pour faire évoluer les textes et élargir le cadre réglementaire afin de permettre :
● l’extension du dépistage de certaines IST par des professionnel·les aujourd’hui non
habilité·es (y compris non soignant·es) et l’autorisation de l’auto-prélèvement ;
● l’élargissement effectif de la prescription et de la délivrance du TPE (médecins de
ville, pharmacies, associations, etc.)
Oui, je m’engage
10) Faciliter l’accès à la PrEP et défendre la simplification du parcours
de prescription : Vous engagez-vous à faciliter l’accès à la PrEP sur le territoire (information
ciblée auprès des populations clés, actions d’aller-vers, adaptation culturelle et linguistique,
mobilisation des lieux de santé municipaux) et à interpeller les autorités sanitaires (courrier,
rencontres) pour simplifier les conditions de prescription et le parcours PrEP ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : La prévention est au cœur de notre programme. Nous devons agir sur l’ensemble des politiques municipales pour améliorer l'état de santé des Parisiens, dans une approche globale de la santé ne se limitant pas aux soin. Notre programme prévoit notamment la mise en place d'service de bus itinérants santé dans les zones d’intervention prioritaire (ZIP) afin de renforcer la prévention, l’accompagnement et l’orientation parmi les Parisiennes et les Parisiens les plus vulnérables. L’éducation à la santé dès le plus jeune âge, le rôle des services municipaux comme les PMI et la médecine scolaire, ainsi que les politiques dites d’« aller-vers » sont des leviers essentiels pour réduire ces inégalités.
C. Agir sur les moyens
11) Sécuriser et augmenter les financements municipaux aux
associations : Vous engagez-vous à augmenter et pérenniser les financements municipaux aux
associations (subventions, conventions pluriannuelles) et à renforcer le soutien en nature
(locaux, matériel, appui RH), avec une visibilité pluriannuelle ?
Oui, je m’engage
12) Renforcer l’accueil et l’hébergement dignes et sécurisés : Vous engagez-vous à renforcer des solutions d’accueil et d’hébergement dignes
et sécurisées (mise à l’abri, orientation, conventions avec opérateurs, lutte contre les
discriminations) en priorisant les personnes les plus exposées (personnes vivant avec le
VIH, personnes précaires, travailleur·ses du sexe, personnes trans) et en établissant des
relais vers le soin et le parcours social ?
Oui, je m’engage
13) Soutenir le suivi des objectifs de fin de l’épidémie de VIH à l’échelle locale : Vous engagez-vous à poursuivre et renforcer l’engagement de la Ville dans le cadre de la
Déclaration de Paris visant à mettre fin à l’épidémie de VIH à Paris (objectifs 3×95) et à
soutenir la coordination interassociative entre les acteurs de terrain mobilisés pour cet
objectif ?
Oui, je m’engage
14) Prévenir les ruptures de suivi des personnes vivant avec le VIH : Vous engagez-vous à mettre en place, dans les structures municipales et avec
les associations, des actions d’aller-vers et de médiation visant à prévenir et réduire les
ruptures de suivi des personnes vivant avec le VIH (orientation, accompagnement,
articulation santé/social) ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Alors que les besoins s’accroissent, les moyens mis en oeuvre par la mairie sortante restent anecdotiques. De manière générale, notre programme prévoit de gouverner par les besoins.
C'est dans cet objectif que nous prévoyons la mise en place d'un véritable service public de la
santé, en coopération avec l'APHP. S'agissant du milieu associatif, nous nous engageons à
pérenniser et sécuriser les financements municipaux aux associations LGBTI, comme le
Collectif Archives LGBTQI+
D. Agir sur l’approche en prévention
15) Déployer une communication ciblée et adaptée aux publics
concernés : Vous engagez-vous à soutenir une stratégie de communication ciblée
(multicanal, multilingue, co-construite avec les communautés) adaptée aux besoins des
publics clés ?
Oui, je m’engage
16) Renforcer l’éducation à la santé sexuelle, au consentement et à la
lutte contre les discriminations : Vous engagez-vous à soutenir des actions éducatives (écoles, périscolaire,
collèges, prévention, partenariats associatifs) et à interpeller l’Éducation nationale
(courrier/rencontre) pour renforcer les interventions sur la santé sexuelle, le consentement et
la lutte contre les discriminations ?
Oui, je m’engage
17) Soutenir l’intervention de professionnel·es issu·es des populations
les plus exposées au VIH : Vous engagez-vous à financer des professionnels issus des populations les plus
exposées au VIH et en intégrer dans les structures municipales pour aller au contact, faire
de la prévention et accompagner les personnes vers les bons services ?
Oui, je m’engage
18) Renforcer et pérenniser la médiation en santé : Vous engagez-vous à créer et/ou renforcer des postes et financements
pérennes de médiation en santé (associative et/ou municipale) ?
Oui, je m’engage
19) Structurer une offre locale complète de santé et d’accompagnement : Vous engagez-vous à développer une offre territoriale complète articulant santé
sexuelle, accès aux droits, santé mentale, addictologie, santé trans et prise en charge des
violences, via le renforcement de l’offre municipale, la formation des agent·es à l’orientation
vers des structures partenaires et la mise en place de partenariats avec les associations ?
Oui, je m’engage
20) Mettre en place et soutenir des dispositifs adaptés aux usager·es de
chemsex : Vous engagez-vous à soutenir et mettre en place des dispositifs spécifiques sur
l’accompagnement des usagers de chemsex (réduction des risques, accueil, orientation,
interventions en milieu festif, formation des acteurs), au sein des structures municipales et
via le soutien aux associations ?
Oui, je m’engage
Notre commentaire : Contrairement à ce qui a été mis en place depuis des années à Paris, il est urgent de déployer une véritable politique de santé publique, articulée autour de la prévention, du dépistage, de la réduction des risques et de la prise en charge globale des personnes dépendantes. Pour un Paris féministe, nous allons créer des Maisons des Femmes, lieux de proximité ouverts à toutes, avec des équipes pluridisciplinaires, qui proposeront l’accompagnement contre les violences sexistes et sexuelles, l’information et la prévention en santé féminine. Nous développerons l’information et les campagnes de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive (contraception, accès à l’IVG, prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles). Cela passera par l'éducation à l’égalité en soutenant les associations intervenant en milieu scolaire, en intégrant la prévention des stéréotypes de genre et du harcèlement sexiste dans les activités périscolaires, et en garantissant un accès effectif à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive
Nos engagements :
1. Créer du lien de la fourche à la
fourchette : placer les personnes
concernées au cœur des politiques
alimentaires
2. Soutenir les dynamiques de coordination
avec une approche multi-sectorielle pour
un meilleur accès aux droits à l’échelle du
territoire
3. Renforcer les dispositifs alimentaires
durables et solidaires en Île-de-France, et
faire de ces dispositifs une porte d’entrée
vers l’accès aux droits
4. Soutenir des projets qui proposent un
soutien financier pour l’alimentation
saine et durable et des pratiques
démocratiques
Nos engagements :
1 - Arrêt des opérations ANRU et des requalifications, ventes, changements d’usage ou démolitions
de logements sociaux
OUI
Nous empêcherons la privatisation du logement social prévue par la loi ELAN. Non seulement nous
arrêterons tout projet qui visera à diminuer la quantité ou d’attenter à la qualité de vie dans les
logements sociaux mais notre programme prévoit la création massive de nouveaux logements
sociaux pour 238 millions d’euros par an.
Pour les logements sociaux actuels, nous agirons pour faire baisser les loyers et les charges
locatives qui ont augmenté de 13% en 5 ans sans contrepartie. Nous créerons un service municipal
de dépannage des ascenseurs et plus généralement, nous investirons dans la qualité des logements
actuels avec notamment un vaste plan d’investissement écologique.
2 - Arrêt des opérations immobilières spéculatives pour promoteurs et investisseurs
OUI
Nous interdirons l’investissement direct étranger dans le logement qui a pour seule finalité la
spéculation. Le Nouveau Paris populaire sera un Paris pour les habitants.
3 - Réalisation exclusive de logements sociaux et d’équipements publics lors d’opération de
résorption de l’habitat insalubre et relogement des habitants sur place ou dans la commune
OUI
Nous ambitionnons de refonder les règles applicables pour imposer pour tout projet de
construction ou de réhabilitation d’habitats insalubres un taux minimum de logements sociaux de
10 à 55% selon le déficit de la zone.
4 - Augmenter d’année en année la part de vrais logements sociaux (PLAI-PLUS) y compris dans
les communes où l’objectif loi SRU est atteint
OUI
Pour atteindre les 100 000 logements les plus urgents, les familles qui sont en attente d’un
logement social et qui vivent dans le parc privé dans des conditions intenables, nous doublerons la
production actuelle.
5 - Atteindre, à Paris, l’objectif de 30% de logements sociaux, en produisant des PLAI et des PLUS,
dont ont besoin 70% des demandeurs HLM, répartis dans tous les quartiers
OUI
6 - Dans les Foyers de Travailleurs migrants, les résidences sociales ou étudiantes, défendre le
respect du droit à la vie privée, le maintien des solidarités collectives mises en place par les
résidents (cuisine collective, gestion des salles de réunion ...), pas d’expulsion et relogement des
hébergés
OUI
Nous maintiendrons les liens humains partout où ils se manifestent que ce soit dans les foyers de
migrants quand dans les résidences étudiantes ou autres.
7 – Renforcer les services de contrôle de l’encadrement des loyers et des sanctions contre les
fraudeurs
OUI
Nous renforcerons les contrôles du respect de l’encadrement des loyers via la création d’une
brigade du droit au logement avec le triplement des agents dédiés. Ce contrôle viendra avec de
l’accompagnement des locataires et des bailleurs concernant la nature et le montant des
« compléments de loyers » afin de minimiser les contentieux.
8 - Organiser le relogement des ménages menacés d’expulsion, renforcer la prévention des
expulsions
OUI
Le DALO est actuellement un droit formel qui se limite à des compensations financières dérisoires
pour ceux qui sont privés de logements. Nous ferons de ce droit un droit réel en agissant en amont
de l’expulsion notamment via l’aide municipale directe ciblée sur les 50 000 foyers les plus
menacés.
9 - Application stricte des lois limitant les locations touristiques et les résidences secondaires et
mise en œuvre des sanctions financières et des mesures de compensation
OUI
Nous identifierons les 25000 annonces Airbnb illégales et saisirons la justice pour chaque
infractions. Nous modifierons le PLUb pour étendre l’interdiction des nouveaux meublés
touristiques.
10 - Bloquer les projets de coliving dans les opérations immobilières
OUI
11 - Lutte contre l’essor des logements indignes, de la découpe sauvage dans les logements, et
relogement des habitants ;
OUI
Comme annoncé supra, l’augmentation du budget du logement de 261 millions d’euros servira
notamment à lutter contre l’habitat indigne.
12 - Mise en place d’un service du logement de contrôle des rapports locatifs , doté d’un budget
suffisant, afin de protéger les locataires contre la fraude locative et les aider à faire valoir leurs
droits face à des bailleurs fraudeurs
OUI
La brigade du logement aura évidemment pour mission de protéger les locataires contre toute
pratique abusive.
13 - Mise en place au taux maximum de la taxe sur les logements vacants et les résidences
secondaires, afin de créer de l’habitat permanent
OUI
Le taux de ces différentes taxes seront portés à leur maximum possible pour un produit attendu de
15,5 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2025.
14 – Respecter et renforcer les quotas relogement des prioritaires DALO et du 1er quartile sur le
contingent municipal et de l’office HLM communal ou intercommunal
OUI
15 - Demander la délégation de la compétence réquisition au préfet, pouvoirs de police et procédure
de réquisition L 442-1 et suites du CCH
OUI
La compétence de réquisition sera un de nos leviers essentiels pour permettre aux sans-abris de
bénéficier d’un logement.
16 - Mise à disposition des immeubles, logements et locaux communaux vacants pour les familles
et personnes sans-abris
OUI
Ce recours viendra après la réquisition, notamment les 1,5 millions de mètre carré de bureaux
vides.
18 - Respect du droit à une domiciliation et faciliter le dépôt d’une demande de logement social
OUI
L’accompagnement nous apparaît comme essentiel pour permettre à chacun d’accéder à ses
droits.
19 - Gel des loyers, des charges, des expulsions sans relogement, des démolitions, des ventes et des
changements d’usage
OUI
20 - Entretien des immeubles et réhabilitations douces sans hausse de loyer avec matériaux
écologiques, entretien régulier et réparations des ascenseurs, des portes d’entrée, des fuites,...
OUI
Le chiffre de l’investissement servira évidemment à la bifurcation écologique des immeubles mais
aussi à améliorer le quotidien des habitants.
21 - Intégrer dans les PLU-I la diversité de l’habitat (habitat mobile, réversible) et le soutien aux
projets de leurs usagers (aire d’accueil, terrains familiaux locatifs,...)...
OUI
22 - Cesser les expulsions, les destructions de domiciles et la chasse à l’ « habitat de survie »
(bidonvilles, cabanes, habitat informel ...).
OUI
Il n’y aura aucune expulsion sans solution. Seront créés des cités d’hébergement avec des habitats
modulaires durables, installés sur des terrains municipaux en attendant de trouver des solutions
durables à mesure de la montée en charge de la création de logements sociaux.
23 - Création et entretien d’espaces de vie dans les quartiers (parc, espace de jeux, services publics,
activités sportives, culturelles, ...)
OUI
Nous porterons les espaces verts à 10 mètre carré par habitants, chiffre minimum pour être en
bonne santé. Cela concernera en premier lieu les quartiers populaires. Par ailleurs, nos plans pour
le sport et la culture seront axés également sur les quartiers populaires.
24 - Prioriser les transports en commun, leur gratuité et la mobilité douce sur tout le territoire urbain
et rural
OUI
Notre priorité ira au transport en commun de surface qui est le transport du quotidien. Nous le
densifierons. Nous garantirons à chaque Parisien d’être à 15’ maximum de tous les besoins
essentiels. Nous avons également prévu la gratuité pour les jeunes de moins de 25 ans.
25 - La santé et l’écologie dans les villes pour tous et toutes, sans discrimination (réduire les
dégagements CO2 des voies de circulation et des zones industrielles, soutenir les réhabilitations
thermiques, agir pour éradiquer les métaux lourds et l’amiante dans l’habitat, les PFAS et les
pesticides dans l’air et l’eau potable...)
OUI
Nous avons une véritable politique des biens publics et notamment une politique de protection de
la ressource en eau. Nous consacrerons symboliquement la Seine comme bien commun et nous
proposerons de lui octroyer la personnalité juridique. Enfin, nous consacrerons la somme de 208
millions d’euros d’investissement supplémentaire pour la bifurcation écologique.
26 - Rendre les logements et les quartiers accessibles à tou.te.s
OUI
Nous faisons de l’accessibilité universelle la grande cause communale de notre mandature. Pour
cela, nous consacrons 96 millions d’euros supplémentaires pour rendre trottoirs, voies publiques et
bâtiments publics accessibles à tous.
27 - Ramasser les déchets et traiter les nuisibles, aux abords de nos immeubles
OUI
28 - Garantie des libertés associatives : mise à disposition de local, domiciliation...
OUI
La liberté associative fait partie de l’ADN de notre programme. Nous la favoriserons dans toutes
ses dimensions.
29 - Organiser une vraie consultation des habitant.es pour l’ensemble des projets les concernant
OUI
Dans notre programme, la révolution citoyenne est première. Nous associerons les Parisiens à tous
les projets les concernant et instaurerons le référendum communal d’initiative citoyenne.
30 - Défendre l’instauration du droit de vote des résidents locaux étrangers aux élections locales
OUI
Notre groupe parlementaire défendra cette proposition et pour les référendums communaux, les
détenteurs de la carte de résident parisien – de droit quelle que soit la situation administrative –
donnera un droit de vote.
Comment voyez vous le rôle et l'importance des centres sociaux et socioculturels sur le territoire parisien ?
Notre programme du Nouveau Paris Populaire met au centre de son action les urgences du quotidien (axe 3) et la question du vivre mieux (axe 4). Evidemment, les centres sociaux et socioculturels sont fondamentaux pour la mise en place des politiques que nous envisageons. Nous les soutiendrons financièrement en premier lieu.
1. Comment vous positionnez-vous sur la demande "ACCOMPAGNER L'EVOLUTION DES BESOINS FINANCIERS"
Notre programme prévoit un effort financier ventilé par politique publique pour répondre aux besoins. Les centres sociaux et socioculturels parisiens en bénéficieront naturellement via la dotation de la Direction des Solidarités.
Dans le cadre de conventions pluriannuelles, il sera prévu une évolution des subventions indexées sur l’inflation en tenant compte d’engagement de progression des salaires et des carrières des salariés des associations.
2. Comment vous positionnez-vous sur la demande "SOUTENIR 8 NOUVEAUX CENTRES SUR LA MANDATURE "
Nous sommes favorables à la création de nouveaux centres suivant les besoins des arrondissements que nous pourrons évaluer en concertation avec la fédération des centres sociaux et socioculturels de Paris. Ce déploiement pourra également être étudié par le Conseil Économique, Social et Environnemental de Paris que nous souhaitons créer, afin de connaître véritablement les besoins et les solutions que nous pourrons mettre en place collectivement.
3. Comment vous positionnez-vous sur la demande "POURSUIVRE LA SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE"
Nous sommes ouverts à la simplification administrative en général. Le financement doit en effet être lisible pour tous les acteurs. C’est pourquoi nous allons mettre fin aux appels à projet et mettre en place des conventions pluriannuelles de 3 ou 6 ans en fonction des besoins. Nous établirons également un dialogue régulier afin d’améliorer les relations avec la ville de Paris.
4. Comment vous positionnez-vous sur la demande "SOUTENIR UN PROJET SOCIAL GLOBAL"
Le projet social est la feuille de route de chaque centre social qu'il définit après concertation avec les habitants de son territoire et ses subventionneurs. L’approche globale nous paraît intéressante puisqu'elle permet de mener des activités spécifiques qui échappent aux appels à projet. En effet, au-delà des actions réalisées par les centres sociaux et socioculturels dans le cadre de leurs missions, beaucoup d’autres sont réalisées en dehors du cadre établi comme la veille, l’accueil inconditionnel, aller-vers, la présence sur des temps non cadrés. Nous sommes conscients de tout ce qui est réalisé en parallèle, de cette création de liens et de son maintien, ce que nous souhaitons valoriser et accompagner. Soutenir un projet social global permettrait de renforcer l'enracinement des centres sociaux.
5. Comment vous positionnez-vous sur la demande "PERMETTRE L'ACCES À LA LANGUE FRANCAISE POUR TOU-TE-S"
Nous sommes entièrement favorables à la mise en place d’ateliers socio-linguistiques à Paris avec un soutien aux passages de certifications linguistiques. Les différentes réformes réactionnaires du droit des étrangers depuis 2017 ont poussé à une exigence de maîtrise toujours plus importante de la langue française pour obtenir un titre de séjour, dans l’unique objectif de dégoûter à l’installation en France. Paris doit être un modèle d’accueil et de solidarité. L’acquisition de la langue française en est bien sûr un des piliers mais pas au détriment d’une vie digne. C’est pourquoi nous allons assurer l’accès inconditionnel à la santé et la scolarisation immédiate, avec renforcement des dispositifs d’accueil linguistique. En parallèle, nous allons également créer un guichet unique d’accompagnement juridique et administratif pour sécuriser les recours, le refus des tests osseux, les démarches d’état civil et les parcours de régularisation
6. Comment vous positionnez-vous sur la demande "UNE APPROCHE EDUCATIVE GLOBALE"
Nous sommes favorables aux propositions de plan de réduction des inégalités sur les temps libres et de coopération entre la ville de Paris et vos structures. Dans le premier degré, de l’école maternelle à l’école élémentaire, le temps périscolaire et extrascolaire relève de la compétence de la Ville. Nous avons fait de l’éducation communale notre priorité politique et budgétaire. Il constitue donc un pilier central du développement, de la socialisation et du bien-être des enfants. Ainsi, le périscolaire sera un service public reconnu, stable et de qualité, reposant sur des équipes formées, revalorisées et en nombre suffisant, au service de l’égalité entre tous les enfants.
7. Comment vous positionnez-vous sur la demande "GARANTIR LES LIBERTES ASSOCIATIVES"
La liberté associative sera encouragée et financée. Par exemple, nous mettrons à disposition de manière pérenne des locaux municipaux pour les associations étudiantes, afin de garantir des lieux stables d’engagement et de solidarité. Le droit d’interpellation des collectifs sera garanti pouvant aller jusqu’au référendum communal d’initiative citoyenne que nous mettrons en place à Paris. Nous garantissons également un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux de la Ville de Paris à toutes les associations et aux citoyens qui le souhaitent, avec la possibilité d’auditionner des experts et de demander tout document utile. Nous refusons le chantage aux subventions et sommes un soutien à la diversité des associations. Notre politique en direction des associations ne favorisera pas la concentration, ni les grosses structures au détriment des associations locales de proximité. Au contraire, nous voulons soutenir le pluralisme, la non lucrativité et des structures à taille humaine, sans logique managériale capitaliste.
Je vous remercie de m’avoir adressé vos principaux points de vigilance Séniors. Sachez que
je les partage et que vous pouvez retrouver nos réponses dans les différents chapitres du
programme du Nouveau Paris Populaire, et dans notre Plan Prendre soin des personnes âgées.
Pour votre information, les mesures sont d’ores et déjà chiffrées afin d’en assurer une mise en
actes rapide.
Nous mettrons en place une offre publique de proximité, lisible et stable fondée sur la dignité
et la continuité des parcours. Nos actions en quelques mots : prévenir, agir, garantir, adapter,
inclure.
Comme vous le souhaitez, nous généraliserons la place et la représentation des séniors dans
les instances de la démocratie participative :
● en généralisant les Conseils des Séniors à l’ensemble des arrondissements et en
renforçant leur rôle consultatif.
● en créant une mission permanente au sein du CESP sur le vieillissement urbain
● en instituant un « Rendez-vous des 65 ans » afin de prévenir les moments de
vulnérabilité et lutter contre le non-recours aux droits.
Les Rendez-vous des 65 ans permettront de déployer des actions de prévention santé et sport
pour agir avant la dépendance. Ainsi, nous rendrons systématiques les bilans de prévention
gratuits (chutes, réflexes, nutrition, mémoire, vue, audition). Nous créerons des ateliers « Bien
vieillir » au sein des Maisons de quartier en lien avec les associations afin d’informer et
d’initier les personnes âgées à une activité physique adaptée et à une nutrition adaptée.
Comme vous, nous souhaitons rendre effectif le maintien à domicile. Toutes les mesures qui
le permettront s’inscrivent dans notre grand plan logement pour la capitale. Nous rénoverons
les logements sociaux pour rendre 70% d’entre eux accessibles en commençant par ceux
occupés par des personnes âgées (douche accessible, barres d’appui, élargissement des portes,
etc...). Nous refonderons l’APA pour en faire un vrai service public et non un chèque-service.
Nous refonderons également le dispositif Paris Domicile en recrutant 300 aides à domicile
supplémentaires durant la mandature et en revalorisant le traitement des agents du secteur.
Nous conditionnerons les subventions aux entreprises d’aide à domicile au respect des critères
sociaux (formation, rémunération, stabilité des emplois, évolution de carrière, et
environnementaux. Nous déploierons des Référents de Parcours Autonomie pour les parisiens
âgés fragiles ou isolés, chargés de la coordination proactive des services (SAAD, SSIAD,
centres de santé, bénévoles), du soutien aux aidants, de l’orientation, et même des
interventions en cas d’urgence avérée.
Nous développerons l’habitat intergénérationnel et alternatif en soutenant les colocations
intergénérationnelles via des subventions aux associations d’intermédiation et des campagnes
de sensibilisation. Nous réserverons des places d’hébergement à tarif social de la ville pour les
proches aidants venant rendre visite et assister un sénior.
Vous n’interrogez pas sur les EHPAD pour lesquels nous lancerons un grand plan d’urgence
pour garantir un hébergement digne et accessible. Nous tenons à votre disposition les
mesures essentielles
Vous questionnez sur ce que nous proposons pour adapter Paris aux aînés en refondant la
place des séniors dans l’espace public parisien. Nous lancerons un audit d’accessibilité sénior
dans chaque arrondissement afin d’identifier les espaces difficiles d’accès (trottoirs
encombrés, conflits d’usage, zones sensibles etc...) et nous intègrerons les recommandations
du plan d’audit dans le travail municipal de refonte du plan de la voirie de la Ville de Paris.
Nous expérimenterons, toujours sur la base du plan d’audit senior :
● un temps de traversée allongée aux passages piétons, aux heures et endroits dans les
zones à forte fréquentation sénior
● des zones de circulation apaisée où la vitesse de circulation serait limitée à 20 kms/h
entre 11h et 18h autour d’équipements fréquentés par les séniors
● la piétonisation des rues où se situent les EHPAD et les résidences autonomie ainsi que
la mise en place de circuits de circulation apaisée pour faciliter l’accès des séniors
aux commerces de proximité, aux mairies d’arrondissement, aux transports en
commun
Concernant votre question sur la mise en place d’un accueil physique dans chaque service
public et d’intérêt général, nous y sommes totalement favorables et nous avons d’ailleurs créé
une carte de Résidence parisienne unique qui permettra à chaque parisienne et chaque parisien
d’accéder aux services publics facilement.
Les mesures décrites ci-dessus ne sont qu’une partie du Plan Prendre soin des personnes
âgées. Nous attirons votre attention sur la cohérence des mesures réfléchies pour le maintien
de l’inclusion des personnes âgées au sein de la société civile parisienne avec une mesure
emblématique de leur place dans le programme Transmission des Savoirs, moment de partage
où les seniors transmettent leurs compétences (histoire locale, artisanat, langues, pratique
artistique, etc...aux autres générations.
Nos engagements :
1. Lutter contre les discriminations
- Adapter les formulaires et procédures administratives pour qu’ils soient inclusifs.
- Garantir un accueil inconditionnel dans tous les services publics.
- Offrir les mêmes droits parentaux à tou·tes les agent·es municipaux, quelle que soit la situation juridique de leur famille.
2. Sensibiliser et former
- Former les personnels de la petite enfance, de l’état civil, du périscolaire et de la police municipale.
- Promouvoir la diversité des familles dans les supports municipaux, bibliothèques, écoles et crèches.
3. Travailler avec les associations LGBT+
- Associer les représentant·es des familles LGBT+ aux politiques publiques.
- Créer des commissions de suivi ou intégrer des représentant·es dans les conseils de développement.
- Soutenir financièrement et logistiquement les associations locales.
4. Lutter contre toutes les LGBTphobies
- Adopter et mettre en œuvre les chartes et plateformes de référence (Inter-LGBT, SOS Homophobie, L’Autre Cercle, OUTrans, Ardhis).
Centre d’Archives LGBTI+ Paris et Île-de-France
13, rue Sainteuil
75005 Paris
Le Centre d’Archives LGBTI+ Paris et Île-de-France porte depuis plus de vingt-cinq ans un projet unique, celui de préserver la mémoire des luttes, valoriser les cultures et garantir une transmission intergénérationnelle au cœur de la capitale. Face à l’offensive réactionnaire qui s’attaque aux minorités et en priorité aux droits des personnes LGBTI, Paris, ville de libertés et de luttes, doit continuer d’être une cheville ouvrière de l’égalité et de l’émancipation de chacun. Faire de l’égalité réelle une politique municipale implique des moyens pérennes, une action déterminée contre les discriminations et un engagement clair aux côtés des associations et des mobilisations LGBTI.
Le Programme du Nouveau Paris Populaire présente la direction de l’action municipale que nous mènerons une fois élus à la Mairie de Paris. Ce programme s’inscrit dans une volonté politique de rupture avec la droite et avec les renoncements des socialistes. Leur bilan est sans appel, ils n’ont fait qu'entraver l’installation du nouveau centre, retardant son ouverture. L’association a souffert et souffre encore de budgets très insuffisants, sans aucune sécurité à long terme.
Vous savez combien nous sommes attachés à l’existence du Centre Archives LGBT+ et d’une manière plus générale à la question de la mémoire, et encore plus particulièrement de la mémoire des luttes que nous souhaiterions inscrire, ultérieurement dans un projet muséal.
En tout état de cause, nous sommes en mesure de proposer trois niveaux d’intervention et d’engagements.
Tout d’abord, nous souhaitons une sécurisation juridique solide. C’est la raison pour laquelle nous nous engageons sur une convention pluriannuelle d’objectifs (CPO) de 6 ans en ferme qui sera signée dans les 100 premiers jours du Conseil de Paris de la nouvelle mandature, sans clause de renouvellement discrétionnaire. C’est une garantie d’autonomie concrète, cohérente avec la reconnaissance de la gouvernance communautaire que vous souhaitez.
Ensuite, nous souhaitons un financement ambitieux et immédiatement opérationnel, c'est-à-dire dès 2026, sans montée en charge progressive qui obligerait le Centre à fonctionner en sous effectifs les deux premières années, ce que nous ne voulons pas.
C’est dans cet objectif que nous nous engageons sur un financement à hauteur de 1 300 000 € sur la mandature comprenant les charges locatives, le fonctionnement/salariés, le fonds d'amorçage patrimonial (numérisation, équipements, fonds d'archives) et le fonds de programmation culturelle LGBTQI+ (expositions, archives orales, publications).
Enfin, nous refusons la logique de bail subventionné qui prévaut jusqu’à aujourd’hui.
Nous proposons que le local rue de l'Ourcq soit mis à disposition dans le cadre d’une convention d’occupation précaire avec garantie assortie d’un droit de premier refus en cas de cession du droit au bail. Ainsi, le Centre aura réellement une autonomie quant à son lieu de « résidence ».
Nos engagements :
1- Inclure dans notre programme la promotion d'une Cité/musée en Île-de-France sur l'histoire des Droits des Femmes
2- Accueillir le premier prototype de leur musée/cité avant fin 2026
3- Ouvrir la première Cité/Musée d'envergure en Île-de-France sur l'histoire des Droits des Femmes avant fin 2031
Nos engagements
1. Mettre en place une véritable politique municipale dédiée aux familles monoparentales avec un diagnostic territorial précis pour cibler précisément les besoins de ces familles.
2. Adapter les tranches tarifaires des services municipaux et activités de la petite enfance, du périscolaire et des loisirs au reste à vivre des familles monoparentales
3. Inclure le critère monoparentalité pour la cotation d'attribution des logements sociaux et prendre en compte la composition familiale
4. Développer les lieux d'accueil et d'entraide parents/enfants pour permettre aux familles monoparentales d'avoir du répit
5. Créer des places prioritaires en PMI et CMP pour permettre aux familles monoparentales d'avoir une meilleure prise en charge médicale et psychologique
6. Permettre aux parents de conserver une vie professionnelle et citoyenne en adaptant les horaires et délais administratifs et en créant de nouveaux modes de garde
7. Mettre en place un accès prioritaire au sport et aux loisirs pendant les vacances pour tous les enfants issus de familles monoparentales
Partie 1 : Priorités politiques, vision des thématiques LGBTI+ et engagement des têtes de liste
Avec laquelle de ces affirmations êtes-vous le plus d’accord ?
C’est en agissant au niveau national que l’on peut le mieux agir sur les sujets LGBTI+
Votre tête de liste a-t-elle déjà initié, soutenu ou accompagné des actions en lien avec les enjeux LGBTI+ dans le cadre de ses engagements actuels ou passés ?
Oui. En tant que députée de Paris, Sophia Chikirou a signé les propositions de lois suivantes :
- Proposition de résolution, tendant à la création d'une commission d'enquête visant à interroger l’inadaptation de la réponse actuelle face aux crimes d’extrême droite, notamment contre les personnes lesbiennes, gay, bisexuel·les, transgenres ou intersexes.
- Proposition de loi supprimant la mention du sexe sur les cartes nationales d'identité
- Proposition de loi visant à universaliser l’assistance médicale à la procréation sans plus aucune forme de discrimination
Sophia Chikirou a soutenu l'inter-LGBT par l'octroi de subventions de la région Île-de-France lorsque Valérie Pécresse les a fait supprimer. Elle a apporté son soutien à la librairie Violette and Co, spécialisée dans les ouvrages féministes et LGBT+, qui a été perquisitionnée pour avoir proposé à la vente le livre « From the River to the Sea ».
Sophia Chikirou soutien également la pérennisation et la sécurisation des financements du Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF.
Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition de votre liste pour les personnes LGBTI+ pour votre ville, quelle serait-elle ?
Notre ambition est de faire de notre ville une zone de liberté et d'égalité réelle et de sûreté pour chacune et chacun en éradiquant les LGBTIphobies par une politique municipale active de protection, de visibilité et d'accès aux droits pour toutes et tous, de la naissance à la fin de vie. Paris est la ville où l’on vient se réaliser et s’émanciper. Ce sera la philosophie de notre action.
Partie 2.1 : Programme et propositions sur les sujets LGBTI+
Quels sont, selon vous, les principaux enjeux pour les personnes LGBTI+ dans votre ville ?
L'enjeu premier est la sécurité physique et psychologique face à une « offensive réactionnaire » et une augmentation des actes de violence LGBTIphobes. On en recense 4 800 chaque année, et ce chiffre est sous-évalué, avec une augmentation de 14% depuis 10 ans. L’autre enjeu est l’accès au droit et à l’accompagnement, notamment pour les mineurs LGBTI en rupture familiale.
Comment qualifieriez-vous la place des enjeux LGBTI+ dans votre programme ou projet municipal actuel ?
Déclinés dans une rubrique dédiée
Quelles actions concrètes envisagez-vous pour soutenir les associations LGBTI+ de votre commune ? (mise à disposition de locaux, subventions, partenariats, soutien logistique, communication, mécénat de compétences...)
Nous pérenniserons et sécuriserons les financements aux associations LGBTI+, notamment au Centre d'Archives LGBTI+ Paris et IDF .
Nous soutiendrons les associations pour offrir des permanences juridiques gratuites, permanentes et mobiles dédiées au signalement et à l’accompagnement des victimes de sexisme et de LGBTIphobies. Nous portons également l’ouverture d’un « centre LGBTI+ » en collaboration avec les associations », qui garantira la mise à disposition d'un réseau de salles accessibles gratuitement (en semaine et week-end) pour les associations, mais permettra également d’organiser des conférences, expositions, etc.
La ville s'engage à soutenir activement les Marches des Fiertés en facilitant leur organisation logistique et en garantissant leur sécurité. La mairie participera de manière visible aux événements (expositions, conférences) pour légitimer la parole des associations.
Prévoyez-vous d’inclure les associations dans les dispositifs participatifs d’élaboration des politiques municipales ?
Oui
Partie 2.2 : Propositions thématiques
Quelles sont vos propositions en matière de stratégie municipale et d’animation locale sur les sujets LGBTI+ ? (plan de sensibilisation et de formation du personnel municipal, charte et label, plan local de lutte contre les LGBTIphobies, partenariats intercommunaux, participation aux dispositifs participatifs...)
La Ville de Paris sera un employeur exemplaire dans le champ de la lutte contre les discriminations. Nous nous engageons à ce que nos services soient irréprochables dans l'accueil des publics LGBTI+. Les agents seront fidélisés et formés à cet effet.
Plus spécifiquement, les policiers municipaux recevront une formation sur les critères de discrimination (orientation sexuelle, identité de genre) pour savoir accueillir et guider les victimes sans générer une victimisation secondaire. La création d'un référent ou d'une cellule de référence dans les postes de police sera effective.
Dans le champ éducatif, la Ville favorisera l'intervention d'associations agréées dans les écoles pour l'éducation à la vie affective et sexuelle, incluant les questions de genre. Le domaine sportif est également pris en compte par le programme de la France insoumise, les communes élaboreront, directement avec les clubs locaux, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport pour garantir l'inclusion de toutes et tous, conditionnant ainsi les financements au respect de ces valeurs.
Quelles actions envisagez-vous pour assurer l’effectivité des droits des personnes LGBTI+ dans les services municipaux ? (accueil du public, diversité des familles et des couples, état civil, formulaires...)
Nous avons prévu de former l’ensemble des agents de la collectivité sur ces enjeux. Une attention particulière est portée aux agents d'accueil, d'état civil. Ils seront formés à l'accueil des personnes transgenres et intersexuées (respect de l'identité de genre, prénom d'usage) et des familles homoparentales pour lutter contre les stéréotypes et éviter les mauvaises orientations.
Nous maintiendrons la pression sur les Centres Médico-Psychologiques co-financés par la Ville où exercent encore des psychologues transphobes
Quelles sont vos propositions en matière de services aux familles ? (adaptation à la diversité des réalités familiales, formation du personnel municipal, actualisation des formulaires administratifs, soutien et accompagnement des parcours familiaux...)
Les communes insoumises s’engagent à garantir l'égalité réelle en passant d'une administration normée sur le couple hétérosexuel à un service public inclusif pour toutes les configurations familiales. Les services municipaux et l'administration doivent prendre en compte l’intégralité des configurations familiales pour cesser de les invisibiliser.
Cela rejoint ce que nous portons dans L’Avenir en commun avec la déjudiciarisation du changement de mention de sexe à l'état civil pour le rendre libre et gratuit devant un officier d’état civil (pour les mineurs, cette modification serait possible avec l'accord d'un des parents, considérée comme une démarche courante) ou encore l’établissement de la filiation par reconnaissance comme principe par défaut.
Quelles sont vos propositions en matière de santé et de prévention ? (accessibilité et offre de soins, sensibilisation et formation des professionnel·le·s de santé, accompagnement et soutien psychologique, santé sexuelle et lutte contre le VIH/SIDA, accès aux soins et aux droits des travailleur·euses du sexe...)
Nous développerons les campagnes de sensibilisation en matière de santé sexuelle.
Nous proposons de renforcer les moyens des CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) souvent surchargés, et d’instaurer du dépistage anonyme et gratuit des IST en laboratoire sans avance de frais. Au niveau municipal, il est proposé d'installer des CeGIDD directement dans les structures de santé municipales.
Face à la surreprésentation des tentatives de suicide chez les jeunes LGBTI, des mesures spécifiques sont prévues, par exemple, le renforcement des Centres Médico-Psychologiques (CMP) et le remboursement des consultations de psychologues, avec une attention particulière aux jeunes via des « parcours santé jeunes »
Quelles sont vos propositions en matière de lutte contre les discriminations et les violences envers les personnes LGBTI+ ? (formation et sensibilisation de la police municipale, dispositifs d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des victimes, suivi des violences et actes LGBTIphobes, prévention et médiation...)
Nos propositions programmatiques en matière de lutte contre les discriminations et violences envers les personnes LGBTI permettent de briser le mur de défiance entre les forces de l'ordre et les victimes LGBTI pour encourager les dépôts de plainte. Pour le permettre, les policiers municipaux seront formés aux différents critères de discrimination. La formation insistera sur les délais de prescription (un an) pour mieux guider les victimes. La Ville soutiendra la mise en place d’un référent ou d'une « cellule de référence » au sein des postes de police pour accueillir spécifiquement les victimes de discriminations LGBTI. Le programme national prévoit un « plan d’éradication des violences » incluant des instructions claires et la sanction systématique des comportements homophobes au sein des forces de l'ordre.
Par ailleurs, la commune doit pallier les carences de l'État dans la protection des victimes, notamment les plus jeunes, ce qui passe par la création de lieux d'accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle ou identité de genre, pour répondre à la mise à la rue des jeunes LGBTI+ et permettre une aide immédiate en cas d’insécurité.
Pour rendre les discriminations visibles et quantifiables, la Ville se dotera d'outils de mesure indépendants. Cette démarche passe par la création d'un Observatoire parisien des discriminations, en partenariat avec les associations et les universitaires et doté d'un budget participatif. Cet Observatoire aura la capacité de mener des actions de testing (tests de discrimination à l'embauche, au logement ou à l'entrée des lieux publics) pour prouver les infractions.
Quelles sont vos propositions en faveur de la jeunesse et du bien vieillir ? (accessibilité des services municipaux, formation du personnel, espaces sûrs et inclusifs, soutien et accompagnement psychologique, visibilité et représentation à tous les âges de la vie...)
Afin de protéger les plus jeunes, la priorité est de pallier les conséquences des ruptures familiales et de prévenir les discriminations à l'école. Face au manque cruel de moyens pour l’hébergement et l’accompagnement des jeunes mis à la rue par des parents LGBTIphobes, la Ville s'engage à créer, développer ou soutenir un lieu d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle.
La ville favorisera l’intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles et promouvra une éducation à la vie affective et sexuelle prenant explicitement en compte les questions de genre et les personnes LGBTI.
Pour le « bien vieillir » des personnes LGBTI : inclusion et lutte contre l'isolement
L'objectif est d'éviter que les seniors LGBTI ne subissent des discriminations en perte d'autonomie. Ainsi, la Ville formera les agents à l'accueil des publics LGBTI et favorisera la création d'espaces inclusifs au sein des centres d’hébergement.
Il est impératif de former les professionnels du grand âge et les soignants pour délivrer des soins appropriés et non-stigmatisants et de lutter contre l'isolement spécifique qui peut toucher les seniors LGBTI sans descendance ou éloignés de leur famille.
Quelles sont vos propositions en matière de sport, de culture et de mémoire ? (aide au développement sportif, soutien à la création artistique et reconnaissance publique de la mémoire LGBTI+...)
La France insoumise propose de garantir un accès au sport sans discrimination de genre ou d'orientation sexuelle, en sécurisant la pratique. Le programme prévoit la mise en place réelle, à la fois contrôlée et évaluée d'un plan d'action, de formation et de sensibilisation sur les LGBTIphobies dans le sport. Une attention spécifique est portée à l'inclusion des personnes trans dans les pratiques sportives, pour empêcher leur exclusion des compétitions ou des clubs.
À l'échelle locale, les communes élaboreront directement avec les associations sportives une « charte de lutte contre les discriminations dans le sport » pour engager les clubs.
La culture est utilisée comme un levier pour donner à voir en positif une société émancipée et lutter contre l'invisibilisation. Il est demandé de travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques et médiathèques municipales pour y inclure des ouvrages de l’esprit ou presses d’actualité traitant des thématiques LGBTI. La création de Centres LGBTI inclut des espaces dédiés aux archives, mise en place d'expositions et performances artistiques.
Le Nouveau Paris Populaire s'engage à constituer un fonds d’archives des luttes locales qui inclura spécifiquement les luttes d’émancipation LGBTI de la localité, pour sauvegarder et valoriser ces productions culturelles et militantes passées et présentes.
Quelles sont vos propositions en matière d'espace public et d'infrastructures ? (aménagements inclusifs et accessibles, visibilité, création et soutien aux lieux et évènements communautaires, communication...)
Concernant la sécurité et la sureté dans l’espace public, la liste insoumise à Paris a prévu de lutter contre les harcèlements de rue en installant des bornes d’appel d’urgence. Elle prévoit également de créer un environnement urbain plus sûr et inclusif à travers un plan « Ville éclairée et inclusive ».
Comme expliqué plus haut, les communes insoumises s’engagent également à accompagner les projets associatifs des associations LGBTI. La commune soutiendra activement les Marches des Fiertés sur le plan logistique, mais aussi par une participation institutionnelle visible via des expositions, des conférences ou des projections organisées par la ville tout au long du mois des fiertés.
Auriez-vous d’autres propositions sur des sujets ou des domaines que vous jugeriez pertinent ?
La Ville n’agira pas uniquement dans le cadre des compétences qui lui sont attribués par la loi mais fera de l’outil budgétaire un outil d’orientation des politiques publiques. Aucun euro d’argent public n’ira aux structures ou aux associations qui pérennisent les discriminations et spécifiquement les discriminations contre les personnes LGBTI+.
Quelles mesures spécifiques comptez-vous mettre en œuvre pour garantir la sécurité, la reconnaissance et l’accompagnement des personnes trans ? (soutien aux associations, facilitation du changement d’état civil, formation et sensibilisation des agents publics...)
Comme écrit plus haut, notre programme national propose une rupture totale avec la procédure actuelle jugée pathologisante et complexe. Au niveau national, la France insoumise prévoit de déjudiciariser le changement de sexe à l’état civil en le rendant libre et gratuit devant un officier d’état civil (donc en mairie), sur simple demande déclarative, sans condition médicale. Nous établirons le rapport de force politique avec l’Etat au lendemain de l’élection municipale sur le sujet.
En ce qui concerne ce que nous mettrons en œuvre au niveau communal, il s’agit de l’intégralité des mesures présentées dans ce questionnaire. La question de la transidentité ne doit pas être dissociée des autres questions.
Partie 3 : Place et représentation des personnes LGBTI+
Prévoyez-vous de désigner un·e élu·e référent·e des questions LGBTI+ au sein du conseil municipal ?
Oui, un·e élu·e en charge de la lutte contre les discriminations incluant les thématiques LGBTI+
Votre liste inclut-elle des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+ et/ou sont engagées sur ces thématiques ?
Oui, des personnes qui se déclarent publiquement LGBTI+
Menez-vous une démarche spécifique pour garantir une meilleure représentativité des diversités sur votre liste ? (orientations sexuelles, identités de genre, origines, situations de handicap...) *
Oui, la liste insoumise à Paris est construite afin que le Conseil de Paris reflète la diversité de la société, dépassant la simple légalité pour viser une égalité réelle d'accès aux mandats.
Nos engagements :
- Encourager des actions locales de sensibilisation et d’information (débats, événements,
ressources accessibles au public, informations sur les moyens de communication dont la
collectivité dispose...).
- Veiller à une orientation respectueuse des personnes concernées, dans le cadre des
compétences municipales, vers les structures et ressources appropriées.
Nos engagements :
Engagement 1 : Adopter un plan municipal dédié aux familles monoparentales et aux mères isolées avec une vision transversale, un diagnostic, des objectifs chiffrés et une gouvernance partagée
Engagement 2 : Réduire les factures et renforcer l'équité des services municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 3 : Renforcer et élargir les services publics municipaux pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 4 : Soutenir par des mesures concrètes l’accès à un logement digne
pour les mères isolées et les familles monoparentales
Engagement 5 : Favoriser l’accès à un emploi stable et compatible avec la vie
familiale
Engagement 6 : Favoriser le répit, l’entraide et la solidarité pour les mères isolées et
les familles monoparentales
Engagement 7 : Accompagner les séparations et protéger les familles
monoparentales face aux violences
Engagement 8 : Faciliter l’accès aux droits et à la démocratie
Engagement 9 : Faciliter l’accès au sport et aux loisirs
Engagement 10 : Favoriser l’accès aux soins et à un suivi médical pour les mères
isolées et les familles monoparentales
LETTRE OUVERTE signée
Les règles sont une question de justice sociale :
des élu·es et candidat·es appellent à faire de la
justice menstruelle un engagement municipal
Le 20 février, Journée mondiale de la justice sociale, est l’occasion de rappeler une évidence trop longtemps passée
sous silence : il ne peut y avoir de justice sociale sans justice menstruelle. Aujourd’hui encore, en France, avoir ses règles
reste pour beaucoup un obstacle quotidien à l’égalité réelle. Ce sujet, intime en apparence, est en réalité profondément
politique : il touche à l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, au travail, au sport et à la participation à la vie locale.
La précarité menstruelle concerne près de 4 millions de personnes dans notre pays. Derrière ce chiffre, il y a des réalités
très concrètes : une élève qui manque l’école faute de protections, une salariée qui renonce à une journée de travail, une
personne qui s’éloigne des activités sportives ou de la vie sociale par manque de ressources, d’espaces adaptés ou
d’information. Ce n’est pas une fatalité biologique : ce sont des inégalités sociales, qui se vivent chaque mois, partout sur
les territoires.
À l’approche des élections municipales de mars 2026, nous sommes convaincu·es d’une chose : les communes ont un rôle
déterminant à jouer. Parce que ce sont elles qui sont au plus près du quotidien, elles peuvent faire de la santé menstruelle
un levier concret de dignité, d’égalité et de cohésion sociale.
Et cela fonctionne déjà.
Que ce soit en généralisant la mise à disposition gratuite de protections périodiques, en développant des actions
d’information et de sensibilisation à la santé menstruelle, en soutenant les associations locales, ou encore en intégrant ces
enjeux dans les politiques de solidarité, de jeunesse, de sport ou de ressources humaines, des dizaines de collectivités ont
déjà prouvé que la justice menstruelle se décline concrètement au niveau local.
Ces initiatives montrent qu’il est possible d’agir dès aujourd’hui, avec des mesures utiles, visibles et positives pour les
habitant·es. Pour que plus personne ne manque l’école, le travail ou le sport à cause des règles, il est temps de faire de la
santé menstruelle un sujet pleinement intégré aux politiques publiques locales. En parler, former, équiper, informer, rendre
visibles ces enjeux : c’est permettre à chacun·e de vivre son quotidien sans que les règles soient un frein, un tabou ou une
source d’exclusion.
La justice sociale se construit aussi dans l’ordinaire. Dans un collège, une médiathèque, un centre social, dans les toilettes
d'un gymnase ou encore au cœur des politiques de prévention et de santé. Prendre en compte la santé menstruelle dans
les programmes municipaux, c’est agir concrètement pour la liberté, l’égalité et la dignité de toutes et tous.
À travers cet appel, nous souhaitons rassembler les élu·es et candidat·es qui veulent faire des règles un véritable
sujet municipal. Rejoindre ce mouvement, c’est affirmer que la justice menstruelle est un enjeu d’intérêt général, et
s’engager à la traduire en actions sur son territoire.
Ensemble, faisons des municipales 2026 un moment où les règles cessent d’être un impensé des politiques locales,
pour devenir un levier assumé de justice sociale.
Nos engagements :
1. S’assurer que figurent sur les listes des personnes représentatives de la diversité de la commune et, en cas d’élection, que les exécutifs municipaux soient composés avec la même exigence.
2. Formation des élus à la lutte contre le racisme et les discriminations raciales et nomination d’un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations.
3. Formation à la non-discrimination et à la déconstruction des préjugés pour tous les agents municipaux.
4. Rappeler à tous les agents municipaux leur responsabilité dans la prévention et la lutte contre les comportements racistes.
5. Evaluer l’ampleur des discriminations sur le territoire (financement de testings en matière de logement, d’emploi ou de loisirs ; réalisation d’audits relatifs à l’attribution des logements sociaux…).
6. Prendre en considération les politiques de lutte contre les discriminations mises en place par les entreprises lors de l’évaluation de leurs candidatures à des marchés publics municipaux.
7. Désigner un agent municipal chargé de la lutte contre le racisme et les discriminations raciales. Ce personnel aura notamment pour fonction de s’assurer de l’absence de discriminations internes à l’administration municipale, de veiller à l’absence de comportements discriminatoires vis-à-vis des usagers et d’impulser des politiques de lutte contre les discriminations à l’échelle de la collectivité.
8. Soutenir, par des moyens logistiques et financiers, les associations œuvrant en matière de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations raciales.
9. Mettre en place la délivrance de récépissés de contrôle par les policiers municipaux si la police municipale acquérait la possibilité de procéder à des relevés d’identité.
10. S’assurer que la police municipale soit tournée vers des logiques de proximité et de désescalade.
11. Favoriser la rencontre et les échanges entre les différents espaces de la ville afin de contribuer à la mixité et au vivre ensemble. Cette démarche pourrait notamment passer par l’organisation de tournois sportifs, d’ateliers culturels etc. ou encore la construction d’espaces à l’interface des quartiers.
12. Nommer des lieux publics (rues, jardins…) et des équipements municipaux en l’honneur de figures susceptibles de rendre compte de la diversité de la société française et de valoriser les combats en faveur de l’égalité.
13. Financer des voyages scolaires à vocation linguistique ou culturelle à destination des jeunes scolarisés dans des établissements situés dans les quartiers populaires ou comptant dans leurs effectifs une forte proportion de jeunes issus de ces quartiers.
14. Développer des programmes d’apprentissage de langues étrangères.
15. Financer les cours d’apprentissage de la langue française pour favoriser l’intégration des personnes étrangères.
16. Favoriser la participation des résidents extracommunautaires à la démocratie locale (consultation des associations, mise en place d’un conseil des étrangers, ouverture des consultations locales aux résidents concernés…).
1/ Quelle est votre vision de la place de la culture d’une part, et des artistes d’autre
part, dans la société française ?
Nous voyons la culture comme l’ensemble des productions humaines qui façonnent nos
représentations, donc nos perceptions et nos manières d’agir au monde. Les artistes créent
des œuvres qui, dans leur diversité, donnent forme à ces regards sur la vie humaine. Leur
rencontre avec le plus grand nombre nourrit l’esprit critique, ouvre à une pluralité de
lectures du monde, fait éprouver des émotions et donne à voir la créolisation de notre
société. À ce titre, le travail artistique et la production culturelle sont essentiels à la
construction de chacun·e, à la démocratie et à l’émancipation.
2/ Quels projets figurent dans votre profession de foi concernant la culture ? Et
concernant les artistes ? Quels sont vos engagements budgétaires sur ces deux
sujets ?
Nous voulons faire de la commune le coeur d’une nouvelle étape de démocratisation
culturelle et de revitalisation des services publics culturels, fragilisés par les politiques
d’austérité. Nous ne baisserons aucun budget dédié à la culture et étudierons leur
augmentation au regard des besoins, développerons les pratiques artistiques, renforcerons
l’éducation artistique et culturelle, et soutiendrons la création dans toute sa diversité, en
particulier les artistes locaux ou émergents. Nous mettrons en place un fonds d’intervention
pour soutenir les initiatives indépendantes.
3/ Quel équilibre vous paraît être le meilleur entre politique culturelle publique, locale
et nationale, et initiative privée, associative ou de mécénat, afin d’assurer la vitalité
artistique des territoires ?
Nous voulons faire de la commune un espace de concertation et de coordination entre tous
les acteurs de la culture, pour renforcer la complémentarité des projets et la coopération.
Nous privilégions une politique culturelle au profit des parisiens. Nous soutiendrons
l’initiative associative locale et examinerons au cas par cas les fondations et le mécénat, en
toute transparence. Dans le même temps, nous refusons la privatisation de la culture à des
fins lucratives et la mainmise des grandes entreprises et fortunes sur la création et l’accès
aux arts.
4/ La protection légale et le respect effectif des droits d’auteur vous semblent-ils être
des composantes de cette vitalité artistique ?
La protection légale et le respect effectif des droits d’auteur est une nécessité à
la vitalité artistique. Néanmoins, nous constatons l’imperfection d’un système où une
majorité d’artistes-auteurs vivent dans la pauvreté, sont privés de droits sociaux ainsi que
d’une représentation professionnelle effective et par là-même d’une reconnaissance en tant
que travailleurs. Nous souhaitons que le travail de l’art soit reconnu en tant que travail, et
que les travailleurs de l’art puissent bénéficier d’un régime social adapté à leur singularité,
d’une continuité de revenus et de réelles élections professionnelles.
5/ En matière d’intelligence artificielle générative, quelle serait selon vous la bonne
articulation entre développement des nouvelles technologies et droits des créateurs à
refuser le pillage de leurs oeuvres ?
Nous défendons un cadre légal plus exigeant, afin d’assurer un partage effectif de la valeur,
la transparence sur les corpus utilisés, la possibilité réelle pour les créateurs d’exercer un
droit d’opposition à l’utilisation de leurs œuvres dans les jeux de données d’entraînement, et
le renforcement des contrôles. À l’échelle communale, la priorité est d’être cohérent. Une
réflexion de fond sera menée pour utiliser l’IA générative partout où elle pourrait être utile.
Nous devons aller plus loin que l’IA Act avec une politique de transparence absolue.
Nos engagements :
1. Préservation et reconnaissance institutionnelle
• Garantir le maintien en place des boîtes par l'inscription dans le règlement
municipal du principe d'inamovibilité des bouquinistes lors des grands événements
parisiens à venir.
• Soutenir activement les bouquinistes dans la constitution du dossier de candidature
au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
• Reconnaître les bouquinistes comme une institution culturelle à part entière
méritant une attention renouvelée de la part de l'action municipale.
2. Modernisation et mise en valeur historique
• Réaliser un éclairage hivernal adapté, voté en 1891. Cette demande permettrait de
sécuriser les quais et d'offrir une visibilité permanente aux boîtes vertes durant les
mois d'hiver.
• La mise en place d'un service de nettoyage efficace «antigraffiti» ; l'entretien des
quais en général, le nettoyage des pourtours des arbres qui sont souvent laissés de
côté afin de préserver la magie de ce joyau du patrimoine parisien.
3. Soutien économique et rayonnement culturel
• Maintenir la gratuité du droit de place en reconnaissance du service culturel et
touristique majeur apporté par les bouquinistes au rayonnement de la ville de Paris.
• Mettre en évidence l'importance des bouquinistes dans la vie intellectuelle de la
capitale en organisant des événements culturels avec le soutien de la Mairie de Paris,
tels que des festivals, des parcours littéraires, le Printemps des poètes, Lires en fête
ou la Nuit blanche...
• Financer un portail officiel pour connecter cette tradition aux usages modernes
(géolocalisation, inventaires, actualités).
4. Urbanisme et aménagement des quais
• Rétablir la longueur d'origine des concessions, qui était de 10 mètres, au lieu de 8
mètres 60 actuellement, une mesure imposée par l'administration le 27 janvier 1943,
alors que Paris était sous l'occupation. Ce rétablissement permettrait plus de
visibilité et l'apport de près de 100 000 volumes supplémentaires sur les quais,
accroissant considérablement l'intérêt de l'offre des bouquinistes.
• Engager une végétalisation harmonieuse des abords et installer une signalétique
touristique au sol « Parcours des livres », par exemple.
• Créer des boîtes « totems » d'information aux points visibles près des lieux culturels
pour orienter les promeneurs vers les bouquinistes et les libraires.
5. Transmission et renouveau de la profession
• Réformer la commission d'attribution des places pour la rendre plus transparente et
réactive, en y associant étroitement l'Association Culturelle et la CCI Paris.
• Créer une aide financière pour les jeunes bouquinistes et soutenir un programme de
transmission des savoir-faire en bibliophilie.
- L’amélioration de l’entretien des courts municipaux, afin de garantir une
pratique plus sûre, qualitative et digne du premier sport parisien en nombre de
pratiquants
La pratique du sport est au cœur de notre programme pour des raisons de santé
physique et mentale, ainsi que de perpétuation et renforcement du lien social. Nous
sommes engagés en faveur d’un meilleur entretien de nos infrastructures sportives.
Nous prévoyons un investissement de 120 millions sur la mandature pour rénover et
moderniser nos infrastructures sportives, et cela concernera notamment les courts de
tennis municipaux.
- La couverture des terrains existants, devenue indispensable face au changement
climatique (canicules à répétition, épisodes pluvieux plus intenses), afin d’assurer
la continuité de la pratique sportive, d’autant plus que l’augmentation du
nombre de courts est fortement contrainte par la rareté du foncier à Paris ;
La question de la couverture des courts pour faire face au dérèglement climatique fera
partie de notre plan de rénovation. Pour autant, nous sommes aussi conscients que le
tennis reste un sport d’extérieur, et que les Parisiens tiennent également à une pratique
de plein-air. Nous explorerons donc notamment, des solutions amovibles de
couverture des courts, respectueuses de l’environnement et des besoins ponctuels de
couverture qu’impose le dérèglement climatique.
- La ré-augmentation de la mise à disposition de créneaux pour la compétition,
élément essentiel de la vie des clubs : sans compétition, l’intérêt de la pratique en
club, la progression sportive et la fidélisation des licenciés sont durablement
menacés ;
Les terrains municipaux de la ville de Paris ont vocation à rester principalement des
infrastructures ouvertes au plus grand nombre pour la pratique d’une activité physique
régulière de tous les Parisiens. Elles n’ont pas vocation à être des infrastructures
dédiées à des clubs, que ce soit pour la compétition ou autre.
Toutefois, notre municipalité restera ouverte à réserver créneaux, à la compétition, à
titre exceptionnel, lorsque les infrastructures des clubs se montrent inadaptés. Par
exemple, en cas d’évènement climatique inattendu, et de besoins de courts couverts.
- La mise à disposition d’espaces dédiés à la création ou au développement de
“club-houses”, lieux indispensables de convivialité, d’accueil des jeunes, des
familles et des bénévoles, et véritables piliers du lien social ;
Comme vous l’avez noté ci-dessus, le foncier à Paris est une ressource limitée. Nous
ne pensons pas qu’il soit avisé à la consacrer à des « club-houses », mais à dédier
chaque mètre carré disponible à l’aménagement de courts de tennis. Nous ne pensons
pas que la Ville de Paris ait vocation à mettre à disposition des espaces « club-houses
», ni dans les structures municipales, ni en faveur des clubs privés.
- L’accompagnement de la Ville dans le déploiement du pickleball à Paris,
nouvelle discipline portée par la FFT, répondant à une demande croissante et à
des enjeux de diversification, d’inclusion et d’optimisation des équipements
existants ;
Nous comprenons que le pickleball revêt l’intérêt d’une pratique sportive plus douce
que le tennis, de l’avis des joueurs. En ce sens, nous souhaitons l’encourager. Il
conviendra d’étudier précisément les besoins et la demande en la matière afin
d’aboutir à une offre équilibrée entre pickleball, padel et tennis.
- La lutte contre l’occupation abusive des créneaux municipaux par de faux
enseignants, exerçant en dehors de tout cadre réglementaire, à des tarifs souvent
excessifs, au détriment des clubs, des éducateurs diplômés et du service public du
sport ;
Nous sommes disposés, avec votre aide, à développer des formations pour les agents
de la ville en charge du contrôle des infrastructures sportives à la détection des cas
d’utilisation abusive.
Dans le même temps, il est clair que certains créneaux sont sous-utilisés. Dans un
souci, d’optimisation, nous serions ouverts à expérimenter l’utilisation de certains
courts, à certains horaires sous-utilisés, par des professeurs diplômés et des clubs,
pour prodiguer des leçons particulières, en échange d’une redevance juste et équitable
pour les professeurs ou clubs, et la Ville de Paris.
- Le rééquilibrage territorial de l’offre sportive entre l’Ouest et l’Est parisien, afin
de garantir une équité réelle d’accès aux équipements, aux créneaux et aux
projets structurants pour tous les habitants ;
Nous sommes engagés en faveur de la réduction des inégalités territoriales. Nous
notons qu’alors que les 18e, 19e et 20e arrondissements comptent une quarantaine de courts de tennis municipaux, les 15e et 16e arrondissements en comptent à eux seuls
80. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous souhaitons concentrer notre efforts
d’investissements sur les quartiers sous-dotés, afin de garantir une équité réelle
d’accès aux équipements.
- La place du tennis scolaire et périscolaire, levier fondamental pour
l’apprentissage moteur, l’égalité d’accès au sport, la détection des jeunes talents
et la construction de parcours sportifs durables dès le plus jeune âge.
Le sport est au cœur de notre projet éducatif. Nous prévoyons une refonte du service
communal périscolaire, en y déployant davantage de moyens et avec l’ambition
d’individualiser les parcours au maximum. Dans ce cadre, nous serions heureux de
pouvoir collaborer avec le Comité Paris Tennis afin d’œuvrer en faveur du tennis
périscolaire.
- Par ailleurs, les clubs s’interrogent sur la cohérence entre la contribution
économique du tennis à la Ville de Paris et les investissements réalisés sur les
équipements municipaux. Le tennis parisien contribue en effet à hauteur
d’environ 30 millions d’euros par an, notamment via les redevances
d’occupation, les loyers et la fiscalité foncière. Or, ces montants ne semblent pas
aujourd’hui « ruisseler » de manière suffisante vers la rénovation, la
modernisation et l’adaptation des courts municipaux.
Tout d’abord, nous considérons que le paiement de redevances d’occupation, de loyers
et de fiscalité foncière, n’ouvrent pas droit à « ruissellement » à la personne qui les
paie. Ils consistent en la contribution de tout un chacun à l’effort collectif, pour la
fiscalité foncière, et au paiement à la collectivité de la mise à disposition de foncier et
d’infrastructures qui appartiennent à la collectivité, à des acteurs privés. Il appartient
ensuite à la collectivité de décider de l’allocation des ressources ainsi perçues,
conformément à la perception de l’intérêt général par la collectivité et ses
représentants.
Nous ne comptons pas dévier de cette règle établie, et ne sommes certainement pas en
faveur d’un quelconque « ruissellement ». Toutefois, comme expliqué ci-dessus, nous
comptons investir dans la rénovation des infrastructures sportives municipales, ce qui
inclura également la modernisation, la rénovation et l’adaptation des courts
municipaux.
Défense de la langue française
222 Avenue de Versailles
75016 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu attirer mon attention sur l’usage de la langue française dans la communication municipale et plus généralement à Paris.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons dans ce combat. En tant que députée membre de la Commission des affaires étrangères et des délégations françaises au sein des assemblées parlementaires internationales, je ne peux que constater le recul de l’usage du français – même lorsque celui-ci est théoriquement langue de travail comme au Conseil de l’Europe – au profit d’un anglais standardisé et appauvri. Ainsi, c’est la pensée elle-même qui s’en trouve réduite à sa plus simple expression.
Plus grave encore, depuis le début des années 1990, le recul du français est de plus en plus à l’œuvre dans nos administrations nationales comme en témoigne les choix de programmes gouvernementaux type « Choose France ». Cela n’est plus possible. La langue de la République est le français, rappelle notre Constitution. Disposer d’une langue commune est une condition démocratique fondamentale, qui permet l’exercice de droits égaux sur l’ensemble du territoire et une compréhension identique de la parole publique et institutionnelle.
Je m’engage ainsi à défendre la langue française à Paris, ville au rayonnement international et à désangliciser les noms de tous les programmes et communications de la ville de Paris. La défense de la langue française ne signifie pas une fermeture à l’altérité et à l’utilisation d’autres langues comprises et parlées par telle ou telle partie des Parisiens mais de rompre avec l’utilisation d’un « globish » convenant à tout le monde mais au goût de personne.
-Nos engagements
LA MARCHE ET LA RANDONNÉE : DES VECTEURS D’ATTRACTIVITÉ
TERRITORIALE, ÉCONOMIQUE ET TOURISTIQUE
1. Développer l’offre de randonnée pour un tourisme
culturel et accessible à tous
2. Encourager une pratique responsable et durable
de la randonnée
3. S’appuyer sur la marche et la randonnée pour
favoriser le lien social et tisser des coopérations
interterritoriales
LA MARCHE,
AU CŒUR DES MOBILITÉS
POUR DES TERRITOIRES
EN TRANSITION
1. Intégrer pleinement la marche dans les
politiques de mobilité et d’aménagement
2. Apaiser la circulation et transformer
l’espace public
3. Créer une culture partagée autour
de la marche
4. Évaluer et suivre l’évolution des
politiques publiques en faveur de la marche
METTRE LA MARCHE
ET LA RANDONNÉE AU SERVICE
DE LA SANTÉ
DES HABITANTS DES TERRITOIRES
1. Faire de la marche une politique de santé
publique locale
2. Promouvoir la marche au quotidien pour
toutes et tous
3. Travailler avec les professionnels de
santé et les structures locales
4. Former, soutenir et valoriser les acteurs
du « sport-santé »
CONSTRUIRE UNE CULTURE
DE LA MARCHE ET DE LA RANDONNÉE
DÈS LE PLUS JEUNE ÂGE
1. Former et accompagner les enfants, les acteurs éducatifs et sensibiliser les familles
2. Favoriser les trajets à pied vers l’école en toute sécurité
3. Réaménager l’espace public pour permettre aux enfants de se l’approprier, de jouer et d’apprendre
1- Mobilier urbain : le contrat publicitaire gérant 1 600 mobiliers urbains
s’arrête en 2027. Êtes-vous pour la fin de cet affichage afin de libérer les trottoirs de Paris ?
Oui. Nous sommes pour la fin de cet affichage publicitaire et la
non-reconduction du contrat arrivant à échéance en 2027, afin de libérer
l’espace public et de sortir progressivement du financement des services publics
par la publicité. Nous reprendrons progressivement la gestion des mobiliers
urbains (abribus, colonnes Morris, mâts porte-affiches, « sucettes ») en régie
publique et nous supprimerons en priorité les « sucettes » dont la fonction
principale est publicitaire et non informative. Nous transformerons
progressivement les supports existants en affichage culturel, associatif, citoyen
et d’expression libre, en garantissant un accès équitable à toutes les associations
et collectifs d’habitants.
2- Abri voyageurs attendant le bus : le contrat publicitaire gérant les 2 000 abris
pour les voyageurs·ses attendant le bus s’arrête en 2029. Êtes-vous pour la
gestion directe de ces abris par la Ville, afin d’ôter plus de 4 000 affichages
publicitaires du quotidien des Parisien·nes ?
Oui. Nous sommes pour une gestion directe par la Ville à l’issue du contrat en
2029 afin de retirer l’affichage publicitaire du quotidien et de faire des abribus
un mobilier urbain public de proximité, sans publicité commerciale. Cela
s’inscrit dans notre objectif de reprise en régie de l’ensemble des mobiliers
urbains, de refus du financement des services publics par la publicité et de
réduction drastique de la pression publicitaire dans la Ville de Paris.
3- Écrans publicitaires : la publicité vidéo s’est multipliée derrière les vitrines
ces dernières années, consommant ressources et énergie pour des publicités de
plus en plus agressives. Cela peut être limité par le règlement local de publicité
(RLP).
Êtes-vous pour une réécriture du règlement afin d’encadrer les écrans
publicitaires (réduction de leur taille, densité et horaires) ?
Oui. Nous réviserons dès le début du mandat le Règlement local de publicité
pour encadrer strictement les écrans publicitaires (taille, densité, horaires) et
restreindre drastiquement les publicités numériques et lumineuses, avec
interdiction dans les zones résidentielles et aux abords des écoles, suppression
sur le mobilier urbain municipal, et extinction obligatoire la nuit (22 h - 7 h),
ainsi qu’un encadrement strict des dispositifs en vitrine orientés vers l’espace
public. Nous renforcerons en parallèle les moyens de contrôle et nous
systématiserons les relevés d’infractions.
4- Bâches publicitaires : ces dernières années se sont multipliées les bâches
publicitaires, dans des formats toujours plus grands qui s’imposent au regard
des passant·es. Si les bâches recouvrant des monuments historiques sont du
ressort du ministère de la culture, les autres peuvent en revanche être limitées
par le règlement local de publicité.
Êtes-vous pour une réécriture du règlement afin d’encadrer les bâches
publicitaires (interdiction ou réduction de leur taille ?
Oui. Nous réécrirons le Règlement local de publicité pour réduire drastiquement
la taille maximale des bâches publicitaires et encadrer strictement leur
implantation (surface, durée, localisation), hors bâches recouvrant les
monuments historiques qui relèvent du ministère de la Culture. Notre objectif à
terme est d’en finir avec les formats géants imposés aux passants et de
privilégier des dispositifs non commerciaux (information de chantier, affichage
culturel ou associatif).
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez doter le budget culturel (en détaillant le
fonctionnement et l’investissement) et plus globalement quelle place souhaitez-vous donner à
la culture ?
Les arts et la culture sont un vecteur d’altérité et d’émancipation. Les arts et la culture sont le
cœur du progrès humain permanente face aux obstacles et aux déterminismes inhérents aux
aléas de la naissance. Ils démultiplient les perceptions du monde, affinent l’esprit critique et
nourrissent les imaginaires pour agir dans le présent. C’est pourquoi la politique culturelle est
au cœur du projet humaniste de la France insoumise et de ses ambitions pour le progrès
humain.
Les arts et la culture sont aujourd’hui frappés de plein fouet par les coupes budgétaires
nationales et l’austérité imposées aux collectivités par les politiques d’Emmanuel Macron
dont Rachida Dati, ministre de la culture, est la représentante à Paris. Face à cette violence
contre la culture, les politiques menées par la majorité socialiste parisienne n’ont pas été à la
hauteur : le budget culturel de la Ville a stagné durant la mandature tandis que la privatisation
progressive du patrimoine, des lieux et des grands événements culturels s’est accélérée. En
définitive, le recul de l’État et de la Ville ont ouvert ainsi la voie à une mainmise croissante
d’acteurs privés puissants, qu’il s’agisse de multinationales du luxe ou de groupes détenus par
des milliardaires souvent réactionnaires, sur des pans entiers de la vie culturelle parisienne.
C’est à l’échelle de la ville que doit être incarnée la nouvelle étape de la démocratisation
culturelle. Le Programme du Nouveau Paris Populaire que porteront nos listes à Paris vise à
reprendre la main sur la politique culturelle et suppose de rompre avec cette marchandisation,
de mettre fin à la privatisation du patrimoine et des équipements culturels et de garantir aux
artistes des conditions de création, de diffusion et de rémunération dignes, stables et pérennes.
Concrètement allez-vous baisser, augmenter ou laisser stable ce budget en fonctionnement et
en investissement, dans quelles proportions et pourquoi ?
Notre ambition d’ensemble va à la hausse des budgets dédiés à la culture, en fonctionnement
comme en investissement. La politique culturelle à Paris est spécifique. En effet, c’est à Paris
que se trouvent les grandes institutions étatiques. Il ne s’agit pas de faire doublon avec les
politiques de l’Etat mais de s’occuper de l’épanouissement culturel des Parisiennes et des
Parisiennes ainsi que des acteurs du milieu culturel.
Les hausses budgétaires envisagées seront étudiées de façon à être significatives pour
répondre au retrait de l’Etat. Nos efforts appuieront les secteurs culturels déjà durement
frappés et devant faire face à un plan social déguisé.
Aussi, pouvez-vous nous détailler comment vous entendez travailler la question de l’action culturelle en lien avec les structures culturelles du territoire ? Quelle importance souhaitez-
vous y donner concrètement ?
L’action culturelle est le fer de lance central et essentielle de la nouvelle étape de
démocratisation culturelle que la France insoumise veut porter. Nous concevons son
déploiement dans l’articulation des trois piliers de l’éducation artistique et culturelle que sont
la rencontre avec les œuvres, les artistes et les lieux culturels, la pratique artistique et
l’acquisition de connaissances sur les arts et la culture. Pour mener à bien cette politique, nous
miserons sur quatre éléments essentiels :
- la concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème culturel local (services
municipaux, institutions implantées localement, associations, communauté éducative, etc..) en
faisant des mairies des espaces d’échange, de coordination et de complémentarité avec
l’ensemble de ces acteurs
- les moyens nécessaires à la bonne réalisation de leurs missions et de nos ambitions
- le travail humain, de proximité et du quotidien
- le temps long et la confiance, en sortant du dogme généralisé de l’appel à projet, qui plombe
les associations et autres structures culturelles, pour lui favoriser des moyens pérennes en
renouant avec les conventionnements pluriannuels
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez concourir à la bonne réalisation des
évènements culturels non lucratifs ?
La Ville de Paris valorisera les propositions portées par les acteurs culturels locaux, partant du
principe que tout événement culturel sur son territoire est une chance à soutenir et
accompagner. Ainsi, elle travaillera avec les acteurs culturels pour veiller à la bonne faisabilité
de chaque événement et faciliter leur tenue dans la mesure du possible. Cela se fera d’autant
plus pour les événements non lucratifs, qui s’inscrivent pleinement dans la vision qu’a la
France insoumise pour les arts et la culture, sont souvent de grande qualité et pour qui tout est
de plus en plus difficile dans la période actuelle.
Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent entre les festivals et les salles de
jauges diverses, comment entendez-vous travailler le cahier des charges des enceintes de
grandes jauges en DSP (délégation de service public) ?
Paris réaffirmera que ses équipements culturels publics - qu’ils soient de petite ou grande
jauge - doivent avant tout être au service de la diversité artistique, l’écosystème culturel local
et l’accès de toutes et tous aux arts et à la culture.
Ainsi, nous travaillerons à ce que les DSP, même si ce n’est pas notre mode de gestion
préféré, ne soient pas de simples contrats de gestion commerciale prenant part aux graves
phénomènes de concentration dans la culture, mais des leviers de la politique culturelle
émancipatrice que nous portons.
Cela passera notamment par :
- L’inscription au cahier des charges d’obligations de diversité de programmation et de soutien
aux artistes et structures de production locaux et indépendant
- Le conditionnement des subventions et avantages publics à ces engagements de diversité,
mais également sociaux et écologiques
- Une tarification abordable selon les moyens de chacun
- Favoriser les modèles coopératifs ou associatifs plutôt que la déclinaison des monopoles
privé des gros acteurs de l’événementiel et de la culture marchande
Nous veillerons également à rééquilibrage de l’offre culturel entre le Nord et l’Est de la ville
d’une part et le centre et l’Ouest d’autre part.
Aussi, en vue de maintenir un équilibre territorial cohérent, pouvez-vous nous détailler
comment vous entendez travailler votre offre culturelle gérée en direct ?
L’offre culturelle en régie directe s’inscrira en complémentarité avec l’ensemble des structures
culturelles et acteurs indépendants du territoire. Elle portera une attention particulière aux
artistes locaux, notamment émergents, en continuité de financements et de dispositifs de
soutien et d’accompagnement dédiés. Cette orientation aura d’une part pour but de faire du
lieu de vie une étape importante dans le parcours des travailleurs de l’art et un tremplin
possible dans leur carrière, et d'autre part de renforcer la proximité et les échanges entre tous
les habitants et les artistes qu’ils ont pour voisins. Il s’agit ici d’une des composantes
fondamentales de la culture de proximité et du quotidien que nous portons.
En outre, l’accessibilité financière - jusqu’à la gratuité de certaines activités, évènements et
dispositifs - demeurera un axe fort de la politique culturelle insoumise, à commencer par les
structures et offres gérées en régie directe qui montreront l’exemple.
Aussi, comment pensez-vous accompagner les structures existantes pour pérenniser leur
projet dans des locaux adaptés aux pratiques de la musique ? Quel budget d’investissement
pensez-vous notamment mobiliser pour accompagner ces lieux ? Comment pensez-vous
mener votre politique d’aménagement du territoire ?
Trop de municipalités inaugurent de nouveaux équipements en pensant que la simple
existence de leurs murs suffira à faire rayonner l’action culturelle locale. Ces choix sont
souvent guidés par des logiques de communication plus que de construction sur le long terme.
Les équipes alors chargées de faire vivre ces équipements flambant neufs ont souvent des
effectifs et des moyens réduits, inversement proportionnels à l’ampleur des missions qu’on
leur demande de mener. Ces situations se font au détriment des habitants comme des agents et
peut entraîner des violences sociales inadmissibles.
Nous ferons le bilan des moyens humains et financiers nécessaires au bon accomplissement
des missions des équipements déjà existants, avec les personnes qui les font vivre mais aussi
les habitants et acteurs locaux. Nous ferons également avec les mêmes interlocuteurs le bilan
des besoins et de la sous-dotation en équipement dans certains quartiers.
Notre action en matière d’aménagement culturel du territoire s’adaptera aux spécificités des
lieux de vie à partir de l’existant comme de ses manques pour aller dans le sens de notre
objectif d’une culture de proximité et du quotidien. Cela passera notamment par :
- par le renforcement des moyens des équipements existant le nécessitant pour
l’accomplissement de leurs missions,
- la mutualisation des espaces
- l’occupation facilitée ou gratuite de locaux publics,
- la mise à disposition et l’aménagement d’espace de création, d’apprentissage, de diffusion
dans des lieux vacants
- le développement d’une politique de « culture à loyers modérés » pour les associations et
travailleurs des arts et de la culture du territoire
Les budgets d’investissement municipaux se partageront d’une part sur le travail à mener sur
l’équipement existant à partir des besoins recensés - type de rénovation, mise aux normes,
insonorisation, transition écologique et accessibilité - et d'autre part sur la construction de
nouveaux équipements là où cela est nécessaire, notamment dans les quartiers populaires
souvent moins dotés. Ces équipements auront vocation à croiser culture, éducation populaire
et vie associative. Croiser ces missions au sein de mêmes équipements nous semble être un
choix politique essentiel afin de favoriser la familiarité de toutes et tous avec les arts et la
culture.
Pouvez-vous nous détailler comment vous entendez vous positionner au regard des enjeux de
la liberté de création, vis-à-vis des programmations proposées par les structurelles culturelles
de votre territoire ?
Le projet communaliste insoumis est un projet de rupture avec l’ordre établi, y compris dans
les vieilles méthodes d’ingérence, de clientélisme et de censure dans les arts qui se
développent de plus en plus chez des élus abusant de leurs pouvoirs.
En tant qu’Insoumis, nous avons pour mot d’ordre dans les arts que la politique ne se mêle
pas d’esthétique, à l’exception d’un souci accru pour la diversité et le renouvellement des
formes.
Si des désaccords peuvent avoir lieu, ils ne le seront qu’au regard du cahier des charges lié à
ces financements. Ils seront réglés dans le dialogue et jamais dans la punition expéditive et
pour l’exemple que manient désormais trop d’élus.
Nous considérons toute programmation comme étant politique, et ce dans le bon sens du
terme, dans le sens où elles témoignent toujours d’une vision du monde et de ses
représentations. Ainsi, nous admettons que des programmations puissent entraîner des
protestations populaires, comme c’est le cas lors des programmations d’artistes accusés de
violences ou harcèlement sexistes et sexuels, ou ayant manifesté un soutien sous une forme ou
une autre au gouvernement israélien dans sa politique de colonisation et le génocide à Gaza.
Municipales 2026 : quels sont vos engagements pour la culture ?
I. Gouvernance culturelle et place de la culture
dans le projet municipal
1. Culture comme politique publique essentielle
Vous engagez-vous à reconnaître la culture comme un service public
essentiel, au même titre que l'éducation, la santé ou l'environnement,
dans votre projet municipal?
Oui. Nous considérons la culture comme un service public essentiel. Il l’est notamment
dans la construction du/de la citoyen·ne, de son esprit critique son émancipation, l’expression et la mise en forme d’une multitude de perceptions du monde et d'imaginaires alternatifs essentiels à la démocratie et comme expression concrète de la créolisation.
2. Gouvernance partagée
Vous engagez-vous à mettre en place ou à maintenir un Conseil local
de la culture associant élu-es, acteurs culturels professionnels, citoyens
et partenaires publics?
Oui. Nous envisageons de faire des Mairies insoumises les motrices de la coordination
de l’ensemble des acteur·rices culturel·les de leur commune. Nous proposons à Paris de permettre une gouvernance partagée via
les Conseils de quartier avec un triplement du budget participatif.
3. Stratégie culturelle municipale
Vous engagez-vous à élaborer ou actualiser un schéma municipal de
développement culturel, fondé sur un diagnostic territorial partagé
avec les professionnels et assorti d'une charte locale de la culture
(liberté artistique, diversité, coopération)?
Oui. Comme dans d’autres domaines, notre action dans la politique culturelle sera planifiée pour répondre aux objectifs de
développement de ce service public et d’émancipation que
nous visons. Cela passera notamment par l’élaboration ou l’actualisation d’un schéma municipal de développement culturel, dans
une perspective démocratique mêlant l’ensemble des professionnels et les habitants. Le CESE Parisien et les Conseils de
quartier seront consultés. Nous agirons également concrètement pour valoriser la diversité de création et la coopération, et
défendre les libertés artistiques.
4. Transparence et évaluation
Vous engagez-vous à publier chaque année un bilan culturel
municipal public, incluant des indicateurs qualitatifs et quantitatifs?
Oui. Cela s’inscrira dans les pratiques de démocratie que nous voulons porter dans les
communes pour y entamer la révolution citoyenne. Nous étudierons les résultats des politiques culturelles menées sur le moyen et
long terme, en sortant des indicateurs purement quantitatifs pour les équilibrer avec des indicateurs qualitatifs. Des
chercheur·euses en sciences humaines pourront être mobilisés pour mener ces bilans et leur suivi sur plusieurs années,
notamment en contrat CIFRE. Nous créerons l’« Université Populaire de Paris », en partenariat avec les associations, les
universités, les chercheurs et les experts, pour y former les citoyens volontaires à l’exercice de la démocratie, à la compréhension
des institutions, et aux multiples sujets qui structurent le débat public.
II. Financement et stabilité économique des
politiques culturelles
5. Stabilité budgétaire sur la durée du mandat
Vous engagez-vous, a minima, à maintenir le niveau des budgets
culturels municipaux sur l'ensemble du mandat 2026-2032, sans baisse en
cours de mandat, hors circonstances exceptionnelles dûment justifiées et
rendues publiques?
Oui. Stabilité budgétaire sur la durée du mandat [Commentaire]
Aucune commune insoumise ne réduira son budget dédié à la culture, qui plus est dans la période de sape du service public de la
culture que nous traversons. L’objectif sera même
d’augmenter les budgets, selon les communes et leurs besoins et en concertation avec les
acteur·rices culturel·les et habitant·es via les Conseils de quartier.
6. Augmentation des budgets culturels
Vous engagez-vous à augmenter les budgets culturels municipaux
sur la durée du mandat, afin de renforcer le service public du spectacle
vivant, l'emploi artistique et l'accès de toutes et tous à la culture ?
Oui
Comme indiqué dans la précédente réponse, c’est la perspective vers laquelle se
tourneront les communes insoumises selon les besoins et objectifs en matière de politique culturelle.
7. Pluriannualité et subventions de fonctionnement
Vous engagez-vous à privilégier les conventions pluriannuelles et les
subventions de fonctionnement, plutôt que les appels à projets
ponctuels?
Oui. Le conventionnement pluriannuel et la rupture avec le dogme de l’appel à projet étouffant les personnes en dépendant au
bénéfice des plus grosses structures proches du lucratif
comme les fondations et le groupe SOS, sont un engagement clair de la France insoumise, à l’échelle nationale comme
municipale. Nous favoriserons ces conventions pluriannuelles ainsi que les la confiance et la construction sur le temps long avec
les acteur·rices culturel·les et, plus largement, associatif·ves.
8. Financement croisé et responsabilité partagée
Vous engagez-vous à dialoguer avec l'État et les autres collectivités
pour favoriser des conférences territoriales de financement et des
cofinancements pluriannuels État-Région-Ville?
Oui. Nous savons l’importance des financements croisés et de la mobilisation de l’ensemble des strates de l’action publics pour mener
des politiques culturelles ambitieuses irriguant
l’ensemble de leurs champs d’action. Nous nous mobiliserons donc pour que l’État et les autres collectivités prennent leurs parts
dans la financement du service public de la culture, à travers les conférences territoriales de financements et les cofinancements
pluriannuels croisés.
9. Lutte contre la marchandisation
En cas de recours à des modes de gestion déléguées des
établissements culturels, vous engagez-vous à les encadrer strictement
afin d'éviter toute logique de marchandisation?
Oui. Aux échelles nationales et locales, la France insoumise s’oppose aux délégations
de service public, et souhaite mener une politique ambitieuse de démarchandisation générale des arts et de la culture.. En
l’attente de pouvoir remunicipaliser, ou plus largement de refaire de ces délégations des établissements publics, les communes
insoumises veilleront strictement à ce que les DSP ne s’inscrivent dans des logiques de marchandisations - même si ces logiques
sont fortement incitées par la forme même de la DSP - et répondent à des critères d’accessibilité et de diversité dans leur action
et leur programmation.
III. Liberté de création et indépendance
artistique
10. Respect de la loi sur la liberté de création, de diffusion et de
programmation (LCAP)
Vous engagez-vous à respecter et faire respecter la loi de 2016 sur la
liberté de création, de diffusion et de programmation, distinguant
clairement choix artistiques et préférences politiques?
Oui. La France insoumise a pour mot d’ordre que le politique ne se mêle pas d’esthétique, à l’exception d’un souci accru pour la
diversité des formes et des discours, et mettra
cette vision en application dans sa politique municipale. Nous dénoncerons également fermement les ingérences politiques que
d’autres pourront faire et lutterons aux côtés des travailleur·es de l’art victimes de censure.
11. Protection des responsables de programmation
Vous engagez-vous à renforcer les garanties protégeant les directions
et responsables de programmation contre toute tentative de censure
ou d'éviction arbitraire ?
Oui. Nous les défendons et assumerons le rôle politique du maire, des élus et de la mairie pour cela.
12. Indépendance artistique
Vous engagez-vous à garantir l'indépendance artistique des lieux et
équipes soutenus, sans pression politique ou idéologique sur les
contenus ?
Oui. Nous ne sommes pas partisans de la répression ou de l’interdiction par voie administrative ou de la répression sous forme de
coupe de subventions de la part du pouvoir politique. Ces outils, utilisés par nos adversaires, notamment l’extrême droite, dans
des démarches de censure et de répression politique, ne sont pas les nôtres et sont antidémocratiques.
13. Subventions et contenus artistiques
Vous engagez-vous à ne jamais conditionner les subventions à des
critères de conformité esthétique, morale ou politique ?
Oui. Ces outils, utilisés par nos adversaires politiques, sont antidémocratiques et nous
combattrons ces pratiques punitives et autoritaires.
14. Pluralisme et prise de risque artistique
Vous engagez-vous à soutenir la diversité des formes artistiques, y
compris expérimentales, critiques ou minoritaires?
Oui. Les communes insoumises accorderont une attention particulière à la diversité des
formes dans leur soutien à la création et le cahier des charges des lieux de programmation. Alors que l’austérité, la concentration
et les ingérences politiques poussent à l’uniformisation et l’instrumentalisation des oeuvres, nous oeuvrons pour une création et
une diffusion artistique à l’image de la France créolisée d’aujourd’hui et pour le renouvellement des formes, notamment dans le
soutien aux artistes émergents pour faire de la commune une étape importante dans leur carrière.
15. Contrat d'Engagement Républicain (CER)
Dans l'attente d'une réforme législative, vous engagez-vous à ne pas
utiliser le CER comme outil de pression ou de censure sur les projets
artistiques?
Oui. La France insoumise s’engage fermement contre le Contrat d’Engagement Républicain, charte aux contours flous et véritable outil
de pression et de censure des projets
artistiques et de l’action associative plus largement, et dénonce la répression qu’il permet. Par conséquent, nous n’invoquerons
par le CER dans nos rapports aux acteurs culturels et aux associations.
IV. Accès de toutes et tous à la culture
16. Présence culturelle sur l'ensemble du territoire
Vous engagez-vous à garantir un accès à une offre culturelle
professionnelle à moins de 30 minutes de chaque habitant,
notamment par des réseaux intercommunaux ?
Oui. À l’échelle nationale comme communale, la France insoumise souhaite développer la culture de proximité, de la diffusion
d’oeuvres à la pratique artistique jusqu’aux librairies et disquaires. L’échelon communal sera un terrain de mise en place de cette
volonté, autant par la multiplication des démarches « d’aller vers », que dans les transports en commun, améliorés de façon
générale ou spécifiquement mis en place pour permettre de pouvoir bénéficier de la vie culturelle de la commune.
17. Médiation culturelle de proximité
Vous engagez-vous à financer ou cofinancer des médiateur·rices
culturels de proximité, en lien avec les structures professionnelles du
territoire?
Oui. La médiation culturelle de proximité est un élément central de la nouvelle étape de
démocratisation culturelle que nous portons. Cela passera par des postes dédiés, avec les structures culturelles, de l’action
sociale ainsi que d’éducation populaire locale.
18. Actions artistiques hors-les-murs
Vous engagez-vous à soutenir durablement les résidences d'artistes et
projets culturels en milieu scolaire, hospitalier, pénitentiaire, social ou
médico-social?
Oui, nous comptons démultiplier durablement ces initiatives, dans les domaines
que vous citez et plus encore, afin de faire exister les arts et la culture dans le quotidien tout au long de la vie par le plus grand
nombre de moyens possibles, et de rendre effectif le droit à chacun de profiter de la vie culturelle de sa commune. Nous
accorderons en ce sens une attention toute particulière aux résidences et projets culturels dans les écoles, en y développant le
contact avec des travailleur·euses de l’art par les résidences et le jumelage de chaque établissement scolaire avec un
établissement artistique.
19. Politiques culturelles inclusives
Vous engagez-vous à promouvoir des politiques culturelles favorisant
la diversité, la parité et l'accessibilité des personnes en situation de
handicap, en dialogue avec les professionnels ?
Oui. La diversité et l’inclusivité sont des piliers centraux de notre projet de politique culturelle, afin que les arts et la culture soient
présents dans la vie de tous·tes.
20. Tarification solidaire
Vous engagez-vous à soutenir des politiques tarifaires accessibles:
gratuités ciblées, pass culture local, billetterie sociale?
Oui. Nous souhaitons favoriser au maximum la gratuité des activités artistiques et
culturelles pour tous·tes, et lorsque ça n’est pas possible, systématiser la tarification sociale. Les communes insoumises seront
également libres d’expérimenter d’autres dispositifs allant dans ce sens : tarification responsable, carte culture locale, etc..
21. Réactivation des lieux culturels "dormants"
Vous engagez-vous à réactiver ou réinventer des lieux patrimoniaux ou
municipaux sous-utilisés à des fins artistiques?
Oui. La ville de Paris, en collaboration avec les Conseils de quartier, construira avec les habitant·es, des projets de rénovation du
patrimoine historique de la commune lorsque nécessaire et pour leur emploi pour des projets artistiques ou d’évènements nonmarchands.
Elles planifieront également l’entretien et la rénovation de ce patrimoine local, ainsi que sa bifurcation écologique
avec les autres acteurs publics concernés.
V. Culture, territoire et transition écologique
22. Culture et aménagement du territoire
Vous engagez-vous à associer artistes et structures culturelles aux
projets de transformation urbaine et territoriale (renouvellement,
friches, quartiers en transition, ruralité)?
Oui. Les communes insoumises associeront les artistes et structures culturelles locales à
toute la vie de la commune, dans ses fêtes, ses illuminations comme l’évolution de ses quartiers. Elles appliqueront également le
1% artistique dans le projets de construction publics, obligation légale aujourd’hui trop peu respectée.
23. Transition écologique du secteur culturel
Vous engagez-vous à accompagner les structures culturelles dans leur
transition écologique (éco-conception, mutualisation, mobilités
durables)?
Oui. Les communes insoumises planifieront la bifurcation écologique de l’ensemble des
structures sous leur tutelle, y compris les structures culturelles, en concertation avec ces dernières.
24. Patrimoine bâti et équipements culturels
Vous engagez-vous à investir dans la rénovation, notamment
thermique, des équipements culturels et à soutenir leur intégration
dans les dispositifs type « fonds vert » ?
Oui. Nous avons conscience du besoin de rénovation, notamment thermique, de nombre
d’équipements culturels aujourd’hui vieillissant, et planifieront cette dernière avec les acteurs concernés et les dispositifs de l’Etat
prévus pour cela. L’intégration des structures culturelles aux dispositifs de type « fonds vert » s’inscrit pleinement dans cette
démarche.
25. Mobilité et temporalités culturelles
Vous engagez-vous à adapter les politiques de transport aux
temporalités culturelles et à travailler à des contrats culture-mobilité
?
Oui. Cela s’inscrit pleinement dans les objectifs de culture de proximité que la France insoumise porte, comme cité précédemment.
Conclusion
26. Dialogue avec les organisations professionnelles
Vous engagez-vous à instaurer un dialogue régulier avec les
organisations professionnelles du spectacle vivant pendant le mandat
municipal?
Oui. Le dialogue régulier avec les organisations professionnelles fait pleinement partie de notre conception de l’action politique et de la
planification. Les communes insoumises concevront leur action en concertation permanente avec les organisations
professionnelles,
syndicats d’employés, et dans des cas spécifiques comme la culture, d’employeurs également.
27. Vous engagez vous à faire de la culture un des enjeux majeurs de votre
programme électoral?
Oui. Le nouveau communalisme que nous portons repose notamment sur une conscience du rôle des communes comme éclaireuses
des grandes transformations sociales du pays, ce qui fut notamment le cas des services publics culturels et sportifs développés
dans les communes socialistes et communistes avant de l’être à l’échelle nationale. Nous nous inscrivons dans cet héritage, et
ferons des communes le socle de la nouvelle étape de démocratisation culturelle que nous portons, axée sur un renouvellement
de la volonté de faire exister les arts et expériences collectives dans la vie de chacun·e, la diversité, le temps long et la proximité.
Nos engagements :
1. Mettre en place une politique locale et un budget dédié à la stérilisation des
chats errants conformément à l’article L. 211-27 du Code rural et de la pêche
maritime, financée par la commune, afin de limiter la souffrance et la
prolifération.
2. Soutenir activement les refuges et associations de protection animale de la
commune, notamment par le biais de subventions, de la mise à disposition
gracieuse de locaux ou d’un accompagnement logistique.
3. Encadrer les salons du chiot et autres événements impliquant des animaux, en
veillant à ce qu’ils soient organisés dans le respect du bien-être animal. Mettre en
place des actions de prévention avant et pendant ces manifestations afin de
sensibiliser le public aux risques liés à l’achat impulsif et à l’exposition d’animaux,
souvent issus d’élevages intensifs.
4. Aménager les espaces publics avec des équipements adaptés (espaces canins,
distributeurs de sacs, points d’eau) pour faciliter la cohabitation entre habitants
et animaux. Notamment, créer des « caniparcs » : des espaces dédiés aux chiens,
suffisamment vastes et sécurisés, favorisant la liberté de mouvement et la
socialisation des chiens.
5. Lancer des campagnes annuelles de sensibilisation à l’adoption responsable, à la
lutte contre l’abandon et au respect des animaux, en partenariat avec les
associations ayant pour objet la protection animale
6. Favoriser l’accès des animaux de compagnie des personnes précaires aux
dispositifs d’hébergement d’urgence, en collaboration avec les structures sociales
locales.
7. Présenter en conseil municipal un vœu ou une déclaration d’engagement pour
inscrire durablement la cause animale à l’agenda politique local. Ce vœu devra
inclure un plaidoyer auprès des sénateurs, notamment pour faire évoluer le cadre
juridique national, en particulier pour interdire les expositions destinées à la vente
de chiens et de chats.
8. Créer un comité consultatif pour la protection animale conformément à l'article
L. 2143-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), composé d’élu·e·s
référents et associant des représentants des d’associations locales et nationales.
9. Sensibiliser et former les agents municipaux à la gestion des animaux, le bien-
être des animaux ainsi qu’aux signalements des abus.
10. Assurer la transparence sur le fonctionnement et les pratiques des fourrières
municipales, en publiant chaque année un bilan d’activité garantissant le respect
du bien-être animal.
11. Intégrer des critères éthiques liés au bien-être animal dans les marchés publics
de la commune, en privilégiant notamment les produits non testés sur les
animaux, afin de tendre vers une commande publique responsable, éthique et
respectueuse du vivant.
12. Adopter une charte municipale en faveur du bien-être animal, élaborée avec
les associations de protection animale, conformément aux articles L.2121-1 et
suivants du CGCT.
Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est
3, rue du Canada
75018 Paris
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre document pour les élections municipales à venir et je vous en remercie.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons non seulement sur les constats mais également sur les priorités et les solutions à privilégier pour un Paris habitable et solidaire à l’horizon 2050.
En effet, la philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez en accompagnement de ce courrier, place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale.
S’il est impossible de répondre point par point à l’ensemble de vos mesures, je voudrais tout de même revenir sur l’ensemble des axes qui structurent votre document :
Comme vous le savez, le logement est l’une de nos deux priorités absolues tant il conditionne le reste dans une ville aussi dense que Paris. Nous visons un gel en 2026 puis une baisse des loyers et des charges dans le parc social et des aides directes à destination de 50 000 foyers. Cet axe concentrera 261 millions d’euros supplémentaires, soit 29% des nouvelles dépenses, dont 238 millions d’euros serviront à doubler le contingent de logements sociaux, et à déployer notre stratégie. L’outil fiscal sera également utilisé avec toute l’amplitude que la loi permet pour privilégier les habitants aux détriments des propriétaires de résidences secondaires et des spéculateurs fonciers. Enfin, notre programme dans sa globalité vise à une harmonie des usages, en réglant les différends.
Concernant l’écologie et plus particulièrement le climat et l’adaptation de la ville à la prochaine canicule et la prochaine inondation, vos propositions pour une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments rejoignent parfaitement nos priorités quant à l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées pour un montant de 208 millions d’euros par an supplémentaire car il y a urgence. Par ailleurs, nous évaluerons en concertation avec les habitants la possibilité non seulement d’un droit à l’eau – brumisateurs, fontaines, gratuité des premiers besoins – mais aussi un droit de l’eau à travers le retour de l’élément naturel dans ses droits au profit de tous.
Concernant la nature, nous annonçons que ce qu’il est physiquement possible de faire tout en nous engageant dans cette voie fortement. En effet, la végétalisation est un élément essentiel d’une ville vivable. Nous nous sommes fixé un objectif de 10 m2 d’espace vert par habitant, ce qui est le ratio minimum pour préserver la santé physique et mentale des habitants. Ainsi, nous créerons 200 hectares d’espaces verts sur la mandature. Vous évoquez plus particulièrement la petite ceinture ferroviaire. C’est en effet, la piste la plus prometteuse avec les autres friches. Là encore, rien ne se fera sans les habitants dans un arbitrage entre les besoins biologiques et les usages sociaux et récréatifs. Enfin, la faune n’est pas absente de notre programme, loin de là. Elle fait partie du vivant comme en a témoigné le retour du chant des oiseaux à Paris pendant le confinement. La concrétisation du « baromètre de la biodiversité » sera incluse dans notre feuille de route.
Concernant la santé publique et environnementale, nous mettrons en place un véritable service public communal de la santé privilégiant une approche de prévention. Vous faites le lien entre accès au soin, accès à une alimentation de qualité, pollution atmosphérique et pollution sonore. C’est un constat que nous partageons. Nous reprenons d’autant plus facilement à notre compte vos propositions qu’elles s’inscrivent parfaitement dans nos priorités : une augmentation du budget de la santé de 31 millions d’euros pour lutter contre les déserts médicaux, la mise en place d’un pool de psychologues, le droit à une alimentation de qualité, notamment pour les enfants, un droit à la nuit et au silence.
Concernant l’économie circulaire et la gestion des déchets, comme vous, nous souhaitons entrer dans un cercle vertueux : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Par ailleurs, nous reprendrons en main la propreté. Nous déploierons un réseau de collecte de verre et généraliserons les bacs de couleur marron dans toutes les copropriétés de plus de 10 logements. Nous lutterons également contre le gaspillage alimentaire notamment dans les cantines scolaires afin de tendre vers le « zéro déchet » à l’échelle municipale. Les déchets « numériques » feront aussi l’objet d’une attention particulière.
Sur les mobilités, notre politique reposera sur le partage du temps plutôt que d’un espace restreint en nous appuyant sur la gestion intelligente. Comme vous, notre priorité sera le transport collectif et le transport collectif de surface car il est celui du quotidien. Nous renforcerons le réseau actuel des Traverses qui constituent souvent le seul lien entre les quartiers périphériques et le centre de Paris. Notre plan mobilité bénéficiera d’un surplus d’investissement de 20 millions d’euros. Plus largement, un vaste plan d’accessibilité sera déployé afin de rendre la ville plus inclusive. Enfin, nous lancerons un plan vélo, via la création d’une régie publique en lieu et place de vélib, impliquant un investissement en infrastructures pour 10 millions d’euros.
Concernant la politique de construction sans fin de surface de bureaux, évidemment nous y mettrons fin. Pour le dire clairement, nous n’essaierons pas de marquer notre empreinte avec des projets aussi néfastes que la tour triangle. Il y aura un moratoire sur la construction de bureaux au profit de la création de parcs avec un objectif de 45 hectares supplémentaires. Vous pointez le risque de transférer des emplois des villes de banlieue vers Paris. C’est un risque que nous mesurons. Notre vision repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple, mais aussi par des coopérations de toutes natures avec les communes voisines. La légitimité de la Métropole du Grand Paris, dans son périmètre et son fonctionnement actuels, sera questionnée.
Vous avez consacré avec raison un chapitre au patrimoine parisien. La Ville doit être valorisée, pas défigurée au bénéfice des spéculateurs fonciers. A contrario, nous ne mettrons pas tout ou partie de la ville « sous cloche ». Le patrimoine parisien doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Enfin, vous évoquez la crise démocratique. Elle fait l’objet du premier chapitre de notre programme tant elle conditionne tout le reste. Nous avons besoin à toutes les échelles d’une véritable révolution citoyenne. Nous nous y emploierons avec la mise en place d’un référendum local d’initiative citoyenne, la création de conseils de quartier cogérés par les Maisons de quartier mais aussi la citoyenneté de résidence avec le déploiement de la carte résidence parisienne qui donnera accès aux droits municipaux. Nous créerons également un Conseil économique social et environnemental parisien avec de discuter des grands enjeux de manière permanente.
Nos engagements :
1. Nommer un élu et un chargé de mission « agriculture urbaine, alimentation durable et nature en ville »
2. Mettre en place un portail dédié aux demandes d'aides et de subventions avc des budgets ciblés
3. Donner la possibilité à chaque habitant.e d’avoir accès à un espace nourricier à moins de 15 minutes de son domicile
4. Inclure des plantes vivaces comestibles dans les plantations municipales et utiliser les biodéchets de la ville pour recréer des sols vivants
5. Faire en sorte que chaque école ait accès à un potager et puisse en faire un outil pédagogique
6. Permettre à chaque élève de maternelle et de primaire de visiter une ferme au moins une fois dans l’année
7. Soutenir la création d’espaces-test agricoles pour faciliter les installations sur le territoire
8. Installer des fermes municipales pour approvisionner la restauration collective ou des associations en produits locaux
9. Proposer des contrats sécurisants et mettre en place des zap ou des pean pour protéger les terres agricoles
10. Définir des zonages adaptés aux différentes formes d’agriculture urbaine de façon à intégrer un maillage nourricier dans les documents d’urbanisme
Lien vers la charte : https://www.afaup.org/le-manifeste-de-l-agriculture-urbaine/
Collectif Touche pas à mon bois de Vincennes
Vous avez bien voulu me saisir au sujet du projet d’extension de la ligne 1 du métro, de son terminus actuel Château de Vincennes jusqu’à Val de Fontenay à travers la forêt de Vincennes. Je veux être parfaitement claire. Le besoin de transports collectifs dans l’Est parisien et la petite couronne est réel : il faut désenclaver, réduire la dépendance à la voiture et rendre l’accès à la ville plus simple. Mais cet impératif ne justifie pas de « sacrifier » le bois de Vincennes pour lequel nous avons une ambition écologique et populaire. Aussi, vous trouverez, accompagnant la présente réponse, notre programme pour Paris, Le Nouveau Paris Populaire, où les mesures visant à protéger et régénérer les bois parisiens sont un élément essentiel de l’axe 5, Planifier la bifurcation écologique à Paris (à partir de la page 140).
Le projet d’extension va à l’encontre de la philosophie générale de ce programme qui repose sur la bifurcation écologique à Paris et n’envisage un usage économique uniquement lorsque celui-ci est compatible avec les impératifs écologiques – sols, biodiversité, puits de carbone, îlots de fraîcheur – et les priorités populaires d’usage au quotidien. Or, il s’agit d’un projet destructeur qui implique une emprise massive, des coupes importantes et une dégradation durable des sols forestiers. Dès lors, nous nous opposerons par tous les moyens nécessaires à la poursuite de ce projet.
Concernant l’extension d’une ligne de métro, si la Ville n’est pas l’autorité décisionnaire, elle n’est pas dénuée de moyens d’action auprès d’Île-de-France Mobilités et de l'État.
De par son ampleur, le projet d’extension requerra nécessairement des modifications du plan local d’urbanisme bioclimatique (PLUb) de Paris sans lesquelles rien ne pourra s’engager. Le PLUb assumera une politique de « zéro béton inutile ». Or, c’est non seulement un projet destructeur mais aussi un projet qui vise à suivre peu ou prou le même tracé que le RER A. Dès lors, nous exigerons une étude sérieuse de tracés alternatifs et de méthodes de réalisation qui évitent le bois de Vincennes.
En outre, le projet devra recevoir l’assentiment des habitants concernés. Nous instituerons un référendum communal d’initiative citoyenne dès lors qu’une pétition comme la vôtre atteindra les 100 000 signatures (page 28 du programme). Un tel référendum donnera à la Ville la légitimité démocratique nécessaire pour préserver le bois de Vincennes de travaux invasifs, y compris par la voie du recours contentieux contre la déclaration d’utilité publique.
En définitive, la Ville de Paris défendra une position de protection ferme avec l’exigence d’une information complète et accessible à tous afin de garantir l’intérêt général écologique et social. Plus généralement, je m’engage à mener partout la bataille pour un Paris populaire.
FNE Paris
2 rue du dessous des berges
75013 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu m’envoyer votre plaidoyer pour les élections municipales à venir et je vous en remercie.
A sa lecture, j’ai eu le plaisir de constater que nous nous rejoignons non seulement sur les constats mais également sur les priorités et les solutions à privilégier pour un Paris habitable et solidaire à l’horizon 2050.
En effet, la philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez en accompagnement de ce courrier, place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale.
S’il est impossible de répondre point par point à l’ensemble de vos mesures, je voudrais tout de même revenir sur l’ensemble des axes qui structurent votre plaidoyer :
Concernant l’écologie et plus particulièrement le climat et l’adaptation de la ville à la prochaine canicule et la prochaine inondation, vos propositions pour une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments rejoignent parfaitement nos priorités quant à l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées pour un montant de 208 millions d’euros par an supplémentaire car il y a urgence. Par ailleurs, nous évaluerons en concertation avec les habitants la possibilité non seulement d’un droit à l’eau – brumisateurs, fontaines, gratuité des premiers besoins – mais aussi un droit de l’eau à travers le retour de l’élément naturel dans ses droits au profit de tous.
Concernant la nature, nous annonçons que ce qu’il est physiquement possible de faire tout en nous engageant dans cette voie fortement. En effet, la végétalisation est un élément essentiel d’une ville vivable. Nous nous sommes fixé un objectif de 10 m2 d’espace vert par habitant, ce qui est le ratio minimum pour préserver la santé physique et mentale des habitants. Ainsi, nous créerons 200 hectares d’espaces verts sur la mandature. Vous évoquez plus particulièrement la petite ceinture ferroviaire. C’est en effet, la piste la plus prometteuse avec les autres friches. Là encore, rien ne se fera sans les habitants dans un arbitrage entre les besoins biologiques et les usages sociaux et récréatifs. Enfin, la faune n’est pas absente de notre programme, loin de là. Elle fait partie du vivant comme en a témoigné le retour du chant des oiseaux à Paris pendant le confinement. La concrétisation du « baromètre de la biodiversité » sera incluse dans notre feuille de route.
Concernant la santé publique et environnementale, nous mettrons en place un véritable service public communal de la santé privilégiant une approche de prévention. Vous faites le lien entre accès au soin, accès à une alimentation de qualité, pollution atmosphérique et pollution sonore. C’est un constat que nous partageons. Nous reprenons d’autant plus facilement à notre compte vos propositions qu’elles s’inscrivent parfaitement dans nos priorités : une augmentation du budget de la santé de 31 millions d’euros pour lutter contre les déserts médicaux, la mise en place d’un pool de psychologues, le droit à une alimentation de qualité, notamment pour les enfants, un droit à la nuit et au silence.
Concernant l’économie circulaire et la gestion des déchets, comme vous, nous souhaitons entrer dans un cercle vertueux : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Par ailleurs, nous reprendrons en main la propreté. Nous déploierons un réseau de collecte de verre et généraliserons les bacs de couleur marron dans toutes les copropriétés de plus de 10 logements. Nous lutterons également contre le gaspillage alimentaire notamment dans les cantines scolaires afin de tendre vers le « zéro déchet » à l’échelle municipale. Les déchets « numériques » feront aussi l’objet d’une attention particulière.
Comme vous le savez, le logement est l’une de nos deux priorités absolues tant il conditionne le reste dans une ville aussi dense que Paris. Nous visons un gel en 2026 puis une baisse des loyers et des charges dans le parc social et des aides directes à destination de 50 000 foyers. Cet axe concentrera 261 millions d’euros supplémentaires, soit 29% des nouvelles dépenses, dont 238 millions d’euros serviront à doubler le contingent de logements sociaux, et à déployer notre stratégie. L’outil fiscal sera également utilisé avec toute l’amplitude que la loi permet pour privilégier les habitants aux détriments des propriétaires de résidences secondaires et des spéculateurs fonciers. Enfin, notre programme dans sa globalité vise à une harmonie des usages, en réglant les différends.
Sur les mobilités, notre politique reposera sur le partage du temps plutôt que d’un espace restreint en nous appuyant sur la gestion intelligente. Comme vous, notre priorité sera le transport collectif et le transport collectif de surface car il est celui du quotidien. Nous renforcerons le réseau actuel des Traverses qui constituent souvent le seul lien entre les quartiers périphériques et le centre de Paris. Notre plan mobilité bénéficiera d’un surplus d’investissement de 20 millions d’euros. Plus largement, un vaste plan d’accessibilité sera déployé afin de rendre la ville plus inclusive. Enfin, nous lancerons un plan vélo, via la création d’une régie publique en lieu et place de vélib, impliquant un investissement en infrastructures pour 10 millions d’euros.
Vous avez consacré avec raison un chapitre au patrimoine parisien. La Ville doit être valorisée, pas défigurée au bénéfice des spéculateurs fonciers. A contrario, nous ne mettrons pas tout ou partie de la ville « sous cloche ». Le patrimoine parisien doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Concernant la politique de construction sans fin de surface de bureaux, évidemment nous y mettrons fin. Pour le dire clairement, nous n’essaierons pas de marquer notre empreinte avec des projets aussi néfastes que la tour triangle. Il y aura un moratoire sur la construction de bureaux au profit de la création de parcs avec un objectif de 45 hectares supplémentaires. Vous pointez le risque de transférer des emplois des villes de banlieue vers Paris. C’est un risque que nous mesurons. Notre vision repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple, mais aussi par des coopérations de toutes natures avec les communes voisines. La légitimité de la Métropole du Grand Paris, dans son périmètre et son fonctionnement actuels, sera questionnée.
Enfin, vous évoquez la crise démocratique. Elle fait l’objet du premier chapitre de notre programme tant elle conditionne tout le reste. Nous avons besoin à toutes les échelles d’une véritable révolution citoyenne. Nous nous y emploierons avec la mise en place d’un référendum local d’initiative citoyenne, la création de conseils de quartier cogérés par les Maisons de quartier mais aussi la citoyenneté de résidence avec le déploiement de la carte résidence parisienne qui donnera accès aux droits municipaux. Nous créerons également un Conseil économique social et environnemental parisien avec de discuter des grands enjeux de manière permanente.
Nos engagements :
1. Aider des agriculteurs Bio à s’installer pour garantir une alimentation saine et locale
2. Favoriser les circuits courts et les PAT pour relier santé et économie locale
3. Appliquer la loi Egalim et tendre vers une restauration collective plus bio
4. Soutenir les points de ventes en Bio et la création d’un marché local bio
5. Adopter des périmètres des captages d’eau réellement protecteurs pour votre commune
6. Assurer une information claire sur la qualité de l’eau potable auprès des habitants
7. Etendre les Zones de non Traitement pesticides grâce à une vraie concertation
8. Soutenir la mise en œuvre des ordonnances vertes pour les femmes enceintes
9. Proposer la nomination d’un(e) adjoint(e) à la santé environnementale
10. Limiter les produits contenant des substances chimiques dans les commandes publiques
Pétition signée : Rénovons les écoles !
Trop d’écoles sont mal isolées, ce qui rend l’apprentissage difficile et met en danger la santé des élèves et du personnel enseignant. Nous réclamons d’urgence aux pouvoirs publics la rénovation énergétique des établissements scolaires pour assurer de meilleures conditions d’apprentissage, réduire les factures d’énergie et lutter contre le dérèglement climatique. Signez la pétition !
Aujourd’hui, de nombreuses écoles souffrent de mauvaises conditions d’isolation, aussi bien en hiver qu’en été. Les élèves et le corps enseignant doivent faire face à des températures inacceptables dans les salles de classe, rendant difficiles l’apprentissage et l’enseignement. Les températures trop froides ou trop chaudes affectent la concentration des enfants, leurs résultats scolaires, leur santé, et rendent le travail des enseignant·es éprouvant. En hiver, certains élèves sont contraints de garder leurs manteaux pour suivre leurs cours, tandis que les épisodes caniculaires en début ou fin d’été peuvent transformer les salles en véritables fours.
Face à cette réalité alarmante, il est urgent d’agir pour le bien-être des plus jeunes, de leurs enseignant·es et des générations futures. Les écoles, collèges et lycées doivent rester des lieux où on peut apprendre et construire son avenir. C’est pourquoi la rénovation énergétique des établissements scolaires ne peut plus attendre ! En plus de garantir des conditions d’apprentissage décentes, cette transformation permettrait de répondre à des enjeux économiques et écologiques cruciaux.
Nous demandons des moyens et des actions d’urgence pour la rénovation énergétique des établissements scolaires, afin de :
- Protéger la santé et le bien-être des élèves et des enseignant·es en leur assurant des conditions d’apprentissage épanouissantes toute l’année.
- Réduire les coûts énergétiques et les factures d’électricité, soulageant ainsi des établissements et des collectivités déjà en manque de moyens.
- Lutter activement contre le dérèglement climatique, en faisant des écoles des modèles de sobriété et d’efficacité énergétiques, fonctionnant sans énergies fossiles et adaptées à un climat qui change.
Et si nous allions encore plus loin ? Pourquoi ne pas transformer les écoles en véritables acteurs de la transition énergétique ? En installant des panneaux solaires sur les toits, en végétalisant les cours d’école, en sensibilisant les élèves à la sobriété énergétique, nous pourrions rendre les établissements plus autonomes en énergie et en faire des exemples de résilience et d’adaptation. Les élèves d’aujourd’hui, citoyennes et citoyens de demain, méritent des écoles modernes et adaptées aux enjeux écologiques.
Ensemble, exigeons des moyens et des actions concrètes pour une éducation dans de bonnes conditions pour toutes et tous.
Lien vers la pétition : https://www.greenpeace.fr/ecole-mal-isolee-eleves-en-difficulte/
Nos engagements :
• Mesure 1. Fixer un objectif de réduction de 50 % de la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032 dans la politique alimentaire urbaine, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant, voté en conseil municipal (PAT, SPASER, PCAET, plan d’action alimentaire municipal ou tout autre cadre garantissant son application effective).
• Mesure 2. Instaurer une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).
• Mesure 3. Instaurer deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson).
• Mesure 4. Instaurer une journée végétalienne hebdomadaire en restauration scolaire (a minima le plat principal ne comportant aucun produit d’origine animale).
• Mesure 5. Mener annuellement une démarche à destination du grand public et/ou des restaurateurs pour encourager et accompagner le développement d’une alimentation plus végétale (charte entre la ville et ses restaurateurs, festival dédié, participation au Veganuary, ou toute autre campagne de promotion à visée structurante).
• Mesure 6. Déclarer et s’engager à proposer systématiquement une offre végétale significative dans les buffets des réceptions officielles de la ville pour le mandat 2026-2032.
• Mesure 7. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de l’élevage sans accès au plein air dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).
• Mesure 8. Intégrer un objectif d’exclusion des produits issus de la pisciculture [ajout : intensive] dans une stratégie d’achats publics responsables, en l’inscrivant dans un document officiel et engageant adopté par délibération en conseil municipal (SPASER, charte locale d’achats publics responsables, ou tout autre cadre garantissant cet engagement).
Nos engagements :
ANIMAUX DE COMPAGNIE & ACCÈS AUX SOINS
- Financer la stérilisation des chats errants en partenariat avec associations locales.
- Mettre en place un label ou partenariat avec des vétérinaires proposant des soins accessibles
aux ménages précaires.
- Créer un numéro unique municipal pour signaler rapidement les animaux en détresse.
COEXISTENCE EN VILLE
- Développer des espaces publics adaptés aux chiens, incluant des zones de liberté sécurisées.
- Organiser des solutions d’accueil temporaire pour animaux en cas d’hospitalisation ou de
violences intrafamiliales.
SENSIBILISATION & PRÉVENTION
- Renforcer l’éducation au respect du vivant dans les écoles et campagnes municipales.
- Promouvoir l’adoption responsable via un soutien direct aux refuges locaux.
GOUVERNANCE & PARTICIPATION
- Interdire la vente de chiots et chatons dans les foires et salons locaux.
- Allouer un budget participatif dédié aux initiatives en faveur de la condition animale.
ÉTHIQUE DANS L’ESPACE PUBLIC
- Encadrer les événements municipaux afin d’exclure toute pratique associée à la maltraitance
animale.
Question 1 : Agir pour un tourisme durable
Quelles mesures concrètes proposez-vous pour un équilibre entre attractivité
touristique et qualité de vie des habitants ?
Réponse : Le Nouveau Paris Populaire est un programme qui met en priorité la qualité
de vie des Parisiens. Le tourisme et l’attractivité de la ville ne sont pas et ne seront
premiers dans nos choix de politiques publiques.
Question 2 : Lutte contre la fraude à la location saisonnière
Quelles actions concrètes proposez-vous pour renforcer les contrôles et
sanctionner efficacement les contrevenants ?
Réponse : Nous mettrons en place une brigade du droit au logement qui visera, avec
d’autres mesures, à remettre sur le marché locatif 80 000 biens retirés depuis 10 ans.
Cette brigade aura évidemment pour mission de lutter contre la fraude à la location
saisonnière qui participe à l’éviction des populations résidentes.
Question 3 : Préserver la diversité commerciale
Quelles actions concrètes proposez-vous pour préserver une certaine diversité
commerciale et limiter notamment la mono activité bistrotière ?
Réponse : Nous reprendrons la main sur le foncier commercial pour protéger les
commerces de proximité. Pour cela, nous transformerons la foncière détenue par Paris
commerces en foncière publique d’utilité commerciale et productive, avec un objectif
d’achat de 150 locaux commerciaux privés par an contre 40 aujourd’hui. Nous
mettrons à disposition les locaux municipaux par le biais de baux à loyer
proportionnel. Par ailleurs, nous orienterons les aides vers les commerces de proximité
fondés sur les besoins des habitants.
Question 4 : Révision du règlement des étalages et terrasses (RET) du 11.06.2021
de la ville de Paris
Pour de nombreux collectifs de riverains, le RET actuel doit être corrigé pour
réduire les impacts négatifs en termes de tranquillité publique et de circulation
des piétons.
Oui, nous nous engageons à corriger le RET pour améliorer la circulation des piétons et mieux
réguler les nuisances sonores liées aux terrasses.
Autre (précisez) : L’occupation sera réorientée vers les petits commerces et les
librairies indépendantes et non vers les gros groupes et les restaurants de luxe, hôtel et
autres grands groupes qui privatisent l’espace public
Question 5 : Limiter les espaces extérieurs par établissement
Pour un partage équitable de l’espace public, jugez- vous opportun de corréler la
surface totale de terrasses autorisées par établissement à la capacité maximale de
clients qu’il est en mesure de recevoir à l’intérieur ?
Oui pour préserver un partage équitable de l’espace public
Question 6 : Limiter les nuisances sonores récréatives
La pollution sonore est reconnue comme la deuxième cause de morbidité
environnementale après la pollution atmosphérique en Europe. Pour une
diminution de la pollution sonore des activités récréatives, envisagez-vous de
prendre des mesures de régulation ?
Oui, nous nous engageons à soutenir une Loi-cadre, au plan national, pour réguler la pollution
sonore des activités récréatives.
Oui, nous nous engageons à fixer des objectifs de réduction du bruit récréatif dans le futur Plan
d’Amélioration de l’Environnement Sonore de Paris (PAES) 2027-2032
Question 7 : Rapport de la cour des comptes régionales du 25 juillet 2024
Allez-vous prendre en compte les conclusions du rapport de la cour des comptes
régionales concernant la gestion des terrasses parisiennes ?
Oui, nous souhaitons associer les collectifs de riverains aux commissions de régulation des
débits de boissons et aux comités bruit des arrondissements
Question 8 : Les recommandations du CEREMA
Allez-vous prendre en compte les recommandations du Centre d’Etudes et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité
et l’Aménagement dans le
cadre de l’aménagement de l’espace public Parisien ?
Oui, nous nous engageons à prendre en compte les recommandations du CEREMA notamment
sur la circulation des piétons et la limitation des nuisances sonores.
Nos engagements :
1. Développer l’agriculture biologique à proximité des captages pour protéger l’eau potable.
2. Respecter la loi Egalim et aller au-delà de 20% de produits bio dans les assiettes
3. Proposer des paniers bio aux femmes enceintes pour réduire leur exposition aux perturbateurs endocriniens
4. Favoriser le maintien des terres agricoles bio en bio
5. Trier 100% des biodéchets et les valoriser en priorité sur les terres cultivées en bio
Questionnaire pour une agriculture de proximité et une alimentation saine pour tous
Quels sont les engagements de votre liste pour faciliter l’installation de paysans et paysannes
agroécologiques pour votre commune et/ou porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
v
Le programme municipal de la France insoumise détaille un plan complet d'accompagnement local pour les nouveaux paysans. Cela passe par la création de commissions dédiées, l'accueil des porteurs de projets et la mise à disposition de terres via des baux strictement conditionnés à l'agriculture biologique. La France insoumise fait de la transition agricole et de l'installation de nouveaux paysans une priorité stratégique et politique majeure (au niveau national comme local) pour retrouver une souveraineté alimentaire, face au départ à la retraite de la moitié des agriculteurs d'ici 10 ans. La France insoumise liste des moyens d'action municipaux très concrets : budgets d'opportunité pour l'acquisition de terres (via la SAFER), mutualisation du matériel de la ville, et aide logistique (locaux, débouchés pour la restauration collective). Paris est dans une situation particulière, car elle n’a pas de terres agricoles sur son territoire. Par contre, elle a une autre manière de soutenir la paysannerie à travers la commande publique et à travers des outils comme la sécurité sociale de l’alimentation. En soutenant la consommation, on soutient la production et donc les revenus de la paysannerie. Nous avons dans notre programme la création d’une régie agricole publique parisienne ou intercommunale qui complétera AgriparisSeine mais il faut aussi renforcer des partenariats avec le GAB IDF. Dans l’écosystème parisien, il y a aussi Eau
de Paris qui conventionne des terres en agriculture biologique pour protéger les nappes phréatiques.
Quels sont les engagements de votre liste pour préserver les terres agricoles de votre commune en quantité et en qualité, et pour porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
La France insoumise s'engage fermement à stopper l'étalement urbain et à protéger les surfaces agricoles face à la pression immobilière, à l'échelle communale comme intercommunale (via les PLUi). Côté qualité, le projet vise une transition écologique totale pour préserver les sols des pollutions chimiques (fin des pesticides, passage au tout biologique). La préservation du foncier agricole est considérée comme une urgence absolue et un levier stratégique de la planification écologique insoumise. C'est le préalable indispensable pour recouvrer la souveraineté alimentaire, relocaliser la production et atteindre l'objectif de zéro artificialisation nette le plus rapidement possible. Le programme dote les communes d'un arsenal d'outils juridiques et financiers très concrets : modification rigoureuse des documents d'urbanisme (création de zones protégées ZAP et PAEN), veille foncière, exercice strict du droit de préemption, et budgets alloués à l'acquisition publique de terres. Paris n’a pas de terres agricoles mais deux zones boisés, le bois de Boulogne et de Vincennes dont nous renforçons les protections. Nous mettons en place une règle verte municipale « plus aucun mètre carré de pleine terre ne pourra être artificialisé ». Nous veillerons à la mise en œuvre la mesure du Plu Bioclimatique, le P300, l’extension de 300 hectares de nouveaux espaces verts et des nouveaux parcs (Porte de la Villette 19e (15 hectares), Gare des mines 18e (2 hectares), Ordener Poissonniers 18e (4 hectares), Bercy Charenton 12e (17 hectares), Messageries 17e (7 hectares)).
Quels sont les engagements de votre liste pour protéger les ressources en eau de votre commune, en quantité et en qualité, et pour porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité et du syndicat des eaux ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
La France insoumise s'engage à reprendre le contrôle public du cycle de l'eau face aux intérêts privés. Pour la quantité, le mouvement souhaite appliquer une « règle bleue » (ne pas prélever plus que ce qui se renouvelle naturellement). Pour la qualité, le programme impose de stopper la pollution chimique à la source, notamment en instaurant l'agriculture biologique autour des captages d'eau. Sa préservation est considérée comme une urgence absolue, justifiant la sanctuarisation de ce bien commun hors des logiques de marché, ainsi que la création d'un Haut-commissariat dédié pour coordonner la gestion publique au niveau national et local. La France insoumise soutient le passage en régie publique (remunicipalisation), des investissements massifs pour réparer les canalisations et stopper les fuites, la tarification progressive pour pénaliser les mésusages (piscines, golfs), et la désimperméabilisation des sols urbains pour recharger les nappes. Eau de Paris est la plus grande régie publique de France, et notamment les conventionnements en agriculture biologique pour renforcer la protection des nappes phréatiques. Nous allons la renforcer mais Paris bénéficie d’un double réseau d’eau potable et non potable, pas assez valorisé. Nous allons mobiliser pleinement les réservoirs existants (Grenelle, Passy...), pour le nettoyage, l’arrosage et le rafraîchissement urbain, afin de lutter contre les îlots de chaleur.
Quels sont les engagements de votre liste pour produire plus de nourriture locale et biologique pour votre commune, et pour porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
La France insoumise s'engage activement à soutenir la conversion des exploitations et le développement de filières locales et biologiques, notamment par l'intermédiaire de Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) intercommunaux et le levier de la restauration collective scolaire. La relocalisation de la production nourricière est une urgence démocratique et écologique absolue pour le mouvement, érigée en enjeu de « souveraineté alimentaire ». Concernant la nécessité de rendre la restauration collective saine et locale, la France insoumise est en accord total mais juge les objectifs d'Egalim insuffisants. La France insoumise fixe un cap beaucoup plus ambitieux : 100 % de bio et local. C'est un axe politique majeur du mandat local insoumis pour rompre avec le modèle de l'agro-industrie mondiale.
Les mairies disposeront de leviers fonciers, financiers et logistiques forts : remunicipalisation des cantines, création d'outils de transformation locaux (légumeries), acquisition de foncier pour installer des paysans, et soutien matériel direct aux circuits courts. Paris a déjà plus de 60 % de sa consommation en produits Bio. Nous allons renforcer les dispositifs pour atteindre les 100 %. Nous augmentons les budgets de 5 millions mais l’expérience montre qu’en renforçant l’autonomie des caisses des écoles qui seront toutes mises en régies et en augmentant le nombre de cuisines dans les écoles, nous pouvons baisser les coûts en récupérant les marges des concessionnaires.
Quels sont les engagements de votre liste pour lutter contre la précarité alimentaire dans votre commune, et pour porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
La France insoumise fait de la lutte contre la pauvreté un pilier central de son action locale. Le programme exige l'adoption d'un grand plan communal de lutte contre la précarité, incluant des mesures d'urgence immédiates comme la distribution de colis alimentaires et le soutien matériel aux épiceries sociales. L'éradication de la pauvreté et de la faim est érigée en urgence sociale absolue par le mouvement. Pour la France insoumise, le droit à l'alimentation ne doit plus être traité sous le seul prisme de la charité, mais comme un droit universel inconditionnel permettant à chacun d'avoir accès à une nourriture saine et choisie. Le programme propose aux communes de se doter de leviers politiques forts, comme la gratuité des cantines, le soutien financier aux associations, l’ouverture de cantines municipales accessibles à tous, et la mise en place d'expérimentations locales de la Sécurité sociale de l'alimentation. Nous avons budgété à 4 millions d’euros la gratuité des trois premières tranches puis une hausse progressive pour la cantine scolaire. Mais peut-être que les coûts seraient encore plus faibles car la première tranche est à 13 centimes et les coûts de gestion sont très importants pour récupérer des petites sommes. Nous voulons aussi généraliser les expériences de Sécurité Sociale de l’Alimentation du 14e, 18e et 20e à tout Paris.
Quels sont les engagements de votre liste pour influencer les réglementations nationales et européennes et les actions régionales et départementales dans cette direction, et pour porter cet objectif au niveau de l’intercommunalité ? Si vous êtes élu.e, quelle priorité sera donnée à la réalisation de cet objectif et quels moyens seront mis en place ?
L'approche insoumise assume un rapport de force avec les échelons supérieurs s'ils bloquent nos objectifs. Au niveau européen, la France insoumise prône la désobéissance assumée face aux règles incompatibles avec la bifurcation écologique. Au niveau national, les élus locaux s'organiseront en réseau pour peser sur les lois. Enfin, au niveau local, la planification écologique exige obligatoirement une mise en cohérence de la commune vers l'intercommunalité, le département et la région. Face à l'urgence climatique et sociale, engager la bifurcation écologique dès l'échelon local est la priorité absolue du mandat insoumis. La commune est considérée par la France insoumise comme la cellule de base et le fer de lance démocratique permettant
de court-circuiter l'inaction de l'État ou les logiques purement marchandes. Les élu·es insoumis s'engagent à utiliser l'intégralité des rouages administratifs, juridiques et coopératifs locaux pour imposer cette vision, notamment par la modification contraignante des documents d'urbanisme intercommunaux (PLUi, SCoT), la création de commissions dédiées, le refus d’ouvrir les marchés publics de la commune à tout produit issu de pays qui ne respectent pas nos normes sanitaires et environnementales et avec lesquels la France a signé un accord de libre-échange et la mobilisation de vastes Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) associant villes, campagnes et associations. A Paris, nous sommes prêts à faire de la désobéissance civile dans les marchés de commande publique pour faire évaluer la jurisprudence.
QUESTIONNAIRE AUX CANDIDATS À LA MAIRIE DE PARIS SUR LES ENJEUX DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
1. Mobilité et décarbonation des transports
Question 1 - Transformation et électrification du parc de véhicules
Mesures proposées :
- Planifier la fin de la circulation des véhicules thermiques dans Paris, en préparant la
population et les professionnels et en les accompagnant vers l’acquisition de véhicules
hybrides ou électriques.
- Accorder une aide sous critères sociaux aux ménages les plus modestes (quotient familial
1 à 3) pour passer d’un véhicule thermique vers un véhicule décarbone.
- Généraliser le dernier kilomètre zéro émission pour toutes les livraisons à destination des
bâtiments municipaux.
- Créer au moins 10 micro-hubs logistiques décarbones gères par des coopératives de
livreurs pour le dernier kilomètre, situes en périphérie des arrondissements, permettant les
livraisons groupées en vélos-cargos ou véhicules électriques.
- Interdire la circulation des véhicules thermiques en période de canicule sur l’ensemble des
axes municipaux.
- Développer la logistique fluviale : création de 3 ports urbains sur la Seine pour la livraison
de matériaux et l’évacuation des déchets a horizon 2032.
Question 2 - Transports en commun et modes actifs (infrastructures)
Mesures proposées :
- Créer une régie publique du vélo pour en faire un véritable service public : tarification
sociale, vélos fiables, stations pleinement opérationnelles, meilleure sécurité des usagers.
- Développer une école municipale du vélo et généraliser l’apprentissage du savoir rouler
dans toutes les écoles municipales.
- Renforcer les infrastructures et la sécurité en commençant par les 200 carrefours identifies
comme les plus dangereux.
- Collaborer avec Ile-de-France Mobilités et les villes alentours pour créer des réseaux
cyclables continus entre Paris et les villes voisines, notamment aux Portes, et développer
des liaisons cyclables vers les forêts, rivières et lieux de baignade.
- Mettre en place des feux de circulation décale entre cyclistes et automobilistes ;
expérimenter le principe vélo d’abord dans les rues étroites.
- Réduire le nombre de places de stationnement de surface et les réserver en priorité aux
PMR et usages professionnels indispensables (médical, urgences, livraisons).
- Engager la reprise en gestion publique des parkings souterrains pour constituer une
autorité municipale unique du stationnement souterrain, avec une tarification différenciée et
sociale.
- Lancer un nouveau plan de circulation métropolitain fixant une hiérarchie claire des axes
(transit, desserte locale, bus, vélo, logistique) à l’échelle du Grand Paris.
- Mettre en place des feux de circulation intelligents pour réduire la congestion aux points
noirs.
Question 3 - Alternatives à l’avion
Mesures proposées :
Notre plan insiste sur la transformation globale des mobilités parisiennes et métropolitaines. En
lien avec la transformation du périphérique en boulevard urbain et le plan de circulation
métropolitain, nous œuvrons en partenariat avec l’Etat et la Région Ile-de-France pour renforcer
l’attractivité des modes de transport terrestres. La logistique fluviale (3 ports urbains sur la Seine a
horizon 2032) et les liaisons cyclables continues constituent également des leviers d’une mobilité
décarbonée à l’échelle régionale. Nous nous opposons fermement à tout agrandissement des
aéroports franciliens, qui serait incompatible avec nos engagements climatiques et la trajectoire de réduction des émissions que nous nous fixons.
Nous plaiderons auprès de l'État et des instances européennes pour une limitation du nombre de
vols, en commençant par l'interdiction des liaisons aériennes pour lesquelles une alternative
ferroviaire de moins de 4 heures existe — une mesure déjà inscrite dans la loi Climat et Résilience
mais insuffisamment appliquée.
Nous encouragerons un tourisme de plus longue durée à Paris, en travaillant avec les acteurs du
secteur pour valoriser des séjours prolongés plutôt que des passages courts générant davantage
de vols. Une ville qui accueille mieux, plus longtemps, émet moins.
Nous lancerons une campagne de communication et de sensibilisation ambitieuse à destination
des Parisiens et des touristes pour promouvoir les alternatives à l'avion : train, autocar longue
distance, liaisons cyclables et mobilité douce à l'échelle régionale. Cette sensibilisation s'appuiera
sur les opérateurs de transport (SNCF, Eurostar, autocars) et sera relayée dans tous les
équipements municipaux.
Question 4 - Promotion de la marche à pied
Mesures proposées :
- Etendre et multiplier les journées Paris Respire afin de libérer ponctuellement les rues de la
circulation dans des quartiers entiers.
- Réduire significativement le nombre de places de stationnement de surface pour restituer
l’espace public aux piétons et modes actifs.
- Aménager des parc-éponges et mener une des imperméabilisations massives des abords
du périphérique et des grandes portes.
- Produire plus de 200 hectares d’espaces verts supplémentaires ouverts au public durant la
mandature, pour atteindre 300 hectares en 2040 (10 m2/habitant conformément aux
normes OMS), créant de nouveaux itinéraires piétons apaises.
- Travailler avec l’Etat et la Région pour la transformation du périphérique en boulevard
urbain, requalifiant les portes au profit des piétons et cyclistes.
- Déployer des toiles ombrifieres de grande ampleur dans les rues les plus exposées pour
créer des zones d’ombre continues pendant les périodes estivales.
2. Bâtiments et Urbanisme
Question 5 - Accélération de la rénovation thermique du parc de logements
prives
Mesures proposées :
- Porter le rythme de rénovation énergétique a 40 000 logements par an d’ici 2032 (contre
environ 5 000 aujourd’hui).
- Renforcer massivement l’Agence Parisienne du Climat pour accompagner copropriétés et
particuliers de A à Z dans leurs démarches de rénovation.
- Créer un prêt municipal a taux zéro sur 20 ans pour les petites copropriétés et primo-accédants, rembourse sur les économies d’energie réalisées.
- Instaurer une garantie municipale pour sécuriser les emprunts travaux des copropriétés.
- Conditionner toute aide municipale a l’engagement effectif de travaux pour les logements
classes F et G (326 000 passoires thermiques de catégorie G à Paris).
- Accélérer la rénovation énergétique dans le prive grâce à la régie publique de gestion
locative, proposant une prise en charge de 25 % à 100 % en échange d’un
conventionnement pour de la location longue durée a loyer modère.
- Objectif confort d été intègre : végétation obligatoire des façades aveugles pour tout projet
neuf ou rénovation lourde, afin d’éviter le recours à la climatisation.
Question 6 - Rénovation thermique du parc social et municipal
Mesures proposées :
- Accélérer le rythme de rénovation des logements sociaux : passer progressivement de 5
000 à 8 000 logements rénoves par an, pour atteindre 100 % de logements sociaux
rénoves à l’horizon 2055.
- Accélérer la rénovation de l’ensemble des bâtiments publics parisiens (écoles, crèches,
gymnases) : objectif bâtiment basse consommation (BBC) d’ici 2035, contre 2050 prévu
ajour hui.
- Créer une grande école métropolitaine des métiers de la rénovation thermique en lien avec
l’Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris, afin de sortir de la pénurie de main-d’œuvre.
- Soumettre tout projet d’investissement supérieur a 10 millions d’euros à un bilan carbone
préalable.
Question 7 - Végétalisation et lutte contre les ilots de chaleur
Mesures proposées et surfaces visées :
- Produire plus de 200 hectares d’espaces verts supplémentaires ouvert au public durant la
mandature, pour atteindre 300 hectares en 2040, c’est-à-dire 10 m2 d’espaces verts par
habitant (recommandation OMS).
- Moratoire immédiat sur toute construction nouvelle de bureaux et grands projets inutiles, au
profit de grands projets de parcs : Porte de la Villette 19e (15 ha), Gare des mines 18e (2
ha), Ordener Poissonniers 18e (4 ha), Bercy Charenton 12e (17 ha), Messageries 17e (7
ha).
- Atteindre l’objectif d’au moins un ilot de fraicheur dans un rayon de 300 mètres pour
chaque Parisien.
- Accélérer la transformation des cours d’écoles, crèches et collèges : objectif 100 % de
cours oasis avant 2040.
- Créer de nouveaux boisements urbains denses d’au moins un hectare chacun, avec des
plantations diversifiées à croissance rapide, en priorité dans les arrondissements les plus
déficitaires.
- Rendre obligatoire via le PLU bioclimatique la végétalisation des façades aveugles pour
tout projet neuf ou rénovation lourde, avec des dispositifs enracines en pleine terre.
- Aménager des parc-éponges et mener une des imperméabilisations massives des abords
du périphérique et des grandes portes.
- Respecter l’engagement zéro artificialisation brut des sols de pleine terre.
3. Energie
Question 8 - Sortie des énergies fossiles pour le chauffage des bâtiments
Mesures spécifiques et nature des incitations :
- Créer une société publique locale de production d’energie renouvelable, Energie de Paris,
sur le modèle d’Eau de Paris, avec ouverture partielle du capital aux Parisiens pour le
financement participatif.
- Couvrir 400 à 500 toits d’établissements municipaux (écoles, crèches, gymnases) de
panneaux photovoltaïques à horizon 2032.
- Imposer, par le PLU bioclimatique, l’installation de panneaux photovoltaïques sur 70 % de
la toiture des bâtiments commerciaux de plus de 1 000 m2 et des parkings de plus de 300
m2.
- Soutenir les copropriétés souhaitant installer des panneaux photovoltaïques : garantie de
l’emprunt bancaire et, pour les plus précaires, prêt municipal a taux zéro sur 20 ans
rembourse par les économies d’energie.
- Etendre les réseaux de géothermie profonde pour le chauffage et la climatisation des
établissements publics ; objectif d’au moins 25 % des bâtiments publics dotes de capacités
géothermiques à horizon 2040.
- Accélérer la récupération de chaleur fatale : 100 % des piscines et gymnases municipaux
raccordes d’ici 2030 ; conditionnement de toute autorisation de data center a la restitution
de chaleur au réseau urbain ; programme pilote dans 5 stations de métro avec la RATP.
- Etendre le réseau municipal de froid urbain public (eau de Seine, géothermie) vers les
bâtiments publics et copropriétés volontaires.
Question 9 - Sobriété
Mesures de sobriété structurelle et quantification :
- Adopter un budget annuel carbone municipal contraignant avec plafonds d’émission par
secteur et tableau de bord public. Bilan carbone préalable obligatoire pour tout
investissement supérieur a 10 millions d euros.
- Intégrer la règle verte de soutenabilité a l’ensemble des marches publics et contrats
municipaux de 1 million d’euros et plus.
- Appliquer strictement les consignes de température : 19 C maximum dans les bureaux et
bâtiments municipaux, 14 C dans les gymnases, 8 C dans les bâtiments fermes plus de
48h, 23 C dans les EHPAD, crèches et endroits accueillant des publics vulnérables.
- Former 100 % des agents municipaux aux enjeux du climat et de la sobriété énergétique.
- Réviser le Règlement local de publicité : interdire les publicités numériques dans les zones
résidentielles et aux abords des écoles, extinction obligatoire de 22h à 7h, suppression des
écrans sur le mobilier urbain municipal.
- Zéro déchet : interdire les plastiques à usage unique dans les marches et évènements
municipaux, généraliser les bacs compost dans les copropriétés de plus de 10 logements
des 2026, déployer un réseau de consigne pour les bouteilles en verre.
- Créer un réseau de ressourceries communales pour le recyclage et l’insertion
professionnelle.
- Utiliser le poids politique de Paris au Scom pour un plan de sortie de l’incinération :
moratoire sur toute nouvelle capacite, fermeture des lignes les plus anciennes (Ivry, Issy),
plafonnement décroissant des tonnages (-4 à -5 % par an).
4. Gouvernance
Question 10 - Pilotage et Transparence
Mesures proposées :
- Charger le Premier adjoint de la maire de piloter le programme de bifurcation écologique,
en lien direct avec le Conseil économique, social et environnemental parisien (CESE
parisien) que nous créerons, ainsi qu’avec les instances nationales et européennes.
- Confier au CESE parisien une mission de suivi renforce, de documentation et d’évaluation
des politiques municipales et la réalisation d’un rapport annuel soumis au Conseil de Paris.
- Adopter un budget annuel carbone municipal contraignant avec plafonds d’émission par
secteur et tableau de bord de suivi en ligne, accessible à tous les citoyens.
- Tracer l’ensemble des dépenses liées a la bifurcation écologique dans le budget de la Ville
(comptabilité carbone), avec évaluation annuelle publique.
- Soumettre tout projet d’investissement supérieur a 10 millions d’euros à un bilan carbone
préalable.
- Etablir une cartographie en ligne en temps réel des ilots de fraicheur de Paris, accessible à
tous.
Question 11 - Coopération avec les territoires limitrophes
Mesures proposées :
- Lancer un nouveau plan de circulation métropolitain fixant une hiérarchie claire des axes à
l’échelle de Paris et du Grand Paris.
- Travailler avec l’Etat et la Région pour la transformation du périphérique en boulevard
urbain, dans le cadre d’un plan global des mobilités.
- Collaborer avec Ile-de-France Mobilités et les villes alentours pour des réseaux cyclables
continus entre Paris et les villes voisines.
- Utiliser le poids politique de Paris au Scom pour bâtir une coalition de municipalités
volontaires en faveur d’un plan de sortie de l’incinération.
- Créer une grande école métropolitaine des métiers de la rénovation thermique en lien avec
l’Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris.
- Proposer d'étendre la régie publique du vélo aux communes limitrophes volontaires en
municipalisant le Vélib', avec pour objectif d'augmenter significativement le nombre de
stations dans les villes voisines, afin de créer un véritable réseau de vélopartage
métropolitain continu et accessible à tous.
5. Synthèse
Question 12 - Objectifs transition énergétique et trajectoire budgétaire
Objectifs GES pour Paris intra-muros
La trajectoire actuelle des émissions parisiennes s’établit à -35 % au lieu de l’objectif de -50 %.
Nous nous engageons à corriger ce retard par une politique de bifurcation écologique planifiée et
budgétairement contraignante. L’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 est notre cap, en
accélérant massivement les efforts dès la prochaine mandature.
Budget global et ventilation par postes d’action
Nous sommes la seule liste à affirmer clairement que l’accélération climatique suppose
d’augmenter l’investissement (+ 208 millions / an). Sans moyens supplémentaires, parler
d’accélération est une illusion. Nous vous renvoyons à notre note de cadrage budgétaire pour le
détail et le calcul de chaque poste.
Stratégie de financement
Notre programme repose sur une augmentation totale du budget de la Ville de 1 milliard d'euros
annuels : 240 millions en fonctionnement et 760 millions en investissement (dont 208 millions
d’euros / an pour la seule bifurcation écologique).
Cette hausse sera financée à hauteur de 62 % par des économies de dépenses (optimisation des
contrats et des achats publics, réduction des frais de cabinets et de communication, soit 190
millions d'euros d'économies), par des réaffectations de crédits et par une négociation avec l'État
afin qu'il prenne ses responsabilités — notamment sur le financement de la protection de
l'enfance, où l'État ne prend en charge que 3 % des dépenses à Paris contre 15 % dans les autres
départements.
Le reste sera financé par une hausse maîtrisée de la fiscalité, pesant essentiellement sur ceux
qui sont en mesure de contribuer davantage :
- Taxe foncière : +2,5 points (de 20,5 % à 23 %), rapportant +300 millions d'euros par an.
Le taux qui restera l'un des plus bas parmi les grandes villes françaises
- Taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) : +4,3 points avec majoration
= +8,5 millions d'euros
- Taxe sur les logements vacants : +26 points = +7 millions d'euros
- Redevances d'occupation des espaces publics : doublement = +20 millions d'euros
- Négociation du paiement de la dette de de l'État envers Paris : +200 millions d'euros
Nous nous engageons à maintenir le niveau d'endettement à 1 milliard d'euros par an, les
recettes d'investissement à 470 millions d'euros par an, et à dégager un excédent brut
supplémentaire de 400 millions d'euros annuels, maintenant la capacité de désendettement de
la ville à 12 ans.
#1 – Arrêt de l’incinération des déchets alimentaires
Nous nous engageons à généraliser les bacs marron (compost) dans toutes les copropriétés de
plus de 10 logements pour accroître la collecte des biodéchets dès 2026, où la place le permet,
conformément aux obligations légales incombant à la ville de Paris.
Nous utiliserons le poids politique de Paris au sein du Syctom pour bâtir une coalition de
municipalités volontaires en faveur d’un plan de sortie de l’incinération :
• Moratoire sur toute nouvelle capacité d’incinération.
• Calendrier de fermeture des lignes les plus anciennes (Ivry, Issy).
• Plafonnement décroissant des tonnages incinérés : −4 à −5 % par an.
Nous nous opposons au nouveau contrat conclu avec Dalkia prévoyant la construction d’un nouvel
incinérateur à Vitry-sur-Seine, contre l’avis de la population, et nous nous engageons à le
renégocier.
#2 – Restauration collective zéro gaspi
Nous lutterons contre le gaspillage alimentaire en déployant des dispositifs de partage des
aliments encore consommables, en soutenant les associations de collecte des invendus et en
organisant une synergie pour que les cantines et restaurants municipaux donnent leurs surplus
aux associations.
Nous ouvrirons des cantines populaires proposant des repas complets à prix solidaire, avec des
aliments bios, durables et locaux et une option végétarienne. Nous généraliserons les
expérimentations de sécurité sociale de l’alimentation à l’ensemble de Paris.
Nous œuvrerons pour que la restauration scolaire serve en priorité des produits locaux, bio et de
saison, avec des dispositifs « grosse faim / petite faim » pour adapter les portions et réduire le
gaspillage.
#3 – Plan zéro perturbateur endocrinien pour la petite enfance
Nous développerons un plan municipal de réduction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens
pendant la grossesse et les 1 000 premiers jours de l’enfant : élimination progressive des
plastiques alimentaires dans les crèches et équipements de petite enfance municipaux ; formation
des personnels ; accompagnement des familles via les centres de PMI ; intégration de ces
exigences dans les cahiers des charges des marchés publics pour la petite enfance.
#4 – Plan zéro polluant dans l’eau potable
Nous nous engageons à généraliser le déploiement de systèmes de filtration d’eau avancés pour
éliminer les micropolluants (PFAS, pesticides et autres contaminants) et garantir une eau de
qualité irréprochable à tous les Parisiens.
• Lancer un plan d’urgence de rénovation du réseau de distribution d’eau afin de réduire de
moitié les fuites d’ici 2035.
• Créer 500 fontaines à boire supplémentaires dans Paris, en priorité dans les déserts
hydriques.
• Définir un plan de dépollution des sols visant en priorité les cours d’école, crèches, aires de
jeux, jardins partagés et parcs parisiens.
• Adopter une tarification progressive de l’eau prévoyant la gratuité des 50 premiers litres par
jour et par personne, et une tarification croissante au-delà pour envoyer un signal-prix
contre le gaspillage.
• Instruire Eau de Paris de s’abstenir de toute coupure d’eau dans les locaux à destination
d’habitation.
#5 – Soutien et accompagnement des acteurs du vrac et du
réemploi
Nous ferons du vrac et du réemploi un axe structurant de notre politique écologique et
économique :
• Créer un réseau de ressourceries communales pour renforcer les capacités de recyclage
tout en favorisant l’insertion professionnelle et l’économie circulaire.
• Lancer un plan de formation aux métiers de la réparation et du reconditionnement, avec
priorité aux publics éloignés de l’emploi et à ceux ayant déjà une expérience du secteur.
• Intégrer la règle verte de soutenabilité à l’ensemble des marchés publics et contrats
municipaux de 1 million d’euros et plus, et notamment des clauses de reconditionnement
• Déployer un réseau de consigne municipal pour les bouteilles en verre au niveau des
commerces alimentaires : collecte, recyclage, valorisation et réutilisation du verre à Paris.
• Interdire les plastiques à usage unique dans les marchés et événements municipaux et
rendre obligatoires la vaisselle réutilisable et les systèmes de consigne sur les contenants.
#6 – Éco-responsabilité du secteur événementiel
Nous conditionnerons toute mise à disposition d’espace public ou subvention municipale à des
événements culturels et sportifs au respect d’un cahier des charges zéro déchet : interdiction du
jetable, recours au réemploi et gestion des biodéchets.
Nous interdirons les plastiques à usage unique dans tous les événements municipaux et rendrons
obligatoires l’utilisation de vaisselle réutilisable et les systèmes de consigne sur les contenants.
Nous travaillerons avec les acteurs du secteur événementiel parisien pour les accompagner vers
le réemploi comme norme, via des guides pratiques, un annuaire des prestataires zéro déchet et
un soutien aux structures de l'ESS spécialisées.
#7 – Exemplarité des marchés alimentaires
Nous ferons des marchés alimentaires parisiens des lieux exemplaires en matière de réduction et
de gestion des déchets :
• Interdire les plastiques à usage unique et les sacs illégaux dans tous les marchés
municipaux et la généralisation des contenants consignés marché par marché.
• La dotation de chaque marché en points d’apport volontaire (PAV) pour les biodéchets.
• Lutter contre le gaspillage alimentaire en soutenant les associations de collecte des
invendus de marché.
CSCC CGT-Taxis
3, rue du Château d'Eau
75010 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu me saisir au sujet de la problématique des taxis à Paris.
La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez avec ce courrier, repose sur une cohabitation apaisée entre l’ensemble des usagers de l’espace public. Dans une ville aussi dense, les transports publics et au premier chef les taxis, seront considérés comme prioritaires.
Vous m’interrogez sur plusieurs points précis et je vais y répondre précisément.
Concernant, l’occupation du domaine public par les véhicules de transports privés et plus généralement sur les nuisances causées par la concurrence sauvage des plateformes de type Uber, je vous l’affirme avec force, nous mettrons tout en œuvre pour la faire cesser à Paris. Dégradation du service et des conditions de sécurité, déréglementation brutale, perte fiscale, la Ville luttera efficacement contre l’ubérisation en œuvre. Elle fera le nécessaire pour empêcher l’occupation illégale du domaine public. A chaque infraction constatée, sera réclamée une indemnité d’occupation sans titre suffisamment dissuasive pour rendre l’activité non rentable pour le contrevenant. C’est une prérogative de la Ville que d’accorder une autorisation du domaine public et elle la fera respecter.
Concernant les zones blanches de VTC, nous prévoyons la création de « Quartiers libres » de toute circulation automobile. Ces restrictions ne concerneront pas les taxis qui pourront y déposer les habitants.
Concernant la dégradation des stations de taxi, je ferai une réponse à plusieurs niveaux. Tout d’abord, la méthode : rien ne sera décidé sans concertation. Nous voulons remettre de la démocratie à tous les niveaux et évidemment, nous ferons vivre la démocratie sociale à travers un dialogue constant avec les taxis et leurs représentants syndicaux. Nous définirons par cette méthode les zones les plus appropriées pour les stations de taxi. Ensuite, sur le fond : nous mettrons en place une police touristique chargée entre autres de fluidifier les mobilités autour des zones touristiques et d’éviter les racolages. Les zones autour des grandes gares parisiennes seront particulièrement suivies. Évidemment, nous mettrons fin à la politique des travaux perpétuels et elles seront intégrées dans notre politique de cohabitation des mobilités.
Quelle est-elle ? Concernant la circulation et la cohabitation des différents modes de transport, notre politique reposera sur le partage intelligent du temps plutôt que d’un espace nécessairement restreint. Le transport en surface – bus et taxis – aura toute notre attention. Nous prévoyons de fluidifier la circulation avec un investissement conséquent dans le pilotage intelligent des feux de circulation. Par ailleurs, notre plan vélo repose sur plusieurs axes : la formation des cyclistes notamment au sein de l’école municipale du vélo mais aussi faire respecter le code de la route par la police municipale. La cohabitation entre les taxis et les vélos sur les voies actuellement partagées doit être améliorée, notamment par le respect du code de la route en toute circonstance. Les voies de taxis seront clairement distinguées des voies cyclables. La cohabitation dans un même espace ne peut pas être la solution.
Enfin, concernant la vitesse de circulation qui a un impact direct sur les conditions de travail et la rémunération des taxis, l’objectif n’est pas de remonter de manière fictive la vitesse autorisée mais d’augmenter la vitesse réelle sur les voies réservées. C’est l’ensemble de notre politique de circulation intelligente et de transformation de nos rues en voies sûres et apaisées qui permettra aux taxis de redevenir ce maillon essentiel qui irrigue la ville de Paris.
Fédération nationale des métiers du stationnement
18, avenue des Champs-Élysées
75008 Paris
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu me saisir au sujet de la
problématique du stationnement à Paris.
La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire, que vous trouverez avec ce
courrier, repose sur une cohabitation apaisée entre l’ensemble des usagers de l’espace public.
Dans une ville aussi dense, les transports et donc le stationnement, seront considérés comme
stratégiques.
Avant de répondre aux propositions concrètes que vous formulez, je voulais vous dire que
nous partageons les constats que vous faites dans votre lettre ouverte. Le stationnement est
bien un outil de pilotage des politiques publiques au centre de nos préoccupations
écologiques, sociales et économiques. Par ailleurs, vous soulignez l’importance de la
concertation avec les habitants dans ce domaine. Nous vous rejoignons dès lors que nous
appréhendons Paris dans sa globalité et non circonscrite à la ville intra muros.
Nous souscrivons parfaitement aux propositions 1, 3, 4, 5, 6 et 7 qui nous paraissent en
adéquation avec notre vision des mobilités et du stationnement. La création d’un observatoire
donnera de la visibilité et de l’objectivité au citoyen de la ville. Il pourra être également prévu
une localisation sur une application. L’articulation entre Paris et les villes limitrophes est
évidemment un vecteur d’amélioration de l’efficacité. Nous sommes extrêmement favorables
à une tarification différenciée selon les usages et à une baisse de tarifs : d’abord la vie
quotidienne puis le reste. De plus, nous avons bien besoin de libérer de l’espace public en
surface pour aérer et favoriser la renaturalisation dans une optique de santé. Votre proposition
6 relative au développement des parcs-relais et hubs de mobilité nous intéresse également.
C’est un maillon essentiel pour la synergie de l’ensemble des moyens de transport. Enfin, la
modernisation figure dans notre programme. Il est nécessaire de rentrer dans la modernité sur
ce point aussi.
Nous actons toutefois notre différence d’approche quant à la gestion déléguée du
stationnement à des opérateurs privés. L’expérience de ces dernières années, notamment sur le
velib et autolib, nous rappelle qu’il est préférable de privilégier la régie pour des questions de
responsabilité des élus, d’efficacité et de coût.
Nos engagements :
1. Donner la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts
2. Défendre et promouvoir une informatique émancipatrice
3. Contribuer à la pérennité des logiciels libres utilisés
Nos engagements :
• Mettre en place un plan de prévention de la corruption
• Créer un pôle d’audit interne, le cas échéant mutualisé avec d’autres collectivités
• Renforcer la gouvernance et le contrôle des satellites des collectivités
• Encadrer le recours aux collaborateurs de cabinet
• Publier en début de mandat le montant de l’ensemble des indemnités perçues par les élus
• Publier les rencontres des décideurs publics locaux avec des représentants d’intérêts sous forme d’agenda ouvert
• Assurer une transparence totale des règles d’attribution des subventions aux associations
• Faciliter l’accès aux documents administratifs et donner systématiquement suite aux avis favorables de la CADA dans un délai d’un mois
• Encadrer le recours aux cabinets de conseil
• Faire de l’alerte un levier d’intégrité publique
Nos engagements :
1- Pour un logement accessible pour toutes et tous
Respecter la loi SRU obligeant les communes en fonction de leur taille à avoir entre 20 et 25 % de logements sociaux, et arrêter la vente des logements très sociaux.
2- Pour lutter contre la spéculation et l'artificialisation des sols
Engager une politique d'aménagement pour les plus modestes en menant notamment des politiques de réhabilitation des quartiers (logements, espaces et services publics) plutôt que de consommation foncière
3- Pour renforcer les services publics environnementaux
Se doter d'un pouvoir de contrôle des opérateurs de l'eau, des déchets et de l'énergie, qu’ils soient publics ou privés.
4- Pour un service public des mobilités
S’engager pour le maintien du réseau et la réouverture des gares ferroviaires et des guichets SNCF de proximité, lieu clef pour l’intermodalité du quotidien
5- Pour lutter contre les exclusions sociales et garantir l'accès aux droits
Respecter l’obligation de domiciliation au centre communal d’action sociale ou à la mairie
6- Pour une commune qui lutte contre les difficultés d'accès aux soins
Contribuer à la mise en place d’un centre de santé à but non lucratif quand les conditions le permettent, et oeuvrer pour le maintien et l’amélioration des structures hospitalières et maternités de proximité
7- Pour un droit à une alimentation saine
Le respect de loi Egalim qui prévoit une introduction de produits bios et locaux dans la restauration collective
8- Pour un service public de sécurité municipale et de proximité
Investir dans l’éclairage public et les patrouilles à pied plutôt que dans la vidéosurveillance
9- Pour l’égalité des enfants scolarisés en école publique et admis en crèches dans la commune
Refuser toute discrimination ou pénalité liée à la situation administrative ou familiale
10- Pour garantir un service public de la culture
Remplacer, sauf nécessité ponctuelle, les appels à projets par des conventions pluriannuelles
11- Pour un sport accessible à tous·tes
Aider à rendre effectif l'enseignement obligatoire des 3h d'EPS et aider les associations sportives à développer leurs offres, notamment par l'accès aux équipements sportifs
12- Pour une municipalité transparente et intègre
Publier les critères d’attribution de l’ensemble des aides et subventions de la commune
13- Pour une commune ou toutes et tous se sentent protégées
Former l’ensemble des élu·es et agent·es à l’accueil des personnes pouvant subir des discriminations
14- Pour des collectivités employeuses qui font confiance à leurs agent·es
Sortir du réflexe de l’externalisation et recourir en priorité aux cadres de collaboration inter-collectivités
Acteurs du Grand Paris
70 avenue de la grande armée
75017 PARIS
À l'occasion de l’élection municipale à venir, vous avez souhaité m’auditionner au sujet de la vision que nous portons concernant le Grand Paris.
La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire repose sur une ville reliée, de toutes les manières possibles, à son environnement immédiat et même plus lointain. Il ne saurait y avoir de frontières physiques ou symboliques ni entre les arrondissements parisiens, ni entre Paris et les communes de petite et grande couronne. Les trajectoires de vie n’étant pas limitées par les bornes administratives. Ce continuum de vie sera matérialisé par la transformation du boulevard périphérique en boulevard urbain par exemple.
Dans cette optique, nous défendrons des coopérations de projets entre Paris et les autres collectivités – communes, intercommunalités, départements –, des projets construits avec les populations en fonction de leurs besoins concrets dans des domaines aussi variés que l’eau, la gestion des déchets, les mobilités, le logement ou autres. Ces coopérations plus souples ont l’avantage de ne pas créer de nouvelle structure juridique qui dilue la responsabilité politique. Elles pourront se matérialiser par la signature de conventions avec les communes qui le souhaitent mais également prendre la forme de syndicats intercommunaux. Nous le proposerons aux municipalités issues des prochaines élections sans exclusive. Cette architecture institutionnelle nous apparaît comme la plus performante : elle demeure proche du citoyen et ne constitue pas de doublon avec la région et les départements.
Cette coopération directe entre collectivités permettra ainsi d’éviter le recours à la Métropole du Grand Paris (MGP) et les rivalités artificielles qui se développent en son sein. En clair, nous estimons que le caractère indispensable de cette strate supplémentaire reste à démontrer. En effet, elle manque de légitimité démocratique : l’élection de son président est le fruit d’un « arrangement » entre élus. Elle manque également de lisibilité dès lors que son champ de compétence n’est pas toujours optimal et consiste le plus souvent à participer à un tour de table financier. Enfin, dix ans après sa création, sa plus-value reste à démontrer. Les inégalités en Ile-de-France demeurent parmi les plus criantes du pays alors que 92% de ses 3,7 milliards d’euros de ressources sont reversées aux communes.
Dans la perspective du projet de loi de refonte de l’organisation territoriale du Grand Paris annoncée par le Gouvernement, notre groupe politique à l’Assemblée nationale et la Ville sous notre direction se mobilisera pour aboutir à une architecture institutionnelle renforçant la lisibilité, la légitimité démocratique et l’efficience au service du citoyen et de ses priorités : le logement, la mobilité et les besoins primaires.
Par ailleurs, le Grand Paris a fortement besoin de financement afin de préparer la métropole aux défis de l’avenir, au premier desquels figure le réchauffement climatique. Paris mettra tout en œuvre, y compris par la voie du recours contentieux, pour obtenir le paiement de la dette qu’a contracté l'État au détriment de la ville.
Ces sommes, couplées à une légère hausse de la fiscalité directe et à des mesures d’économie de fonctionnement, constitueront le levier nécessaire pour porter l’investissement à hauteur de 2,4 milliards d’euros par an. Outre la protection des habitants et la préparation de leur avenir, les efforts d’investissement constitueront un soutien aux entreprises régionales et participeront fortement au dynamisme de notre territoire.
Nos engagements :
1. Je m’engage à instaurer une concertation systématique avec les
représentants des Organisations professionnelles dûment constituées tel les
syndicats Marchés de France avant toute décision locale ayant un impact sur
le fonctionnement des marchés. (Travaux, voirie, circulation, stationnement,
règlements). A cette fin, je m’engage à créer une commission de marchés
réunissant élus et délégués des syndicats pour anticiper, suivre, ajuster les
décisions à impact économique.
Nos commentaires : Le Nouveau Paris Populaire propose de créer un Conseil économique, social et écologique
parisien (CESEP) composé de citoyens, du tissu associatif et de personnalités qualifiées, chargé
d’orienter les politiques publiques et de conseiller l’exécutif parisien. Dans ce cadre, il est
évident que les organisations professionnelles sont associées à toutes les mesures qui
impactent leurs activités. Les commissions de marchés existent déjà et comme nous
voulons supprimer les délégations de service public pour l’ensemble des marchés
(découverts, couverts, les puces) pour une gestion en régie ou en Société Coopérative
d’Intérêt Collectif, les relations entre la ville et les commerçants seront automatiquement
plus étroites en l’absence du concessionnaire.
Par ailleurs, nous avons pour projet de redynamiser les conseils de quartier et de les
associer en amont, à tout projet structurant d’aménagement concernant leur quartier, ce qui
implique bien sûr une concertation quant aux besoins en termes de marchés, de commerces
de bouche, et plus généralement, de commerces de proximité. On pense notamment au
marché de Clignancourt où les puciers comme les habitants méritent un bien meilleur cadre
de vie, en termes de propreté, de sécurité et de végétalisation. Cela doit se faire avec eux.
De même, les travaux Porte de Montreuil où les puciers ne sont pas associés ni sur la
teneur des travaux, ni sur leur calendrier alors qu’ils sont les premiers concernés.
Enfin, nous nous sommes engagés à organiser et suivre le résultat de référendums locaux
contraignants pour tout projet d’investissement de plus de 100 millions d’euros ou qui
modifie substantiellement et durablement le cadre de vie (construction d’infrastructures,
grands projets d’aménagement, modification majeure du plan local d’urbanisme
bioclimatique etc.).
Notre vision de la concertation implique par ailleurs un débat d’une durée suffisamment
substantielle pour permettre aux différentes sensibilités et aux différents avis de s’exprimer,
aux citoyens d’en prendre connaissance et de faire un choix informé, qui correspond à
l’intérêt général..
2. Je m’engage à désigner un élu référent « marchés » en mairie pour simplifier, accélérer les démarches et respecter les délais de réponse. Transmissions, occupation du domaine public, terrasses, un point d’entrée clair (un nom, un mail, un délai de réponse).
Nos commentaires : Il va de soi qu’il existe un.e maire adjoint.e aux commerces tant au niveau parisien qu’au
niveau arrondissement. Mais dans le cas de Paris, il faut aller au-delà en ayant un suivi des
actions de la Direction de l’Attractivité et de l’Emploi. La suppression de la DSP aura aussi
pour conséquence d’un suivi plus étroit.
Notre projet de transférer la gestion des marchés couverts, découverts et aux puces d’une
délégation de service public à une régie ou une société coopérative sera naturellement une
opportunité pour les commerçants d’être non seulement consultés mais pleinement
impliqués dans la gestion des marchés. Nous voulons inaugurer une nouvelle ère pour les
Parisiens, et notamment les commerçants et marchands parisiens, celle de l’aller-vers :
aller-vers les commerçants de manière proactive, proche et fréquente afin de comprendre
aux mieux leurs besoins, l’évolution de ceux-ci, et y répondre de la manière la plus efficace..
3. Je m’engage à garantir la stabilité fiscale locale sur le mandat : pas de hausse importante des droits de place et pas d’augmentation de la CFE supérieure à l'inflation. La visibilité est une condition de l’investissement et de l’emploi.
Nos commentaires : Compte tenu du désengagement de l’État à l’égard des collectivités territoriales, de la
nécessité de financer les investissements de la Ville, il serait irresponsable de garantir une
stabilité. En revanche, nous sommes ouverts à conduire un travail conjoint sur la fiscalité,
dépendant de l’attitude de l’État à l’égard des collectivités territoriales, en particulier après
l’élection présidentielle de 2027, qui sera déterminante à cet égard.
En tout état de cause, pour ce qui concerne l’activité sur les marchés parisiens à proprement
parler, le passage en régie ou on coopérative permettra un meilleur contrôle des droits de
place, une meilleure égalité entre les volants et les non-volants. De plus, au regard des
économies que produisent généralement l’abandon des DSP, nous nous attendons à ce que
la Ville de Paris voit ses recettes augmenter sans devoir augmenter les droits de place.
Bien sûr, fidèle à notre engagement en faveur de la concertation, l’ensemble de ces
éléments sera discuté, en amont de toute décision, dans les instances de concertations
citées plus haut et avec la mairie de Paris.
Nous prévoyons, par ailleurs, une tarification réduite des droits de place pour les productions
issues de l’agriculture biologique et des circuits-courts, qui bénéficieront par ailleurs de 30%
des emplacements réservés dans les marchés alimentaires, tandis que 20% de ces places
seront réservés aux commerces alimentaires indépendants de la ville. Dans les marchés
aux puces, nous développerons une offre de restauration afin de renforcer la convivialité du
lieu. Nous lutterons contre la vente à la sauvette illégale, qui dégrade l’ambiance de certains
marchés, tout en distinguant clairement cette pratique de l’activité des biffins. Celle-ci pourra
au contraire trouver une place mieux organisée au sein du marché, en lien avec les puciers.
Par ailleurs, nous voulons également soutenir et inciter ceux parmi vous qui souhaiteraient
bénéficier de moments de vente en dehors des marchés, à faire usage des terrasses
éphémères que nous voulons ouvrir davantage aux commerces de proximité et
indépendants. Ceux qui font vivre nos marchés y ont toute leur place. Nous comptons, pour
ce faire, mettre en place un système de redevance d’occupation de l’espace public incitatif
pour les acteurs indépendants et dissuasif pour les grands groupes, grandes chaînes et
autres acteurs à la puissance capitalistique, qui, nous l’estimons, n’ont pas à bénéficier de la
privatisation de l’espace public parisien.
4. Je m’engage à agir contre la sur-représentation des activités, les emplacements vides dans les halles et marchés, à faciliter l’installation des passagers, à encourager les transmissions de fonds de clientèle, à développer la charte de qualité en cours de rédaction avec l'AMF et à préserver l’accessibilité des centres-villes et centres-bourgs pour les clients et nos salariés.
Nos commentaires : Le Nouveau Paris Populaire sera vigilant aux opérations de transmissions de fonds de
clientèle, conformément à la loi Pinel, et assurera la transparence dans la stratégie
commerciale que la Ville développera.
Notre priorité est de donner les moyens aux commerces de proximité, à nos commerçants, à
nos artisans, à nos producteurs de faire concurrence par les mérites et le talent aux grands
groupes – et pour cela, nous sommes conscients de la nécessité du soutien de la puissance
publique communale pour rééquilibrer les rapports entre grands groupes et activités
indépendantes. Nous le ferons, et par conséquent, nous mettrons fin à la sur-représentation
des activités des grands groupes qui, souvent, ne produisent ni à Paris ni en Île-de-France,
et qui répondent et alimentent une fièvre consumériste qui ne correspond pas aux besoins
des Parisiens en matière d’alimentation, de services du quotidien (maintenance, remise en
état, réparation, etc.).
Nous voulons également agir sur les livraisons type UberEats et Amazon. Nous ne voulons
pas les interdire, car nous savons que certains de nos commerçants s’appuient sur ces
plateformes, mais nous voulons mieux réguler leur utilisation. Par exemple, nous lutterons
contre tout nouveau dark store ou dark kitchen. Ces locaux servant d’entrepôts pour des
livraisons ultra rapides ou ces cuisines dédiées exclusivement à la préparation de repas
livrés sont souvent détenus par des puissances capitalistiques conséquentes, qui privent les
commerçants et les TPE de locaux commerciaux tout en leur menant une concurrence
déloyale. De même, nous limiterons la surface des cuisines sans salle de restauration à
25% de la surface totale d’un local commercial et nous lutterons contre l’implantation des
consignes automatiques de livraison (lockers), qui là encore, ne correspondent pas à notre
vision du commerce parisien.
5. Je m’engage à accompagner les TPE sur le chemin des transitions écologique, numérique et démographique. Décarbonation, changement climatique, eau, déchets. Haut débit et cybersécurité.
Nos commentaires : Au Nouveau Paris Populaire, nous savons ce
que la ville doit à ses commerçants, à ses artisans. Il est temps que la Ville de Paris le
reconnaisse aussi. Et nous savons aussi que le nerf de la guerre, pour reprendre une
expression populaire, se trouve dans le foncier. Nous devons en reprendre le contrôle. Il est
anormal que 11% des locaux commerciaux soient inutilisés alors que nos commerçants et
artisans en auraient besoin. Tout comme il est anormal qu’un commerçant consacre 15 à
20% de son chiffre d’affaires à son loyer.
Nous reprendrons le contrôle en mettant en place une régie communale du commerce qui
aura pour objectif de multiplier par trois les préemptions de locaux commerciaux, en
concertation avec les conseils de quartier et des besoins exprimés, de lutter contre la
spéculation, et en proposant des loyers plafonnés, en rapport avec l’économie réelle de nos
TPE. L’objectif est de lutter de lutter contre les phénomènes de mono-activité qui dégradent
l’équilibre des quartiers : multiplication de fast-foods, boutiques entièrement tournées vers le
tourisme ou commerces standardisés appartenant à de grands groupes. Enfin, nous
plaiderons, avec nos parlementaires et en lien avec d’autres grandes villes confrontées aux
mêmes difficultés, pour l’instauration d’un encadrement des loyers commerciaux.
Nous généraliserons également l’utilisation de la taxe sur les friches commerciales pour
l’appliquer à tout Paris, afin de dissuader les propriétaires de locaux commerciaux de les
laisser vacants. Il faut qu’un local commercial vacant redevienne l’exception à Paris, parce
que les Parisiens sont demandeurs de leurs commerces de proximité, et que nos TPE
aspirent à construire et prendre part à un tissu économique pérenne. C’est pour cela que
nous voulons mettre en place un guichet unique qui sera en charge d’accompagner nos
artisans et commerçants dans leurs besoins spécifiques en matière de démarches
administratives, d’adaptation à la bifurcation écologique et au tournant numérique, à la
décarbonation des livraisons, pour ceux qui sont concernés, entre autres. Notre objectif est
clair : il faut que nos commerçants et nos artisans se consacrent pleinement à leur métier.
Nous souhaitons également mettre en place un fonds d’urgence pour les métiers artisanaux
menacés, visant à soutenir le maintien, la reprise et la création d’ateliers artisanaux
menacés de disparition (cordonnerie, serrurerie, horlogerie, reliure). Cela concernera aussi
ceux de nos artisans, qui interviennent ponctuellement ou en permanence dans nos
marchés.
Nous avons aussi l'ambition de lancer un plan pour que Paris – et l’Île-de-France –
nourrisse. Cela passe par l’ouverture de deux halles couvertes alimentaires et
non-alimentaires où les Parisiens pourront rencontrer nos commerçants, bénéficier de leur
savoir-faire, tout en ayant un endroit convivial pour que toutes et tous puissent se rencontrer.
Nous souhaitons également voir nos TPE produire à Paris, et redynamiser le « made in
Paris ». L’agriculture urbaine aura une place clé dans notre stratégie : 100 hectares dédiés à
la production agricole parisienne en 2032, contre 37 actuellement, c’est notre engagement
sur le sujet. Il est aussi grand temps que les champignons de Paris soient produits à Paris.
La manufacture aussi sera soutenue. Nous voulons créer 3 manufactures parisiennes durant
la mandature, en concertation avec nos artisans. Nous les imaginons comme des endroits
de coopération et de mutualisation des équipements de production, notamment les
équipements lourds, avec des espaces de vente en rez-de-chaussée, le tout à des loyers
corrélés à la réalité économique des commerces de proximité.
SI VOUS ÊTES ÉLU.E...
1- Serez-vous un maire pro-business ?
Je serai la maire de la consommation populaire et donc du commerce de proximité. Paris a besoin d’un plan de relance économique ! Ici, on souffre d’abord de la spéculation foncière :
en 15 ans, le taux d’effort moyen des commerçants a doublé, mais pas leurs revenus. Laisser s’installer une déconnexion croissante entre loyers et capacités financières des commerçants, n’est pas pro-business ! La question est de savoir quel type de business les Parisiens souhaitent. Quand je leur parle, c’est la fermeture du cordonnier, du poissonnier, du libraire, qui les inquiète. À ce jour, certains dispositifs d’aides sont ouverts à tous les commerces, sans distinction. Je réorienterai les aides exclusivement vers ces ommerces que plébiscitent les Parisiens : les commerces du quotidien, les artisans. Je me placerai du côté du business qui fait battre le cœur de Paris.
2- Attractivité et commerces
- Dans les 100 premiers jours de votre mandat, quelles sont les mesures que vous déciderez pour les entreprises ?
- Comptez-vous vous attaquer au taux record de « vacance » des commerces et comment ?
- Etes-vous favorable à l’encadrement des loyers commerciaux ?
Plus de la moitié des Franciliens travaillent dans des TPE-PME. Ma conception d’un Paris attractif, c’est d’abord la relance de l’économie locale et pour cela, pérenniser le tissu de commerces et d’artisanat, utile au quotidien de tous.
Dès les 100 premiers jours du mandat, nous engagerons trois mesures de rupture.
D’abord, nous ferons de Paris Commerces une véritable foncière publique d’utilité commerciale.
Elle aura pour objectif l’acquisition importante de locaux et pour règle d’or, la rétention de locaux commerciaux sous son contrôle. Nous offrirons ainsi des loyers plafonnés, corrélés à l’économie réelle et à la hauteur de l’utilité sociale inestimable de nos commerçants et artisans indépendants.
Ensuite, nous lancerons un guichet municipal unique qui accompagnera les commerçants et artisans indépendants dans leurs recherches de financement, de locaux, la valorisation de leurs savoir-faire, l’adaptation à la bifurcation écologique et numérique. Notre but est de leur dégager un maximum de temps pour qu’ils se consacrent à leur vrai métier.
Enfin, je créerai dans chaque arrondissement, des périmètres de sauvegarde et promotion du commerce et de l’artisanat de proximité où s’exercera le droit de préemption commercial de la ville.
Aujourd’hui, 11% de locaux commerciaux sont vides. Si on ne fait rien, Paris deviendra un désert commercial. La vacance n’est pas une fatalité : le problème ce sont les spéculateurs.
Nous identifierons chaque local vacant, et nous proposerons un accompagnement dans la réfection énergétique et d’accessibilité, en échange de loyers plafonnés.
Je ne suis pas une adversaire des propriétaires. Je leur propose un contrat social et économique : vous louez durablement, à prix maîtrisé, et nous vous accompagnons de façon fiable sur tous les plans.
Enfin, je suis favorable à l’encadrement des loyers commerciaux, et je plaiderai pour une
expérimentation locale du dispositif.
À Paris, je le mettrai en œuvre pour les locaux de la Ville afin de soutenir et pérenniser les petits commerces. C’est ma façon de libérer l’activité commerciale en la soulageant de ces boulets.
3- Urbanisme et immobilier
- Serez-vous un maire bâtisseur ?
- Considérez-vous la densité (et la surélévation) comme un atout ?
- Souhaitez-vous amender le PLU-b ? Que comptez-vous faire en matière de pastillage
et de préemption ?
- Afin de continuer à avoir une ville « productive », favoriserez-vous le logement des salariés parisiens et comment ?
La question est de savoir ce qu’on veut bâtir et pour quelle utilité ! Notre problème n’est pas le manque de mètres carrés : combien sont inutilisés ? Des centaines de milliers. L’urgence est de reprendre la main sur l’existant. La ville regorge d’espaces sous-utilisés ou vacants : bureaux vides, locaux détournés de leur usage, logements et locaux commerciaux vacants. Notre priorité sera donc la mobilisation de ces surfaces. Densifier sans lutter contre la vacance et la financiarisation n’a aucun sens.
Je veux répondre aux besoins réels et concrets qu’expriment les Parisiens : se loger dignement, se nourrir sainement, vivre à proximité de leur lieu de travail, avoir accès aux loisirs, à la culture, au sport et préserver le cadre de vie. L’urgence est là !
Pour ce faire, je souhaite faire du PLUb un instrument au service des ambitions politiques de notre mandature. Je souhaite par exemple étendre et renforcer les obligations en matière de nombre de logements sociaux, dans tout nouveau projet de construction ou réaménagement, et refonder le système d’externalités positives pour les orienter vers les besoins exprimés par les Parisiens : les services de santé, les commerces de proximité, l’artisanat local.
Je lutterai également contre les contournements du règlement, notamment les divisions artificielles de lots et les changements d’usage déguisés, qui alimentent la spéculation et la vacance.
Enfin, Paris n’existe pas sans les travailleurs : ils font vivre la ville, ils doivent pouvoir y habiter. Baisser les loyers et accroître l’offre de logement, notamment du logement social, sont mes priorités. Là-aussi je modifierai le PLUb pour étendre l’interdiction de nouveaux meublés touristiques à tout Paris.
4- Mobilités
- Comment comptez-vous fluidifier la circulation à Paris notamment pour les entreprises ?
- Comptez-vous simplifier le stationnement parisien et le rendre plus accessible aux professionnels ?
- Etes-vous prêt à renoncer aux ZTL ou au contraire à les étendre ?
Mon but est de mieux organiser l’espace public pour permettre des déplacements fluides, sécurisés et lisibles, sans congestion ni conflits d’usages. La circulation à Paris ne peut pas être pensée uniquement à travers la voiture : plus d’un déplacement sur deux se fait à pied. L’usage de l’automobile pour les déplacements quotidiens reste très minoritaire.
Pour les entreprises et les professionnels, l’enjeu est différent. La priorité est de garantir la possibilité de circuler et d’intervenir lorsque c’est nécessaire. Nous devons hiérarchiser les usages de la voirie et rationaliser les livraisons. Je souhaite notamment développer des zones de livraison apaisées, accessibles en continu et favorisant les modes non polluants. Dans ce cadre, je mettrai en place une offre municipale mutualisée de vélos-cargos, adossée à de petits entrepôts de quartier. Nous proposerons aussi l’expérimentation d’horaires de livraisons alternées.
Pour ce qui est du stationnement : je suis d’accord pour dire qu’il faut simplifier et faciliter la vie des professionnels. Le stationnement en surface sera réservé en priorité aux personnes à mobilité réduite et aux usages professionnels, tandis qu’une politique ambitieuse de stationnement souterrain public, gérée par la Ville, sera développée pour les autres usages.
Enfin, je pense que la question des ZTL détourne le débat des véritables enjeux. À Paris, la majorité des clients se rendent dans les commerces à pied, à vélo ou en transports. Ce qui fragilise les commerces, ce sont d’abord les loyers élevés et la baisse du pouvoir d’achat. J’œuvrerai pour que les commerçants s’investissent pleinement dans les Conseils de quartier, en lien avec les habitants, pour discuter des aménagements et de la redynamisation.
Association pour la défense du site de Notre Dame et de ses environs
11 Quai aux fleurs
75004 PARIS
A l’occasion de l’élection municipale à venir, vous avez bien voulu me saisir au sujet de notre vision pour le site de la cathédrale de Notre-Dame et les quartiers limitrophes. Je vous avoue mon plaisir à la lecture de votre courrier tant il correspond à la vision que nous avons pour notre ville, une ville pour ses habitants et non un décor au service de l’attractivité économique et touristique.
Concernant la protection du patrimoine parisien et singulièrement le cœur de Paris que constituent la cathédrale Notre-Dame, les îles de la cité et Saint-Louis, ils doivent demeurer vivants et au service des habitants en premier lieu et des visiteurs ensuite. Il est ainsi pour nous hors de propos de favoriser un quelconque objectif chiffré de touristes. La ville est d’abord un lieu de vie.
Concernant le logement, la mobilité et le commerce d’approvisionnement, notre programme, Le Nouveau Paris Populaire qui vous trouverez avec ce courrier, en fait une priorité. Nous réorienterons par exemple les aides publiques vers les commerces de proximité. Chaque Parisien doit pouvoir se nourrir et s’habiller, se divertir dans son quartier, les habitants du cœur de Paris ne sont pas condamnés à subir.
Plus largement, le cœur de Paris devra être préservé de ce qui a tué bien des cités européennes historiques. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêté afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
Enfin, un point de méthode, le premier axe de notre programme vise une révolution citoyenne. Rien ne se fera sans la participation des premiers concernés, les habitants. Le référendum communal d’initiative citoyenne que nous mettrons en place sera l’occasion pour les habitants et les associations du quartier de décider du devenir de leur lieu de vie.
Sauvons La Rochefoucauld
5 rue Brézin
75014 PARIS
Vous avez bien voulu me saisir au sujet du projet de vente du site de l’ancien hôpital La Rochefoucauld par l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.
A la lecture de votre courrier, je constate que nous partageons la volonté de conserver notre patrimoine collectif public et d’en finir avec la spéculation immobilière. La philosophie de notre programme Le Nouveau Paris Populaire place la rupture comme condition sine qua non d’une ville habitable, une rupture concrète avec les politiques publiques menées jusque-là, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale.
Concernant votre première question, je ne suis évidemment pas d’accord avec la vente de ce domaine public. Le patrimoine parisien doit être protégé et doit demeurer vivant, au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée à Paris afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
S’agissant du projet de densification du site, je m’engage à arrêter le chantier actuellement en cours sur le site de l’ancien hôpital de La Rochefoucauld et à organiser une nouvelle concertation avec les habitants. Pour nous, il est inenvisageable de densifier ce site, d’y construire de nouveaux bâtiments qui, de surcroît, ne répondraient pas aux besoins des habitantes et des habitants.
Concernant la privatisation des espaces verts, ceux-ci doivent rester ouverts au public et être préservés afin d’offrir un endroit de fraîcheur et de bien-être aux habitants, dans un quartier déjà très urbanisé et très dense.
Enfin, il est inconcevable que viennent s’ajouter quatre constructions neuves dans cet espace vert. Je souhaite modifier le PLUb et interdire toute construction sur de la pleine terre afin d’atteindre l’objectif de zéro artificialisation brute.
Sites & Monuments
39, avenue de La Motte-Picquet
75007 PARIS
Vous avez bien voulu me saisir au sujet du projet de Site patrimonial remarquable (SPR) à Paris et plus généralement de la question de la protection du patrimoine parisien et je vous en remercie.
Les SPR protègent les zones dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, d’un point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. C’est évidemment le cas de la ville de Paris. La jurisprudence (Conseil d’Etat n°438247 du 22 juillet 2021) rappelle que si les plans de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) peuvent identifier les immeubles ou parties intérieures ou extérieures d'immeubles dont la démolition, l'enlèvement ou l'altération sont interdits et dont la modification est soumise à des conditions spéciales, ils ne peuvent depuis la loi du 13 décembre 2000 en interdire toute modification de façon générale et absolue.
La perspective de mettre tout ou partie de la ville « sous cloche » étant exclue, nous envisagerons favorablement la mise en place d’un tel plan au bénéfice de zones spécifiques de Paris à condition que :
Le périmètre de celle-ci ne concerne pas uniquement et de façon globale les arrondissements centraux, créant ainsi un Paris à deux vitesses, avec des arrondissements à un chiffre figés et voués à accueillir des touristes dans une carte postale. Au contraire, le périmètre doit permettre de préserver ce qui doit l’être – la démocratie locale pourra trancher cette question, y compris par la voie du référendum d’initiative citoyenne – ce qui inclut des lieux symboliques des quartiers populaires ;
Le règlement de celle-ci prévoit que l’intérêt public soit sauvegardé. Ainsi, il ne saurait être question de réserver « le beau » sur des critères pécuniaires. Le droit au « beau » doit bénéficier au plus grand nombre ;
Concernant la protection du patrimoine parisien, il doit demeurer vivant et au service des habitants et des visiteurs. Ainsi, la spéculation foncière, notamment l’investissement direct étranger dans l’immobilier, sera arrêtée afin de mettre fin à la « mort » de rues entières, les immeubles ayant été transformés en actifs financiers.
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