Bonjour,
Permettez-moi d’abord de vous dire qui nous sommes. La France insoumise à Paris est le premier mouvement populaire, avec près de 20 000 membres dont plus de 5000 sont actifs dans les 130 groupes d’action.
Cette grande force populaire a obtenu 30 % des votes en 2022 au premier tour de la présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon, et 17 % le 9 juin 2024 lors des élections européennes.
Il est donc naturel que la France insoumise participe aux élections municipales de Paris pour porter la voix des centaines de milliers de Parisiens qui partagent son programme et sa vision.
Avec l’épuisement de l’actuelle majorité sortante, qui depuis un quart de siècle dirige la Ville, Paris se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire.
Dans ce contexte, j’ai l’honneur et le plaisir de présenter ma candidature à la Mairie de Paris, ainsi que celle de notre équipe pour chacune des 17 mairies d’arrondissement.
Si je suis candidate, c’est d’abord pour ouvrir une rupture nette et franche avec ce qui se fait aujourd’hui.
Rupture avec la gestion (sans ambition et sans audace) épuisée et privée de la sensibilité populaire attendue d’elle en vain, celle de l’équipe d’Anne Hidalgo. Trois de ses adjoints, ont déjà annoncé leur candidature pour continuer comme avant.
Rupture aussi avec le programme de malheur social et d’austérité économique de la droite, celui que Madame Dati défend main dans la main avec Emmanuel Macron : toujours plus cher, toujours plus dur, toujours moins démocratique.
Comme si Paris ne souffrait pas déjà assez de la casse des services publics et de la mainmise des ultras riches sur à peu près tout dans cette ville !
Nous serons les seuls candidats dans ces élections à porter un programme clair de rupture avec le passé, centré sur la priorité donnée à la vie quotidienne des habitants, un programme pour que Paris redevienne une ville où l’on peut vivre, respirer, s’émanciper sans devoir être obligatoirement fortuné pour cela.
Ce programme a un objectif simple : répondre aux besoins essentiels des habitants pour bien vivre.
Nous sortons des logiques gestionnaires, administratives, comptables, toutes impuissantes face aux défis purement humains de la vie ordinaire. Nous voulons faire entrer Paris dans l’ère du peuple à l’image de sa nouvelle manière de former des familles ou de vivre en solo, d’être jeune ou d’être âgé. Nous voulons entrer dans une ère de transformation, à hauteur d’humains. Nous afficherons des priorités politiques assumées, des objectifs annoncés et une méthode pour les atteindre.
Maire de Paris, je donnerai toute sa valeur et toute sa place au Nouveau Paris populaire.
Car le Paris populaire, celui des classes moyennes, des classes laborieuses, des jeunes, de celles et ceux qui sont venus « à la capitale » pour s’émanciper, le Paris populaire est menacé d’éviction !
Les loyers trop chers expulsent, l’inflation écrase, l’espace public se privatise au profit d’une poignée de milliardaires et de multi-millionnaires qui accaparent la ville tandis que la majorité travaille, consacre parfois jusqu’à 50% de son salaire à payer un loyer, s’endette, et trop souvent, de plus en plus souvent, renonce.
Paris ne doit plus être une ville où l’on se sacrifie pour avoir le droit d’y vivre.
Et pourtant, Paris ne s’est jamais construit sur la résignation ni la soumission. L’histoire populaire de cette ville est longue :
— la Révolution française,
— la révolution de 1848,
— la Commune de 1871,
— les luttes des faubourgs du début du XXᵉ siècle,
— la Résistance,
— les combats pour la décolonisation,
— les mobilisations des immigrés et des travailleurs sans droits, des
migrants,
— les luttes féministes, les luttes de la jeunesse étudiantes, et des
quartiers populaires,
— les luttes pour les libertés sexuelles et les droits des personnes
homosexuelles,
— les grandes marches et les actions écologistes du 21è siècle
Toutes ces luttes sont toujours présentes. Elles nourrissent notre ambition et notre combat.
Nos listes sont celles du Nouveau Paris populaire, qui revendique son droit de vivre à Paris, de ne pas en être chassé, de rester, de grandir, de vieillir dignement.
Voilà ce que nous sommes ici : avec nous, c’est la fierté et la dignité de tous.
Notre liste est le miroir de ce qu’est Paris lorsqu’elle se regarde vraiment : une ville diverse, une ville de travail, une ville d’engagement, une ville de création et de courage. Pas la ville vouée aux castes dominantes qui la surplombent et méprisent ses aspirations simples !
A mes côtés, voici nos candidats : étudiant, retraité, salarié, entrepreneur, au chômage, au RSA, intermittent du spectacle, fonctionnaire, profession libérale…Ils sont à l’image des parisiens et parisiennes !
Pour Paris Centre : Cédric Panizzi, entrepreneur – ancien sportif de haut niveau, il a été président du Conseil des crèches de Paris Centre
Pour le 5ème arrondissement : Ludovic Hetzel, professeur en classes préparatoires, il est engagé pour la défense et le développement de l’éducation publique et Membre du collectif Austerlitz
Pour le 6ème arrondissement : Coline Bouret, chargée de mission, Fondatrice d’une organisation féministe, elle a été membre des jeunes écolos
Pour le 7ème arrondissement : Bruno Gaccio, auteur des Guignols de l’info, il défend la probité et la liberté d’expression
Pour le 8ème arrondissement :Sonia Chaouche, cheffe de service éducatif dans une association, membre du comité Vérité pour Adama, elle est engagée contre les violences policières et le racisme
Pour le 9ème arrondissement : Embla Fautra, cheffe de projet dans une entreprise, elle est engagée contre le surtourisme et elle reverse les bénéfices de ses créations en crochet pour la Palestine
Pour le 10ème arrondissement : Marion Beauvalet, chercheuse sur le temps de travail, elle est engagée dans les luttes pour le logement digne
Pour le 11ème arrondissement : Sabrina Nouri, conseillère dans une banque, syndicaliste, elle est Présidente de l’association diplomatie féministe femmes d’avenir
Pour le 12ème arrondissement : Caroline Mecary, avocate engagée pour la défense des droits des familles homoparentales, Elle a aussi co-présidée la fondation Copernic de 2009 à 2013
Pour le 13ème arrondissement : Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, syndicaliste, il est très engagé pour la défense des hôpitaux publics à Paris
Pour le 14ème arrondissement : Rodrigo Arenas, cadre territorial, Député de Paris, il est l’Ancien président du FCPE engagé pour les droits de l’enfant
Pour le 15ème arrondissement : Elsa Delannée, ingénieure, c’est une ancienne présidente d’une association de défense des riverains dans le 15e, elle agit concrètement pour La Défense de l’intérêt général des habitants dans son quartier.
Pour le 16ème arrondissement : Oscar Maslard, étudiant, il enseigne le Français aux personnes exilées et milite contre la précarité de la jeunesse
Pour le 17ème arrondissement : Fanta Maréna, maman solo, elle a fondée une maison d’édition jeunesse engagée et elle est Présidente d’une association d’aide à l’insertion des jeunes en QPV
Pour le 18ème arrondissement : Danièle Obono, bibliothécaire et députée de Paris, elle défend les services publics de proximité
Pour le 19ème arrondissement : Roland Timsit, comédien, metteur en scène, il est à l’initiative d’un centre social et culturel et il est engagé pour la paix
Pour le 20ème arrondissement : Sophie de La Rochefoucauld, comédienne, elle est engagée auprès des collectifs de mère isolées et d’associations de solidarité.
J’ajoute Sarah Legrain, députée de Paris, qui nous accompagnera dans cette campagne comme présidente du Comité de soutien.
Dès la semaine prochaine, nous annoncerons nos deux premiers
plans :
— un plan pour baisser les loyers,
— un plan pour une véritable éducation communale parisienne.
Oui nous créerons un véritable service d’éducation communale, comme il y a une Éducation nationale.
Il n’y a pas un enfant du temps scolaire et un enfant du soir ou du mercredi : il y a un enfant, vivant d’un seul tenant et se construisant comme personne.
Nous nous fixons un objectif politique : la sécurité, le développement et le bien-être des enfants, grâce à des personnels formés, fidélisés, reconnus, bénéficiant d’un vrai déroulement de carrière.
— Administrativement, nous créerons toutes les synergies nécessaires
— juridiquement, nous ouvrirons toutes les voies possibles
— budgétairement, ce sera notre priorité. Avec 900 millions d’euros déjà inscrits au budget, on peut faire beaucoup. Nous ferons mieux, et nous ferons plus.
Sur le logement, notre ambition sera tout aussi nette et franche.
À Paris, le logement est devenu le premier facteur d’injustice. Le taux d’effort explose, les demandes de HLM s’accumulent, les contrôles sont indolores pour les fautifs et très très insuffisants. L’action publique n’a pas suivi. Résultat : des dizaines de milliers de familles sont menacées d’éviction.
Notre objectif est frontal : faire baisser le taux d’effort des locataires, redonner une respiration à celles et ceux qui travaillent.
Pour cela, nous lancerons un plan logement fondé sur trois ruptures :
— Agir le marché du privé par le contrôle du respect de l’encadrement des loyers (nous plaiderons pour reconduire l’expérimentation) et le contrôle des mises en location de meublés touristiques ; et nous créerons une agence locative populaire : une alternative publique aux
agences privées, qui garantira les loyers, sécurisera les locataires, appliquera les prix encadrés et remettra des milliers de logements sur le marché sans spéculation.
— Agir dans le public pour protéger immédiatement les familles, avec une année blanche sur les augmentations de loyer et de charges. Et un audit sur l’état des rénovations et le calendrier d’exécution.
— Relancer une production de véritables logements sociaux dans tous les arrondissements par l’achat, le conventionnement, la transformation et la réquisition du vacant.
Le programme que je présente met donc l’éducation communale et le logement en tête des priorités. Ce seront nos priorités politiques, et donc nos priorités budgétaires.
Jusque-là, ce qu’ils font ne marche pas : il faut donc faire autrement.
Et maintenant, la campagne commence.
Dès ce week-end, des centaines de militants insoumis seront en porte- à-porte, sur les marchés, dans les quartiers populaires, pour présenter nos candidats.
Chaque semaine, nous ferons connaitre un ou plusieurs plans d’actions : santé, écologie, circulation et mobilité, mise à l’abri, jeunes… Nous sommes prêts.
Nous avons des objectifs clairs, une ambition forte : gagner car Paris mérite mieux et le Nouveau Paris populaire doit reprendre ses droits ! Paris n’est pas seulement une ville, pas seulement une capitale admirée.
Paris c’est un peuple, le peuple de Paris : vivant, sans cesse renouvelé, venu de toute la France et du monde entier. Assumons le Nouveau Paris Populaire !
Sophia Chikirou, le 14 novembre 2025
EN PDF :