
Le programme du Nouveau Paris Populaire entend répondre aux besoins des Parisiennes et des Parisiens et adapter la ville aux défis de demain, au premier rang desquels le dérèglement climatique.
Face à l’abandon de l’État et aux coupes budgétaires imposées aux collectivités locales et avalisées par la droite, les macronistes et les socialistes, nous refusons la résignation. Au contraire, nous assumons malgré tout de déployer les moyens nécessaires afin de protéger les Parisiennes et les Parisiens les plus fragiles, et d’investir dans l’avenir de notre ville.
Pour ce faire, nous estimons que le budget de la Ville de Paris nécessite une augmentation d’l milliard d’euros annuels : 240 millions d’euros en budget de fonctionnement et 760 millions d’euros en budget d’investissement.
Cette hausse des dépenses sera financée à hauteur de 62 % par des économies de dépenses, par des réaffectations de crédit et par une négociation avec l’État afin que ce dernier prenne ses responsabilités. En guise d’illustration, l’État ne finance que 3% des dépenses de protection de l’enfance à Paris, alors qu’il prend en charge 15% de ces dépenses pour le reste des départements.
Le reste des dépenses sera financé par une hausse maîtrisée de la fiscalité qui pèsera essentiellement sur celles et ceux qui sont en mesure de contribuer davantage à la solidarité communale.
Ainsi, la taxe foncière sera réhaussée de 2,5 points (passant de 20,5 à 23%) pour des recettes supplémentaires de 300 millions d’euros par an. Même après cette légère hausse, elle restera l’une des plus basses parmi les villes françaises.
La hausse de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de la taxe sur les logements vacants rapportera, au total, 15,5 millions d’euros. Cette augmentation, que nous assumons politiquement, est limitée par les contraintes imposées par la loi, visant à protéger ceux qui créent de la pénurie de logements à Paris.
Soucieux de la responsabilité budgétaire dont nous devons faire montre, nos choix sont aussi mus par le refus de perdre le contrôle sur la dette de la ville.
Nous nous engageons à respecter le même niveau d’endettement d’l milliard d’euros par an, les mêmes recettes d’investissement estimées à 470 millions d’euros par an, et à dégager un excédent brut supplémentaire de 400 millions d’euros annuels.
De ce fait, nous maintenons la capacité de désendettement de la ville à 12 ans.
Nos efforts supplémentaires se concentreront sur neuf priorités programmatiques que nous avons identifiées au cours de notre campagne.
Le logement, tout d’abord, concentrera 261 millions d’euros supplémentaires, soit 29% des nouvelles dépenses, dont 238 millions d’euros serviront à doubler le contingent de logements sociaux, et à déployer notre stratégie pour baisser les loyers à Paris : gel en 2026 puis baisse des loyers et des charges dans le parc social, conventionnement de logements par la régie publique de gestion locative et aides directes à 50 000 foyers modestes.
La bifurcation écologique constitue notre seconde priorité budgétaire. Nous y consacrerons 208 millions d’euros supplémentaires d’investissement. Cette somme permettra d’accélérer la rénovation thermique des bâtiments publics, des logements sociaux et des copropriétés privées ; de créer 200 hectares d’espaces verts sur la mandature pour tendre vers le ratio de 10 m² d’espaces verts par habitant recommandé par l’OMS; et pour engager les travaux d’adaptation nécessaire de la
ville à la multiplication des canicules.
Ensuite, 110 millions d’euros serviront à refonder le service d’éducation communale. Cela permettra de revaloriser la filière du périscolaire parisien, de titulariser 4 000 vacataires et d’augmenter le nombre d’animateurs. Il permettra en outre d’assurer une baisse généralisée du coût de la cantine pour l’ensemble des familles, et d’en assurer la gratuité aux plus modestes. De même, il a pour ambition d’améliorer significativement le dispositif d’aide sociale à l’enfance (ASE), et de contribuer à la sécurisation des parcours des enfants confiés à l’ASE jusqu’à 25 ans via la création d’un RSA jeune.
La lutte contre la sans-abrisme et la pauvreté constitue un marqueur de notre politique communale. Nous allouons 1 % du budget de fonctionnement de la ville, soit 110 millions d’euros à un véritable choc de solidarité dans l’objectif de rendre la grande précarité à Paris résiduelle. S’ajoutent 10 millions d’euros en investissements pour soutenir notre action.
Nous faisons de l’accessibilité universelle la grande cause communale de notre mandature. Pour cela, nous consacrons 96 millions d’euros supplémentaires pour rendre trottoirs, voies publiques et bâtiments publics accessibles à tous.
Pour rompre avec le tout répressif inefficace, nous consacrerons 70 millions d’euros afin de faire de Paris une ville sûre et tranquille. Nous souhaitons doubler les effectifs d’éducateurs, porter les effectifs de police municipale à 3 500 agents formés aux méthodes de médiation et de désescalade, déployer des antennes fixes dans chaque quartier et créer trois brigades de police municipale spécialisées respectivement dans le tourisme, les violences sexistes et sexuelles, et l’addiction.
Les Parisiens n’arrivent plus à se soigner à prix raisonnables, et certains quartiers de Paris sont même devenus des déserts médicaux. Pour y remédier, nous augmenterons le budget de la santé de 31 millions d’euros afin de financer le fonctionnement des centres de santé que l’AP-HP deploiera ainsi qu’un pool de psychologues de la ville afin de faire face a la crise de la santé mentale, en particulier chez les 18-25 ans.
La refonte des mobilités à Paris nécessitera 20 millions d’euros qui serviront à investir dans notre plan de circulation intelligent afin de rendre les feux de circulation plus adaptables aux différents usages et à financer des lignes de bus de traverse pour élargir l’offre de transports adaptés aux personnes en situation de handicap. Nous investirons également pour offrir aux Parisiens un véritable service public du vélo : remunicipalisation de Velib’ avec une tarification réellement
sociale, eécoles du vélo et formation a la réparation.
Enfin, nous allouerons 9 millions d’euros supplémentaires à la révolution citoyenne communale avec pour objectif de permettre aux Parisiens de se saisir des questions d’intérêt public à travers des votations et référendums d’initiative citoyenne, de revitaliser les conseils de quartiers, de créer 20 maisons de quartier, de soutenir les médias et radios associatives, et de renforcer l’éducation populaire. Par ailleurs, le budget participatif sera triplé à horizon 2032.
D’autres dépenses de fonctionnement sont prévues à hauteur de 75,6 millions d’euros comprenant l’attribution des primes Ségur, Rep/Rep+ pour les agents, la gratuité des fournitures scolaires et de la cantine et du périscolaire pour les 3 premières tranches du quotient familial.
Nos choix budgétaires reflètent notre volonté de rompre avec les pratiques passées, de préparer Paris à l’avenir, et de faire de Paris une ville inclusive et solidaire.
Telle est l’orientation que nous désirons donner a notre projet : le Nouveau Paris Populaire.


