Comment lutter contre le sans-abrisme ?
Je refuse de considérer les morts de la rue comme des fatalités. Le dernier rapport du collectif “Les morts de la rue” montre que dans la rue, on meurt dehors à 47 ans en moyenne. Mais ce problème résulte de choix politiques.
Je tiens Emmanuel Macron pour responsable d’avoir aggravé le problème du sans-abrisme, en taillant dans les budgets du logement social et de l’hébergement d’urgence et en aggravant les expulsions avec la loi Kasbarian qui criminalise les locataires précaires.
Je dénonce la co-responsabilité de l’État et de la Ville de Paris, qui laissent des milliers de personnes – dont des enfants – dormir dehors, entassées dans des gymnases ou des hangars indignes.
Je pointe l’indécence d’un système où quelques familles accumulent des fortunes record pendant que des enfants meurent dans nos rues : c’est une honte nationale.
Je demande que Paris devienne enfin une capitale solidaire en mettant en place un véritable plan d’accueil et d’hébergement de transit, digne et pérenne, car chaque mort à la rue engage la responsabilité des pouvoirs publics.